Les indiscrétions
C’est trop long
Semaine du 2 novembre 2026
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Franck Montaugé, ENSA Toulouse
Ancien maire PS d’Auch et ancien sénateur du Gers, il est élu président du conseil d’administration de l’ENSA Toulouse (École nationale supérieure d’architecture de Toulouse, directeur : Mahmoud Ismaïl) pour le mandat 2026-2030. Il succède à Gérard Onesta, président de 2018 à 2026, et à Francine Zarcos, qui a assuré l’intérim ces derniers mois, annonce l’école ce 28 octobre.

Agnès Jullian, UIMM Occitanie
Elle est nommée vice-présidente de l’UIMM Occitanie, en charge des relations avec France Industrie Occitanie et les syndicats interprofessionnels au niveau régional, lisent Les Indiscrétions ce 30 octobre. Dirigeante de Technilum, entreprise industrielle implantée à Béziers (34) spécialisée dans la conception et la fabrication de mobilier urbain d’éclairage en aluminium, Agnès Jullian succède à Sabine Tertre. Cette dernière prend les fonctions de secrétaire du bureau.
À noter que la Semaine de l’industrie se tiendra en Occitanie du 16 au 22 novembre. Toutes les infos à retrouver ici.
Sur le même sujet : « Gagner la bataille de la réindustrialisation : les clés du modèle biterrois »

Amélie Valois, Popeyes France
Elle est la nouvelle responsable Développement & Retail pour Popeyes France (chaîne américaine de restauration rapide), aux côtés de Pierre Rico. Amélie Valois affiche 20 ans d’expertise dans le développement d’immobilier commercial (Quick, KFC, Arthur Loyd) à Toulouse et dans le Grand Sud-Ouest, avec plus de 35 ouvertures pilotées.

Gilbert Comos, événement sur la commande locale le 18 novembre
Dans une période difficile pour le secteur du bâtiment, le président de la FFB 34 coorganise le 18 novembre à Montpellier avec Agencehv un événement portant sur l’importance de la commande territoriale pour les entreprises locales. « La métropole de Montpellier veut contribuer à créer 30 000 emplois dans le mandat. Pour y arriver, il faut que les entreprises implantées ici aient du travail. Il y a parfois des choses aberrantes : des entreprises perdent des dossiers pour quelques milliers d’euros d’écart, alors que le vainqueur de la consultation est situé à 500 km. Ce qui pose la question du critère RSE et du bilan carbone », glisse-t-il. Michaël Delafosse annonce une présence de la Ville et de la Métropole lors du prochain salon des maires de l’Hérault (rentrée 2027), pour afficher en transparence « les marchés à venir » aux entreprises locales, notamment celles du BTP, en grande souffrance. Avec, prévient-il, « des contreparties. Nous serons très exigeants, avec des procédures de dialogue compétitif. L’argent public doit être protégé ».
> « Commande territoriale et entreprises locales : l’alerte », Loupehv organisée avec la FFB Hérault et VINCI Autoroutes, le 18 novembre à partir de 8h au siège de la FFB 34 à Montpellier. Événement gratuit et ouvert. Inscriptions en cliquant ici

Petra Brotnei, UIMM Occitanie dans le Lot
Elle prend la présidence de l’antenne territoriale du Lot et rejoint le Bureau de l’UIMM Occitanie, lisent Les Indiscrétions ce 30 octobre. Elle succède à Robert Gaïani à ce poste. Petra Brotnei dirige Rectif 46, entreprise implantée à Gagnac-sur-Cère spécialisée dans la rectification et le rodage de pièces mécaniques de très haute précision, depuis 2023. Robert Gaïani était à la tête de l’antenne lotoise depuis près de 30 ans.

Charly Crespe, veut fusionner avec La Grande-Motte
Le maire du Grau-du-Roi (DVD) Charly Crespe est à l’étroit au sein de la bien nommée communauté de communes de Petite Camargue (seulement trois communes), présidée par Thierry Féline. « Nous regardons toutes les possibilités quant à l’élargissement de notre territoire intercommunal, sur la base des études déjà existantes, indique l’édile aux Indiscrétions. Dans l’idée, nous visons plutôt une fusion opérationnelle d’ici la fin du mandat. » Piste envisagée : une fusion avec Pays de l’Or Agglomération. L’idée principale derrière cette grande manœuvre : peser davantage dans les décisions, avec une intercommunalité plus grande.

Denis Fégné, défend le thermalisme en Occitanie
« Pour un euro mis dans le remboursement des cures thermales, vous avez 20 € de retombées économiques. Ces dépenses sont à la fois un investissement et un droit », souffle Denis Fégné, député (PS) de la 2e circonscription des Hautes-Pyrénées, dans le JDD du 25 octobre, en réaction à la cure de minceur prévue par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2027 (transfert de 700 M€ vers les complémentaires santé, dont 200 M€ liés aux cures thermales). Et de préciser : « 70 % des communes thermales comptent moins de 5.000 habitants », comme pour rendre compte de l’importance de cette économie pour ces municipalités. L’Occitanie est la première région thermale de France, avec 28 stations thermales réparties dans 10 de ses départements. Le premier établissement est la station de Balaruc-les-Bains (34), avec 50.000 curistes par an, spécialisée en rhumatologie et phlébologie.
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Habitat Social en Occitanie réunit le réseau des Acteurs de l’Habitat sur le thème du vieillissement, le 17 novembre à Narbonne
Habitat Social en Occitanie organise, le mardi 17 novembre de 9h30 à 16h, au Musée Narbo Via de Narbonne (11), une journée du réseau des Acteurs de l’Habitat – rencontre « Convergence » – consacrée à la question suivante : « Vieillir en Occitanie : comment le logement social accompagne la transition démographique des territoires ? » Une centaine de participants est attendue.
Pourquoi le thème du vieillissement ? Parce que le vieillissement de la population transforme les territoires et les acteurs de l’habitat sont en première ligne : adaptation des logements, maintien à domicile, accompagnement des locataires, partenariats locaux. « Le fait que les gens restent plus longtemps dans leur logement est nouveau. C’est un sujet que l’on appréhende depuis quelques années dans le logement social, mais qui n’a pas encore été abordé avec le réseau des Acteurs de l’Habitat. Par ailleurs, le territoire d’Occitanie est certes dynamique et jeune, avec des flux démographiques entrants, mais il ne faut pas oublier sa population vieillissante. Enfin, c’est un thème qui concerne directement les habitants », explique Sabine Véniel-Le Navennec, directrice générale de HSO.
Un débat élargi à l’ensemble des acteurs de l’habitat. Ce moment fort, qui réunira l’ensemble des acteurs, organismes et partenaires, permettra de partager des constats, de découvrir des initiatives de terrain et de faire émerger une dynamique collective et partenariale. « Le réseau des Acteurs de l’Habitat, qui vit depuis plusieurs années déjà, ne réunit pas que les organismes de logements sociaux, mais aussi les élus, les acteurs de l’acte de construire…, précise Sabine Véniel-Le Navennec. Ce réseau se réunit au moins une fois par an. L’idée est de produire un porté à connaissance, de créer une culture partagée, de croiser les regards, de recueillir différentes paroles sur un sujet déterminé, de poser un diagnostic pour appréhender la façon dont le logement peut répondre aux besoins d’une population qui vieillit. Nos réponses sont parfois différentes, mais s’inscrivent toujours dans une dynamique collective. »
Inscription obligatoire avant le 16 novembre. Pour participer au cocktail déjeunatoire, inscription possible jusqu’au 10 novembre.
Pour s’inscrire, c’est ici : Rencontre Convergence : réseau des acteurs de l’habitat – Remplir le formulaire

Jean-Baptiste Galinié, Castres-Mazamet
Il est le nouveau directeur général des services de la Communauté d’agglomération Castres-Mazamet (président et maire de Mazamet : Olivier Fabre, DVD), annonce-t-il dans un post LinkedIn le 1er novembre. Diplômé de Sciences Po et de l’Institut national des études territoriales (INET), Jean-Baptiste Galinié était précédemment à la direction de l’éducation et des ressources humaines mutualisées de la Ville et de l’Euro-Métropole de Metz depuis 2017.

Anne Carretier, Carcassonne Agglo
Elle devient la nouvelle directrice de l’Office de Tourisme Grand Carcassonne, lisent Les Indiscrétions sur le profil LinkedIn d’Aurélien Turchetto, vice-président de Carcassonne Agglo délégué au tourisme et à l’attractivité du territoire, ce 28 octobre. Anne Carretier occupait le poste de directrice adjointe de l’Abbaye de Fontfroide, à deux pas de Narbonne. À Carcassonne, elle aura fort à faire pour piloter une stratégie, du fait de l’animosité exacerbée entre le maire RN de la ville-centre et le président PS de l’agglo.

Christophe Roure, carnet noir
Le fondateur du promoteur immobilier et contractant général Cirrus-Pégase (Grabels, 34) Christophe Roure est décédé, ce 24 octobre, à l’âge de 66 ans, apprend-on sur le compte LinkedIn de l’entreprise. À la tête de Cirrus-Pégase depuis sa création, en 1996, avec Pascal Brunel, il laisse derrière lui une entreprise de 23 salariés.
La rédaction des Indiscrétions adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et ses proches, ainsi qu’à l’équipe de Cirrus-Pégase.
Sur le même sujet : Groupe Cirrus-Pégase : retour sur 30 ans de chantiers en Occitanie-Est.

Jean-Michel Germa, MGH Energy
Le projet de MGH Energy (président : Jean-Michel Germa) à Laudun-L’Ardoise (30) est sélectionné par la Commission européenne dans le cadre de l’Innovation Fund, catégorie « Large-Scale Projects », apprend-on ce 30 octobre. Ce projet en quelques chiffres : environ 1 Md€ d’investissement sur une ancienne friche industrielle, une production de carburant de synthèse attendue dès 2031, à hauteur de 70.000 tonnes d’e-kérosène pour l’aviation et de l’e-méthanol notamment pour le transport maritime. À terme, le site devrait créer 200 emplois en phase d’exploitation. Ce site verra également une collaboration locale avec Genvia (production d’hydrogène, Béziers, 34), sur de l’électrolyse hybride.

Laurent Pichon, Esteban
Directeur général du groupe Esteban (création, fabrication, commercialisation de parfums, Lavérune – 34) depuis 2021, Laurent Pichon est nommé président de la société, et succède à Dominique Alison, à la tête de l’entreprise depuis 30 ans. L’entreprise affiche un chiffre d’affaires de 15,6 M€ en 2025.

Charles-Henri Dufour, Château L’Hospitalet
Il est nommé directeur général resort du Château L’Hospitalet Wine Resort Beach & Spa 5* (propriétaire : Gérard Bertrand), lisent Les Indiscrétions sur son profil LinkedIn, ce 24 octobre. Avant cela, Charles-Henri Dufour a notamment occupé les postes de manager général au Crowne Plaza Montpellier Corum, ou de directeur multisite du groupe Belaroïa. Il succède à Christophe Bouskela.
Le Château L’Hospitalet et la Villa Soleilla proposent 41 chambres dont 28 suites et accueillent notamment le festival Jazz à l’Hospitalet chaque été : 1.500 convives par soir, pendant 5 soirs au cours de l’été. En 2026, le festival a connu sa 23e édition.

Arnaud Julien, conseiller de Joseph Francis
Il quitte son poste de directeur de la communication de Nîmes Métropole, et est nommé conseiller parlementaire du sénateur DVD Joseph Francis, élu fin septembre dans l’Hérault. Ce dernier est le fondateur de Comeca, une entreprise spécialisée dans la fabrication d’armoires électriques basse tension. Il gère aujourd’hui une vingtaine d’entreprises à travers la holding JF Développement. C’est Tom Roussel qui assure l’intérim à la direction de la communication de Nîmes Métropole.

Philippe Delisle, Airplane Aero Group
Il est nommé directeur général des opérations d’Airplane Aero Group (président : Charly Arslan), spécialiste de la maintenance et de la peinture d’avions basé à Toulouse, lisent Les Indiscrétions dans un post LinkedIn du 20 octobre. Philippe Delisle dirige depuis le 19 octobre « les deux sociétés opérationnelles du groupe : Airplane Delivery (maintenance aéronautique) et Airplane Painter (peinture aéronautique) », précise la société. Il était directeur général de Sabena Technics depuis 2014.
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Marc Serres, Anywaves
Il est le nouveau directeur du développement commercial et de la croissance de la société toulousaine Anywaves, spécialisée dans les antennes spatiales, annonce Anywaves dans un communiqué du 20 octobre. Premier directeur général de l’Agence spatiale luxembourgeoise durant huit ans, Marc Serres a également dirigé les affaires spatiales au ministère de l’Économie du Grand-Duché de Luxembourg.
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Il arrive quelques mois après la fusion d’Anywaves avec le luxembourgeois EmTroniX, qui porte l’effectif du groupe à plus de 120 salariés entre la France et le Luxembourg. Sa feuille de route comporte trois volets : tisser des liens avec les agences spatiales et les institutions, conquérir les marchés de la défense en Europe comme aux États-Unis, et faire d’Anywaves la référence mondiale des antennes et systèmes de radiofréquences notamment pour la défense d’ici 2031.

Sébastien Chabal, Hume
Le rugbyman iconique, ancien international français, ouvre son restaurant au sein du Marché du Lez, à Montpellier, avec Vianney Dussolliet, ce 21 octobre, lisent Les Indiscrétions sur le compte Facebook du Marché du Lez. Faux-filet, saucisse de Toulouse, burgers, frites et salade à volonté, le nom du restaurant est un clin d’œil à la devise de Charal, marque de viande (« Hmmm… Charal »). Particularité de l’adresse : entre 17h et 19h, les clients peuvent lancer un dé. S’ils font un 6, leur note boissons et tapas est offerte.

Kamilya Moukahal, Royal Canin
Elle est la nouvelle directrice des ressources humaines du spécialiste de l’alimentation pour chat et chien, Royal Canin (Mars Incorporated), basé à Aimargues (30), annonce-t-elle dans un post LinkedIn (lire ici). Kamilya Moukahal a déjà travaillé chez Royal Canin entre 2011 et 2015 au poste de chargée de missions SIRH. Elle a par la suite fait ses armes au sein du Groupe Mars. Présidé par Cédric Mallié, Royal Canin compte à Aimargues 1 300 collaborateurs.

Vincent Denis, Académie de Montpellier
Il est nommé secrétaire général de l’Académie de Montpellier, et succède à Isabelle Chazal qui rejoint la direction de l’encadrement du ministère de l’Education nationale, lisent Les Indiscrétions le 14 octobre. Vincent Denis occupait ce même poste à l’académie de Toulouse depuis février 2020.

Jérémy Mas et Florian Vila, CJD Perpignan
Jérémy Mas, directeur associé de l’agence de communication AttrapTemps, et Florian Vila, dirigeant des Ambulances et Pompes funèbres Vila, prennent la co-présidence du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) de Perpignan, apprend-on le 22 octobre. Ils succèdent à Hervé Rodia, dirigeant d’ARTTECH Services (services informatiques). Le CJD de Perpignan réunit une quarantaine de chefs d’entreprise.
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« Nous avons au moins 40 ans d’avance » : Julien Tuffery assume son pari du mouton au pantalon
Le fabricant de jeans Atelier Tuffery lance à Florac (Lozère) le 16 septembre sa collection hiver avec, pour la première fois, de la laine issue de son propre troupeau de moutons. Les Indiscrétions ont visité la manufacture, où sont fabriqués près de 150 jeans par jour contre 50 il y a quelques années, puis le troupeau de brebis mérinos. Entre la mode à bas prix qui l’inquiète et le pari du temps long qu’il défend, Julien Tuffery, qui dirige l’atelier avec son épouse Myriam, nous livre les dessous de la mode made in Florac.

La laine, un produit désirable. Le jour de la visite, l’atelier est en train de fabriquer l’Alphonse, le modèle pour homme de la maison, « une de nos meilleures ventes d’hiver ». Dans la toile de jean présentée, le fil de trame (composant qui croise les fils de chaîne dans le tissage) vient de la laine des moutons de l’atelier. Selon Julien Tuffery, la majorité des gens pense que la laine gratte et que ce n’est pas beau. « C’est faux », assure-t-il. Il se dit très fier d’avoir prouvé le contraire avec ce pantalon. « Quand des gens rentrent dans la boutique, ils viennent acheter ce pantalon parce qu’il est beau, et car nous expliquons qu’il est fabriqué à partir de ressources locales. » « La règle d’or, du mouton au pantalon, c’est d’abord de faire des produits désirables », précise-t-il.
Méconnaissance de la chaîne de valeur de la mode. Pour Julien Tuffery, un jeune de 16 à 22 ans trouvera sans doute normal d’acheter un t-shirt à 2 € et un jean à 9,90 €. « Aujourd’hui, il y a une telle méconnaissance. La chaîne de valeur de la mode a totalement perdu la raison », tranche-t-il. Il prend aussi la défense des commerçants. « Ce sont les grandes victimes de ce système mondialisé qui a perdu la tête. Ils doivent acheter un an à l’avance des produits qu’ils ne sont pas sûrs de vendre ! »
Fabriquer ce qui est sûr de se vendre. Son contre-modèle repose sur deux piliers. Le premier est la vente directe. « Pour financer notre éthique, nous n’avons pas le choix que d’être nos propres vendeurs. 100 % du chiffre d’affaires que nous générons, c’est 100 % de la valeur qui revient ici », explique-t-il, puisqu’aucun revendeur n’intervient. Le second pilier consiste à ne « fabriquer que ce dont la vente est certaine ». Les jeans qui passent entre les mains de l’équipe, « nous les vendons dans 10 jours. Ils ont été coupés la semaine dernière ». Le stock est « la clé de voûte d’un modèle économique ». Le web est le premier canal de vente, devant la boutique de Florac. « Dans ce village de 2 000 habitants, dans ce département qui ne remplit pas le Stade de France, nous dépassons en 2025 les 2 M€ de CA (de la boutique de Florac) », glisse-t-il en souriant. « Nous avons tendance à dissocier ambition économique et ruralité. Mais c’est fini, ce monde-là. »
L’hyperpolyvalence des salariés
L’atelier fabrique plus de 80 références par an, du blouson en jean à la salopette, et un jean nécessite 70 étapes. Les nouveaux salariés sont formés pendant deux ans et demi à l’hyperpolyvalence, avec pour objectif, à terme, de maîtriser « l’entièreté des gestes ». « Si vous voulez me concurrencer et gagner le maximum d’argent dans le textile, montez un atelier de salopettes et ne fabriquez que des salopettes », souffle Julien Tuffery. Pourquoi ne pas se spécialiser ? « Nous voulons casser la routine, afin que les salariés ne fabriquent pas le même produit plus d’une semaine. Au fil de la journée, toutes les 12 répétitions, nous changeons de poste de travail. C’est l’anti-productivisme. »
Côté chiffres, « mon rapport masse salariale et productivité n’est pas bon au sens économique, mais il est excellent au sens de la longévité économique. C’est grâce à ça que nous n’avons pas de turnover, pas de problématique de recrutement, pas d’arrêt maladie parce que nous ne nous abîmons pas », détaille-t-il. Il décrit « une entreprise auto-apprenante par ses salariés », où le nouvel arrivant « va être formé par plusieurs artisans de l’atelier et va prendre le meilleur des gestes de chacun ».
Construire de belles manufactures
« Nous aurions pu construire un hangar, moyennement isolé, lugubre, et y mettre le même nombre de machines à coudre. Ça aurait coûté cinq à huit fois moins cher en investissement. Sauf que nous aurions créé des environnements de travail peu engageants », explique Julien Tuffery. « Il faut construire de beaux endroits pour accueillir des activités manufacturières. »
Quel avenir avec l’IA ?
Julien Tuffery milite afin que « la manufacture de demain ne soit pas l’usine d’hier ». Avec le développement de l’IA, qu’il qualifie de « petite révolution », Julien Tuffery tranche : « Plus l’IA sera forte et présente, plus les métiers de la main redeviendront des sources d’émancipation intellectuelle. »
Un lavage en France. À propos du lavage, « le coût écologique du jean est souvent très abîmé à cause de cette étape-là », observe Julien Tuffery. L’atelier le fait en France. « Ce qui me coûterait 15 centimes en Turquie, transport compris, ça m’en coûte 5,85 euros, transport non compris. C’est financièrement lourd, mais écologiquement pertinent. »
Le temps long. « Ce n’est pas un opportunisme de l’instant. Nous sommes sur des terres de brebis, nous sommes sur une logique de mode qui doit intégrer de plus en plus de fibres qui ont du sens », assure Julien Tuffery. « Du mouton au pantalon », qui a derrière lui « quasiment dix ans de recherche », est le volet laine d’un projet plus large que l’atelier a appelé « alternatives au coton ». Sur 6,1 M€ de chiffre d’affaires HT en 2025, 25 % viennent de produits sans coton, c’était 0 % en 2017.
« Tôt ou tard, sur n’importe quelle parcelle labourable dans le monde, on se demandera s’il faut y mettre du coton pour se vêtir ou des céréales pour se nourrir. Je pense que nous n’aurons pas trop le choix. Les fibres alternatives et locales vont devenir une évidence », constate-t-il. « Avoir son propre troupeau de mérinos, personne d’autre ne le fait. Si nous n’étions pas une marque qui avait intégré toute la chaîne de valeur, nous ne pourrions pas le faire. »
« Nous ne travaillerons jamais un mètre de toile qui proviendrait de plus d’une journée de voiture de Florac », martèle-t-il.
« Quand nous sélectionnons des béliers au mois de novembre, nous ne voyons le résultat sur un vêtement que quatre ans plus tard. Si ce n’est pas le bon choix, nous avons quatre ans de perdus », assume-t-il. « Nous sommes partis pour quelques décennies. Ça ne veut pas dire que ça ne marche pas aujourd’hui, bien au contraire. » Aujourd’hui, la laine importée coûte trois fois moins cher que la sienne. Cela changera, selon lui, le jour où faire venir des fibres de l’autre bout de la planète sera mal vu. « Nous avons, je pense, au moins 40 ans d’avance, ce qui peut courir à notre perte. Si nous faisions ça pour gagner beaucoup d’argent, nous ne le ferions pas », lâche-t-il. Sur le plan économique, à cinq ans, le projet ne rapporte pas, reconnaît-il. L’enjeu est que l’entreprise soit « remarquable dans 200 ans, sans du coton venu de l’autre bout de la planète ».
« La transition à l’épreuve du réel »
Julien Tuffery intervient ce jeudi 19 novembre à 18h, Salle des Rencontres de l’Hôtel de Ville de Montpellier, lors de « La transition à l’épreuve du réel », soirée organisée par The Shifters. Il y revient sur la transformation de son activité textile ancrée dans le territoire. Inscription gratuite et obligatoire par ici.
La rédac’ se mouille
On aime
… en tant que journalistes, voir les moyens de contacter nos interlocuteurs se multiplier. Certes, une présence sur le réseau social professionnel LinkedIn n’est ni obligatoire, ni la garantie d’une compétence. Mais vu que tout le monde y est, ne pas y être, quand on est une personnalité influente, peut surprendre. C’est ainsi que nous avons relevé l’arrivée récente de Mohamed Afennich, directeur général de MBS School of Business et de la CCI Hérault, sur le fameux réseau social. Une découverte que nous avons célébrée comme un but à la 93e minute. Récemment, même réaction lors de l’arrivée d’André Deljarry (président de la CCI Hérault, de MBS School of Business ou encore de Purple Campus Occitanie). Là, c’était une célébration digne d’un but à la 123e. Autre exemple, Christian Assaf, vice-président de 3M délégué au développement économique, arrivé sur la plateforme il y a 4 mois… On se prête au jeu des pronostics pour les prochains : la toute récente sénatrice PS de l’Hérault Julie Frêche ?
On n’aime pas
Le temps qu’il faut pour mener à bien le moindre projet. D’autant plus que ce temps se rallonge. Les aménageurs privés l’évoquent, dans une enquête rédigée pour Les Échos et publiée le 26 octobre (ça croustille ici). Salvador Nunez (VINCI Autoroutes), qui sait de quoi il parle pour avoir mené plusieurs projets autoroutiers dans sa carrière, le relève également. En septembre, Montpellier Méditerranée Métropole et Pays de l’Or Agglomération ont admis ne pas pouvoir communiquer un calendrier prévisionnel de mise en service du tramway jusqu’à l’aéroport, alors qu’on parle de créer une branche de tout juste 1,5 km. Ce weekend, le maire du Grau-du-Roi réaffirme sa volonté de rapprocher la (petite, seulement 3 communes) EPCI Terre de Camargue à sa voisine héraultaise du Pays de l’Or, dont elle partage de façon évidente les problématiques – recul du trait de côte, tourisme, adaptation au réchauffement climatique… Mais cela ne pourra pas se faire dans le mandat (donc pas avant 2033). En résumé : c’est trop long.
Décodage
On perce le coffre-fort
Spatial : la Région Occitanie débloque 30 M€ pour soutenir les entreprises
Par Amélie Cazalet

La Région Occitanie, qui concentre 14.000 emplois dans la filière spatiale, mobilise une nouvelle enveloppe de 30 M€ d’ici 2030 pour soutenir les entreprises du spatial qui misent sur la résilience, dont 10 M€ via son fonds souverain régional, apprend-on le 28 octobre. L’annonce est intervenue lors du Space Summit for a Resilient Future, organisé à Toulouse par Novaspace les 27 et 28 octobre.
Les détails ici
« Cette nouvelle enveloppe permettra de soutenir le développement de nombreuses applications spatiales essentielles à la construction de notre résilience climatique : observation de la Terre, surveillance de l’environnement, gestion de l’eau et prévision des crues, lutte contre les feux de forêt, gestion durable des ressources… », liste la Région, présidée par Carole Delga (PS). Parmi les entreprises déjà accompagnées sur ces thématiques : Agenium (Toulouse), spécialiste des traitements d’image dans le domaine de l’observation de la Terre ; Terranis (Ramonville), spécialisé dans les services de géoinformation à destination de l’agriculture, la viticulture et l’environnement ; ou encore Vortex-io (Toulouse), spécialisé dans l’hydrologie spatiale.
La Région lance également un programme contre les débris spatiaux. Il repose sur deux outils : la création du consortium « Zéro Débris Lab », composé de laboratoires et d’entreprises, afin de favoriser les projets éligibles aux appels à projets européens. Second outil, la mise en place d’un fonds de co-investissement « Zéro Débris Venture » aux côtés d’investisseurs privés majoritaires pour accompagner les start-ups dans leur développement.
Depuis 2016, la Région a mobilisé plus de 50 M€ pour la filière. Depuis 2021, son action et celle d’Ad’Occ ont permis l’installation de 23 entreprises et la création de 500 emplois. A noter que l’Occitanie abrite plus de 400 établissements dont trois piliers du spatial : CNES, Thales Alenia Space et Airbus Defense & Space. La filière pèse 10 Mds€ de CA par an.
Plombée par des difficultés financières, la Mêlée placée en redressement judiciaire
Baisse de certains financements, ralentissement de l’activité de formation, retards de versement et décalage de recettes. Voilà les raisons citées par l’association du numérique La Mêlée (président : Edouard Forzy) pour expliquer son placement en redressement judiciaire, ce 12 octobre. L’association fédère depuis plus de 25 ans les acteurs du secteur en Occitanie. Le tribunal judiciaire de Toulouse a ouvert cette procédure, avec une période d’observation de six mois, à la demande de sa gouvernance, qui l’avait sollicitée dès août.
L’activité continue néanmoins, à lire ici
Depuis l’été, des groupes de travail planchent sur l’équilibre économique, l’offre de services et la diversification des financements. L’activité continue : matinale à Montpellier le 20 octobre, soirée adhérents à Toulouse le 29, Nuit des Réseaux le 1er décembre. « Nous travaillons pour faire évoluer notre modèle économique. Le redressement judiciaire nous donne un cadre pour poursuivre ce travail. Dans une société où les transformations numériques et l’IA accélèrent tout, nous sommes convaincus que la mission de La Mêlée conserve tout son sens », plaide Édouard Forzy. L’association revendique plus de 600 adhérents et organise des événements qui fédèrent l’écosystème régional, comme la Mêlée Numérique, qui a réuni plus de 8.400 participants lors de sa dernière édition, en septembre à Toulouse.
L’Héraultais Acqua Ecologie rejoint l’accélérateur Néo Startups industrielles (Bpifrance)
Basée à Mèze (34), Acqua Ecologie, spécialiste du traitement et de la réutilisation de l’eau, fait partie des 21 startups à intégrer la 11e promotion de l’Accélérateur Néo Startups industrielles de Bpifrance (banque des entrepreneurs, directeur exécutif Bpifrance conseil : Mathieu Heslouin), lit-on le 26 octobre. C’est la seule entreprise d’Occitanie qui rejoint cette promotion. Son objectif est de « réduire les rejets, valoriser les eaux traitées et renforcer l’autonomie des sites, avec un taux de réutilisation pouvant atteindre 99 % », rappelle Bpifrance. Dirigée par Romain Salza, Acqua Ecologie emploie 11 salariés et réalise 1 M€ de CA.
Les Bureaux du Cœur s’installent en Occitanie
Des bureaux pour permettre une transition à des personnes en situation de précarité vers le logement. Qu’il s’agisse d’étudiants, de travailleurs pauvres, de femmes victimes de violences ou de réfugiés, voilà le principe de l’initiative des Bureaux du Cœur.
En Occitanie, le dispositif compte déjà une douzaine de structures. À Toulouse, le MIN (deux places), Eiffage Énergie Systèmes, la direction régionale de France Travail, Mademoiselle Violette, Ergonova, Gerusia, Authentic Material et Tecnalink jouent le jeu. À Montpellier, Enerfip et Conserto ouvrent leurs portes, tout comme Suez à Carcassonne et à Béziers, et la Caisse primaire d’assurance maladie à Perpignan.
J’en apprends plus ici
Le principe : chaque soir, des entreprises ouvrent leurs bureaux à une personne en situation de précarité. Née à Nantes à l’initiative de deux chefs d’entreprise, l’association revendique 1.300 personnes accueillies en France grâce à près de 400 entreprises. D’une durée moyenne de quatre mois et demi, l’accueil offre la stabilité nécessaire pour construire un projet d’insertion : 91 % des bénéficiaires sortent du dispositif avec un logement « digne et pérenne ». Sans perturber l’activité en journée, la démarche « procure une vraie fierté » aux salariés, selon l’association.
Tour de France 2027 : 7 étapes en Occitanie
7. Comme le nombre d’étapes du prochain Tour de France qui passeront sur les routes d’Occitanie en juillet, apprennent Les Indiscrétions ce 22 octobre, lors de la présentation du parcours. Le Tour arrive en Occitanie pour la 13e étape, le vendredi 16 juillet, et ne quittera la région que le 24 juillet, lors de la 20e étape. Entre temps, les deux capitales régionales, Toulouse et Montpellier sont traversées. Seulement 4 départements sont « oubliés » : l’Aude, les Pyrénées-Orientales, l’Ariège et le Lot.
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Découvrez où aller encourager Paul Seixas
Étape 13 : Aubenas (07) – Montpellier (34). Les coureurs passeront par le Gard à Saint-Ambroix, Alès, Anduze et Quissac, puis dans l’Hérault, à Saint-Mathieu-de-Tréviers et Castelnau-le-Lez avant l’arrivée à Antigone à Montpellier.
Étape 14 : Montpellier – Mende (48). Le Tour passera pour la première fois par le cirque de Navacelles, en plus de quelques cols, dont le Mont Aigoual et la Côte de la Croix Neuve, surnommée « Montée Jalabert ».
Étape 15 : Rodez (12) – Albi (81). Étape accidentée qui passera dans l’Aveyron, le Tarn-et-Garonne et le Tarn.
Étape 16 : Contre-la-montre individuel dans les rues de Toulouse. La côte de Pech David avait séduit les supporters, elle revient dans ce contre-la-montre individuel de 33km à Toulouse. Au passage, on aime la vidéo publiée par Jean-Luc Moudenc pour l’annoncer, à regarder juste ici.
Étape 17 : Muret (31) – Pau (64). Trois départements traversés dans cette étape, dont deux d’Occitanie, avec la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées.
Étape 18 : Pau (64) – Col du Portet (65). L’une des grosses étapes de ce Tour de France, avec l’ascension du col du Soulor, du col du Tourmalet et du col du Portet, avec une large partie dans les Hautes-Pyrénées.
Étape 20 : Maubourguet (65) – Libourne (33). Le Tour de France effectue une dernière boucle dans les Hautes-Pyrénées et le Gers avant de quitter l’Occitanie, direction les Champs-Élysées.
La Région Occitanie lance Direct Lycées et réclame des moyens à l’État
Ce 29 octobre, lors d’une conférence de presse, Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie et de Régions de France, présente sa réponse aux mobilisations lycéennes. « Nous avons amené une première réponse aux lycéens », a-t-elle résumé, assurant que la Région avait pris l’initiative sur leurs préoccupations « dès le mois de juin ». Priorité : la chaleur, avec une canicule qui a duré de fin mai à septembre (53 jours cet été, du jamais vu). Les 10 M€ votés le 16 octobre financeront brise-soleil, films ou peintures sur les vitres, brasseurs d’air et, dans certains cas, climatisation, d’abord dans les salles d’examen du bac 2027. Les travaux sont prévus de janvier à mai 2027.
Autre réponse : Direct Lycées, une plateforme de signalement des problèmes d’entretien et de bâti, avec des premières réponses sous 72 heures. Son lancement aura lieu le 9 novembre, dans 28 lycées test : deux par département, trois pour la Haute-Garonne et l’Hérault. La phase test durera jusqu’à Noël, avant une généralisation aux 226 lycées en janvier ou février, selon les adaptations nécessaires.
La réaction aux annonces du Gouvernement, ici
Carole Delga a aussi réagi aux annonces du Gouvernement du 26 octobre. Le prêt bonifié proposé aux Régions la « surprend » : elle alerte le Premier ministre depuis deux ans sur leur situation budgétaire. « Les départements et les communes n’ont pas cette baisse, les Régions oui. » Selon elle, l’Occitanie aurait dû disposer de 4 Md€ cette année « à euro constant », contre 3,5 Md€. La Région chiffre à 1,7 Md€ la baisse de dotations en deux ans pour les Régions, avec 1 Md€ de plus prévu dans le PLF 2027.
Sur les 1.000 places supplémentaires annoncées dans la santé, elle dit n’avoir « aucune précision » depuis lundi et s’interroge : « Peut-être parle-t-il de places en infirmiers ? » Présidente de Régions de France, elle n’a pas été contactée.
Les Occitans champions… du temps passé à table
72,3 minutes. C’est le temps moyen passé à table par les clients des restaurants d’Occitanie, lisent Les Indiscrétions dans une étude publiée par sunday (solution de paiement en ligne, Paris). En comparaison, c’est 12 minutes de plus qu’en Bretagne. Le panier moyen est à 27,00 €, en milieu de table parmi les autres régions (de 27,80 € en Île-de-France à 23,24 € en Bretagne). En revanche, les Occitans sont ceux qui laissent le moins de pourboire : moins d’un repas sur 4 est accompagné d’un pourboire (50 % en Corse).

Nautisme : Beneteau annonce la création d’un pôle de services et de reconditionnement de grandes unités à Canet-en-Roussillon, 60 créations d’emplois
Par Hubert Vialatte

Le Groupe Beneteau choisit le pôle nautique de Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales, pour implanter à terme son futur pôle méditerranéen de services aux grandes unités (de 60 à 80 pieds), notamment dédié au reconditionnement des bateaux d’occasion (à voile ou à moteur), naviguant en Méditerranée, annonce le constructeur nautique vendéen le 23 octobre à l’occasion du salon Les Occasions du Multicoque et du Refit. L’idée est d’opérer une révision complète des bateaux, apportant aux clients « les mêmes engagements qu’un bateau neuf », résume Clément Himily, directeur général de l’unité Voile (monocoques Beneteau Voile et Jeanneau, et catamarans Lagoon et Excess), pesant environ la moitié de l’activité du groupe.
Le projet prendra place sur un foncier de 15.000 m², avec 2.200 m² de bâtiment, comprenant notamment six postes semi-couverts, permettant de traiter en simultané six bateaux en reconditionnement. L’investissement, en cours de chiffrage, s’élèvera à « plusieurs millions d’euros » et « environ 60 emplois » doivent être créés à horizon 2031, indique Clément Himily.
Pour redonner une nouvelle vie à ces grands bateaux de plaisance, des profils diversifiés vont être recrutés : techniciens composite pour l’entretien de structure et l’esthétique de la coque, menuisiers ébénistes « pour revoir et moderniser les aménagements intérieurs », électriciens et électroniciens « pour la refonte de l’électronique embarquée et des écrans d’interface ».
La livraison du futur site est prévue pour mi-2029.
Un choix qui s’inscrit suite au rachat de BMS
Le choix de Canet-en-Roussillon sur le pourtour méditerranéen s’inscrit dans la foulée du rachat, en octobre 2025, de BMS (Boat Management Services), une PME de 20 salariés (3,3 millions d’euros de chiffres d’affaires), spécialisé dans l’entretien, la personnalisation et le refit des grands catamarans, et dirigée par Pascal Cantiran et Denis Ranjard. Outre les opérations de reconditionnement, Groupe Beneteau proposera aussi sur ce site des services plus légers, comme les entretiens annuels ou la personnalisation.
Une possibilité d’extension foncière de 10 000 m² supplémentaires prévoit un espace de formation pour les propriétaires de bateaux et les équipages, sur leur bateau ou un modèle équivalent : navigation, sécurité, utilisation des systèmes embarqués.
Côté atlantique, et toujours en matière de reconditionnement de bateaux d’occasion, Beneteau porte le projet de Port Olona 3, aux Sables d’Olonne. Le groupe vise à l’horizon 2030 une production annuelle de 130 bateaux reconditionnés. Le site de Canet pourrait prendre en charge environ 10 grandes unités par an.
L’industriel nautique compte 15 sites de production, pour un chiffre d’affaires de 850 millions d’euros en 2025 et 6 500 salariés, en France, Pologne, Italie, Portugal et Tunisie.
« L’approche culturelle de Spie Batignolles a fait la différence » : pourquoi BRL cède sa filiale Espaces Naturels à Spie Batignolles Paysage
Par Hubert Vialatte

BRL, spécialisé dans l’eau et l’environnement, annonce le 20 octobre à Nîmes la cession de 66 % de sa filiale BRL Espaces Naturels (BRL EN, aménagement paysager) à Spie Batignolles Paysage. BRL conserve dans un premier temps 34 % du capital, en vue d’une cession à 100 %, déjà contractualisée, dans trois ans. Implanté dans l’Hérault et le Gard, à Montpellier, La Grande-Motte, Saint-Gély-du-Fesc, Vestric-et-Candiac et Servian, BRL EN emploie 100 salariés, pour un chiffre d’affaires de 10 M€.
Objectif de l’opération pour BRL, détenu principalement par la Région Occitanie et les Départements du Gard, de l’Hérault, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales : « Concentrer nos capacités d’investissement sur le cœur de métier du Groupe BRL, notamment l’eau et l’aménagement hydraulique du territoire », explique Fabrice Verdier, président de BRL. Notamment « dans un contexte de tensions accrues sur l’accès à l’eau, dans le Gard, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Le changement climatique perturbe les écosystèmes, qui doivent bénéficier de ressources sécurisées avec le Rhône et l’Orb », explique Jean-François Blanchet, directeur général. Avant d’ajouter : « BRL EN devait investir. Or, sommes-nous le meilleur investisseur pour le faire ? Après analyse, il nous a semblé préférable d’adosser BRL EN à des spécialistes du secteur, avec une garantie sociale derrière. L’approche culturelle de Spie Batignolles, sa profondeur de temps dans l’action (le groupe a été créé il y a 180 ans, l’entité Paysage, plus récente, datant de 2019), a fait la différence par rapport aux autres dossiers. Spie Batignolles a une histoire forte auprès des collectivités et d’opérateurs économiques, et inspire confiance. »
La stratégie de Spie Batignolles, à croquer ici
L’opération a été validée à l’unanimité par le conseil d’administration. Les représentants du personnel, associés au travail de transformation du capital, ont émis un avis favorable. « C’est important. Ce type d’opération ne réussit que si l’ensemble des parties prenantes y adhère », souligne Jean-François Blanchet.
Pour Spie Batignolles Paysage, choisi parmi 5 opérateurs identifiés dès fin 2025, cette acquisition « permet de renforcer les positions en Occitanie, en complément des implantations à Toulouse (Les Pépinières du Languedoc, acquis en 2022) et Montauban (Les Jardins d’Alizée, acquis en 2025) », explique Marc Lavigne, directeur général de Spie Batignolles Paysage.
Dans un contexte marqué par la récurrence des périodes de fortes chaleurs, la renaturation des villes, la désimperméabilisation des sols et la préservation de la biodiversité, les métiers du paysage « occupent aujourd’hui une place croissante dans les projets d’aménagement sous l’impulsion des politiques de transition énergétique, de préservation de l’environnement et de santé des populations », complète-t-il. « Dans des villes de plus en plus chaudes et irrespirables en été, il faut créer du commun positif. C’est le sens de cette opération », insiste Jean-François Blanchet.
Particularité de cette acquisition : les 40 hectares des Pépinières BRL, qui « constituent un atout majeur, notamment pour favoriser le recours au végétal local et développer des solutions « bas carbone », explique Marc Lavigne.
Pour Spie Batignolles, cette opération fait suite à l’acquisition de l’entreprise Braja-Vésigné (travaux routiers et aménagement urbain, Orange), annoncée en septembre.
Après cette opération, hors BRL EN, BRL emploie 700 salariés, pour un chiffre d’affaires d’environ 90 M€. Spie Batignolles Paysage réalise un chiffre d’affaires de 85 M€ pour 650 salariés, sur différentes expertises : création et entretien d’espaces verts, aménagements minéraux, végétalisation du bâti, génie écologique, ouvrages en bois et en métal, aménagements ludiques et sportifs, entretien forestier.
EnSanté : après le rejet de leur appel au tribunal, le Medef et l’U2P vont laisser à regret leurs sièges
« EnSanté ! va devenir le service de santé au travail des Entrepreneurs », tacle Jean-Marc Oluski, président du Medef Hérault Montpellier, auprès des Indiscrétions. Ce 27 octobre, la cour d’appel de Montpellier valide le conseil d’administration d’EnSanté (service de prévention de santé au travail à Montpellier, regroupant 18.000 entreprises), apprennent Les Indiscrétions dans un post tonitruant LinkedIn des Entrepreneurs (ex-CPME) Hérault juste ici. « 14 administrateurs employeurs sur 15 qui sont issus d’un seul département, pour un service qui couvre 4 départements et 18.000 entreprises, ce n’est ni paritaire, ni territorial, déplore Samuel Hervé, président du Medef Occitanie. La décision de la cour d’appel – que nous respectons – tranche une procédure, pas la question de fond ».
« Cette situation est une insulte au paritarisme qui ne pourra qu’entraîner une rupture de l’unité patronale », s’étrangle Thierry Clerc, président de l’U2P Hérault, aux Indiscrétions. Jean-Marc Oluski, lui, estime que l’unité patronale est « ultra importante », a fortiori vu le contexte économique sombre. Et d’ajouter : « Sûrement qu’on n’a pas été assez bons, acceptons cette situation, nous n’irons pas en cassation ou je ne sais quoi. Mais le fait d’en publier un post LinkedIn laisse entendre que Les Entrepreneurs ont la volonté d’engager un combat vis-à-vis des autres syndicats. J’ai eu Christophe Tursan (secrétaire général Force ouvrière) et Serge Ragazzacci (CGT34), ils trouvent que c’est un scandale. Le Medef Hérault Montpellier va démissionner de son siège chez EnSanté et ne le remplacera pas. L’U2P va faire la même chose, et Les Entrepreneurs feront les choses entre eux ». C’est dit.
Sur le même sujet : Gouvernance d’EnSanté ! : rififi entre la CPME et le Medef
Le rappel des faits juste ici
Depuis 2018, Éric Brunel (Les Entrepreneurs) préside le conseil d’administration d’EnSanté ! La répartition historique est de 9 sièges Medef, 5 CPME et 1 U2P. Les mandats se renouvellent tous les 4 ans, le 1er avril. Le 31 mars dernier, le CA se réunit, mais le quorum n’est pas atteint. « Le même jour, Éric Brunel saisit le tribunal en référé et est mandaté, bénévolement comme président par intérim pour gérer les affaires courantes et convoquer l’AG fixée le 4 juin », indique une source proche. Le 3 juin, le Medef Occitanie demande l’annulation des décisions prises depuis le 1er avril au tribunal, aux côtés du Medef Hérault, du Medef Gard, du Medef Aveyron, de l’Union patronale interprofessionnelle de la Lozère, de l’U2P Hérault, de la CGT Occitanie, de FO 34 et de la CFDT Occitanie. Cette demande est rejetée une première fois.
Le 4 juin, l’AG élit les administrateurs employeurs : 13 CPME, 1 Medef et 1 U2P, « grâce à environ 300 pouvoirs recueillis par la CPME contre 50 pour le Medef », précise la source proche. Le groupement syndical, mené par le Medef Occitanie, fait appel. Cette deuxième demande est finalement déboutée ce 27 octobre.
Train Nîmes-Montpellier : l’appel à la coopération des opérateurs
Malgré 120 trains par jour, la voiture assure encore plus de 80 % des déplacements entre Nîmes et Montpellier, dévoile l’Association pour Voyageurs-Usagers (président : François Delétraz) le 20 octobre. En cause : la fragmentation de l’offre ferroviaire. L’association dénonce un système où TGV Inouï, Ouigo, Intercités et TER régionaux (Lio, Zou) ne coopèrent pas. « Chaque opérateur travaille en solo. Dès lors, l’usager ne peut pas acheter un billet qui lui permettrait de prendre, au choix, un des 60 trains qui desservent chaque jour, dans un sens ou dans l’autre, ces deux villes. Si votre TER est complet, il vous sera interdit de sauter dans le train suivant si c’est un TGV », lance François Delétraz. Et d’ajouter : « Une belle offre ne sert à rien s’il n’y a pas un choc de simplification, et une facilité d’usage. Le passager hait les usines à gaz. À preuve, il continue de prendre sa voiture plutôt que le train ! »
Un AMI pour développer un datacenter au port de Port-La Nouvelle
Dans l’Aude, le port de Port-La Nouvelle lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à identifier un opérateur en mesure de développer une infrastructure numérique de grande capacité de type datacenter ou supercalculateur au sein de la Zone d’Activités Logistiques du port, lisent Les Indiscrétions dans un post LinkedIn du 27 octobre (voir ici). Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 29 janvier, 12h. Je découvre le marché en ligne ici.
Montpellier : le SETT consacre un espace aux professionnels des CHR
Par Amélie Cazalet

Le Salon européen des tendances touristiques (Sett), organisé par la Fédération de l’hôtellerie de plein air Occitanie, ouvre ses portes ces 3, 4 et 5 novembre pour une 47e édition au parc des expositions de Montpellier. Parmi les plus de 730 exposants réunis sur 60 000 m² : +Simple (assurance), Abrisud (fabrication et pose d’abris), Creajeu (fabricant de jeux sportifs et d’aventures), Hippocamp (solution de gestion et de réservation en ligne), Noma Home (conception de Tiny House)… En 2025, 20.200 visiteurs ont déambulé dans les allées du parc expo.
Nouveauté 2026, la mise en place du Sett Hospitality, « un espace dédié aux services et solutions pour les professionnels des cafés, hôtels et restaurants (CHR), indique le Sett sur son site. Sett Hospitality a été pensé comme un parcours immersif permettant aux professionnels du CHR de concevoir l’ensemble de leur expérience client : de la cuisine aux espaces d’accueil, jusqu’aux aménagements extérieurs. » Autre nouveauté : « la création du « Corner juridique de l’HPA », un pôle où des avocats spécialisés accompagnent les exploitants sur leurs dossiers réglementaires, environnementaux et contentieux », lit-on. 22 experts seront mobilisés. Par ailleurs, le Sett accueille cette année 6 délégations étrangères Espagne, Italie, Suède, Norvège, Belgique et Portugal.
Nîmes : la Foncière ODIL signe son premier bail à Kennedy Sud
La Foncière ODIL signe son premier bail dans le programme immobilier Kennedy Sud, à Pissevin (Nîmes, 30), révèle la foncière dans un post LinkedIn du 21 octobre (voir ici). Une pharmacie y ouvrira début 2027. Portée par le groupe GGL et Helenis, l’opération même commerces en rez-de-chaussée et logements sur cinq étages. La Foncière ODIL y gère 12 cellules commerciales de 50 à 120 m², destinées à des commerçants du quartier.
Montpellier : Galia Gestion devient actionnaire majoritaire du groupe STH
La société de gestion Galia Gestion (Bordeaux et Toulouse) devient actionnaire majoritaire du groupe montpelliérain STH (Energys – Eurotech), spécialiste du génie électrique, du génie climatique et du traitement de l’eau, apprennent Les Indiscrétions le 28 octobre. Le fonds reprend l’entreprise aux côtés de Sofilaro et de l’équipe dirigeante composée de Philippe Omnes, président, et Henri Domergue, directeur général. « Le projet vise à poursuivre l’expansion géographique du groupe, à développer des activités complémentaires ainsi qu’à saisir des opportunités de croissance externe sur un marché en consolidation », explique Galia Gestion. Fondé en 2004, le groupe STH emploie 90 salariés répartis sur trois agences et réalise plus de 20 M€ de CA en 2025.
Laudun-l’Ardoise (30) : 3,5 M€ pour le Carré l’Ardoise, futur pôle de commerces et de santé
La première pierre du Carré l’Ardoise est posée le 23 octobre à Laudun-l’Ardoise, dans le Gard, lit-on dans un post Meta de GIE Territoire. Porté par la Segard, cet ensemble de plus de 1.500 m² représente un investissement de 3,5 M€. Il réunira des commerces de proximité, des professionnels de santé et des services. Le chantier fait la part belle aux entreprises locales : « 69 % des marchés ont été confiés à des entreprises de Laudun-l’Ardoise et 82 % à des entreprises gardoises », précise GIE Territoire. Quelques locaux restent disponibles à la vente ou à la location.
Gunsmoke rachète Chirripo, agence montpelliéraine de 25 ans
Par Jules Mestre

L’agence de production audiovisuelle Gunsmoke, fondée par Antoine Stora et Maxime Coisy, rachète Chirripo, agence de communication montpelliéraine créée il y a 25 ans par Éric Dufour. Annoncée le 22 octobre, l’opération doit créer un ensemble intégré couvrant stratégie, création et production, pour les annonceurs B2B et B2C. Le nouvel ensemble réalise 10 M€ de chiffre d’affaires consolidé et compte 30 salariés à temps plein et deux alternants, indique Éric Dufour aux Indiscrétions. Ce dernier reste actionnaire pendant 4 ans, et conserve ses fonctions de PDG de Chirripo. « Notre secteur, comme beaucoup d’autres, évolue dans un contexte attentiste et prudent, avec une prise de décision plus lente. L’IA transforme en profondeur notre relation avec les annonceurs », commente-t-il.
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Gunsmoke et Chirripo travaillent sur du conseil stratégique, production de contenus, avec un pôle expert en production d’images pour les films publicitaires de grands groupes (Septeo, Essilor, L’Oréal, Sandaya), digital et performance, et fabrication. Les deux agences s’étaient rencontrées sur la campagne Septeo, avant d’étendre leur collaboration à la stratégie de marque et à la direction artistique, notamment pour L’Oréal et Essilor Luxottica. « Cette union n’est pas née d’une logique d’opportunité mais d’une expérience de terrain », assurent Antoine Stora et Maxime Coisy.
Hérault : appel d’offres pour la rénovation de l’office de tourisme Béziers Centre Historique
L’office de tourisme Béziers Méditerranée lance un avis pour la rénovation de l’office de tourisme Béziers Centre Historique, lit-on dans un post LinkedIn d’Anaïs Fulloy, architecte-gérante de Sanaba (à croquer ici). Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 16 novembre, 12h. Voir l’appel d’offre ici.
Vallabrègues : la CNR inaugure une centrale hydroélectrique de nouvelle génération
Quarante ans après son dernier grand aménagement hydroélectrique sur le Rhône, la Compagnie nationale du Rhône (CNR) inaugure le 7 octobre une nouvelle centrale à Vallabrègues (30), à la confluence du Rhône et du Gardon. Dotée d’une turbine de 8,5 MW, elle produit 60 millions de kWh par an, l’équivalent de la consommation de 26.000 habitants. Elle s’accompagne d’une passe à poissons de 330 mètres, qui permet aux brochets, anguilles ou aloses de franchir le barrage. Le chantier, lancé en 2021, représente un investissement de près de 50 M€, dont 3,21 M€ de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse pour la passe. « Locale, renouvelable et flexible, l’hydroélectricité est l’une des pièces maîtresses d’un mix énergétique souverain et décarboné », souligne Laurence Borie-Bancel, présidente de la CNR. Six autres centrales du même type doivent suivre d’ici 2037 le long du fleuve. La CNR étudie aussi l’installation de 200 MW de batteries de stockage à l’horizon 2030.
Ateliers A+ : deux nouveaux associés et un stade en lice pour le Prix Versailles
« Le marché toulousain des locaux d’activité reste dynamique, avec 39.190 m2 placés au 3e trimestre, soit 22 % au-dessus de la moyenne décennale », indique Sandra Labouly, directrice de Tourny Meyer Toulouse.

Du nouveau au sein du cabinet d’architecture montpelliérain accueille deux nouveaux associés dans ses équipes, annonce Ateliers A+ dans un communiqué du 14 octobre. Anaïs Amadieu, directrice d’atelier, rejoint les architectes concepteurs, et Arnaud Roustan, ex-responsable du pôle Habitat, prend la direction opérationnelle et l’expertise chantier.
En Corse, le stade Armand-Cesari de Furiani concourt au Prix Versailles, distinction mondiale d’architecture et de design. Rouvert en janvier, il passe à 16 500 places et gagne une couverture continue en charpente bois lamellé-collé, pour 13,2 M€ de travaux.
À Castelnau-le-Lez, Castel Med Park, porté par Aéko, a ouvert en septembre au cœur d’une garrigue classée. Quatre bâtiments, 8.751 m², 15,7 M€ de travaux : ce campus du pôle MedVallée mêle enseignement, bureaux et cabinets de santé. Il accueille notamment l’École supérieure d’ingénieurs Léonard de Vinci.
Ateliers A+ compte 120 salariés (répartis entre Montpellier, Nîmes, Toulouse et Paris) et réalise 13,8 M€ de CA en 2025.
Politiques publiques : le montpelliérain Edater rejoint Technopolis Group
Le cabinet montpelliérain Edater, spécialiste du conseil et de l’évaluation des politiques publiques, intègre Technopolis Group, groupe anglais de conseil. Chaque structure conserve sa personnalité juridique, son identité, ses équipes et sa gouvernance, précise le communiqué du 2 novembre. Edater (50 salariés) conserva par ailleurs ses bureaux à Paris, Montpellier et Marseille. Objectif : accompagner les clients de la conception des politiques publiques jusqu’à leur évaluation, avec des outils numériques de pilotage enrichis par l’IA. Edater apportera son savoir-faire en développement territorial, fonds européens et transition écologique auprès de l’État et des collectivités. Technopolis, son expertise internationale en innovation, recherche, climat, santé ou éducation.
Eau potable : l’Hérault passe à l’Acte 2 de son plan d’urgence
Né en pleine sécheresse de 2024, le Plan d’urgence pour la ressource en eau potable (PURE) est reconduit pour 2026-2028, avec un objectif : passer de la gestion de crise à l’anticipation. Les conseillers départementaux de l’Hérault ont validé ses engagements pour 2026-2028, indique la collectivité le 20 octobre. Quatre priorités sont fixées : préparer et professionnaliser les collectivités, partager connaissances et retours d’expérience, mieux repérer les fragilités et faire émerger des solutions adaptées au terrain.

Fibre Excellence : « la cellulose peut renaître », affime Carole Delga
« Les salariés vont bénéficier d’un contrat de sécurisation professionnelle avec un maintien de salaire à hauteur de 95 à 100 % », assure Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, le 30 octobre, à l’occasion d’un point presse organisé sur le site de Saint-Gaudens (31) de Fibre Excellence (pâtes à papier), qui obtient un ultime sursis. L’occasion de présenter aux salariés et représentants du personnel la période de transition à venir, et le projet industriel porté par le groupe portugais Ghost (transformation du papier), soutenu par l’État et la Région. « Le site va être mis hors-gel (mise à l’arrêt et protection des équipements pour redémarrer comme il faut quand il le faudra, note). Nous travaillons aussi avec la filière bois pour gérer ce moment difficile. Une renaissance du site de la cellulose reste possible », ajoute-t-elle.
J’en apprends plus ici
Les salariés de Fibre Excellence Saint-Gaudens se sont réunis sur le site, à l’initiative des syndicats, en présence de Carole Delga, d’élus locaux et de parlementaires. Au programme : la période de transition qui s’ouvre et le projet industriel du groupe portugais Ghost, candidat à la reprise et qui travaille sur un dossier, soutenu par la Région et l’État. Le site va être mis hors gel pour être protégé. Les salariés bénéficieront d’un contrat de sécurisation professionnelle, avec un maintien de salaire de 95 à 100 % et des formations. « Un avenir pour le site existe encore », affirme la présidente de la Région, qui rappelle qu’il faut du temps. Un rassemblement de soutien est prévu ce 2 novembre à 18h devant la Collégiale Saint-Pierre de Saint-Gaudens.
Aveyron : la FRTP Occitanie monte au créneau pour la RN88
Les entreprises de travaux publics veulent peser dans le débat sur la RN88. Alors que la concertation publique sur la mise à 2×2 voies de l’axe entre Rodez et l’A75 est en cours, la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) d’Occitanie appelle les entreprises à soutenir ce projet dans un post LinkedIn du 27 octobre. Pourquoi cet aménagement est-il essentiel ? La FRTP Occitanie avance trois points : « renforcer l’attractivité économique du territoire ; soutenir l’activité des travaux publics et préserver les emplois et les compétences ; donner de la visibilité aux entreprises grâce à la concrétisation de projets d’infrastructures structurants. »
Je découvre le projet relatif à la RN88
« La RN88 relie Toulouse, Albi, Rodez, Mende, Le Puy-en-Velay, Saint-Étienne et Lyon. À l’échelle de l’Aveyron, elle joue plusieurs rôles : elle assure des liaisons avec les territoires voisins, dessert Rodez et les autres pôles du département et supporte de nombreux déplacements quotidiens entre les communes situées le long de l’axe », indique le Département de l’Aveyron sur son site internet. Le coût prévisionnel de l’opération est estimé entre 340 et 420 M€. Les études doivent poursuivre jusqu’en 2028 le début des travaux est prévu en 2032.
« Un besoin de relocalisation tout en ouvrant des perspectives de long terme » : le toulousain Leader Box (self-stockage) acquiert un site au nord de Toulouse
Par Hubert Vialatte

Leader Box, acteur toulousain spécialisé dans la location de box de stockage, acquiert le 30 octobre un ensemble immobilier mixte (locaux d’activité et bureaux) de 2 841 m² situé avenue de Fondeyre (nord de Toulouse). Conseil : Tourny Meyer Toulouse. Implanté sur une parcelle de 7.087 m², le site fera l’objet d’une réhabilitation complète (durée des travaux : un an) et porte un projet d’extension en R+5, pour porter l’ensemble à 6 148 m2 (près de 20 mètres de hauteur). « Chaque niveau représentera environ 1.024 m2. Cette opération répond aux besoins de l’acquéreur et illustre les perspectives de valorisation d’un foncier urbain existant. C’est tout l’intérêt de cette opération : répondre à un besoin de relocalisation tout en ouvrant des perspectives à plus long terme. Le site bénéficie par ailleurs d’une localisation intra-périphérique », explique Sandra Labouly, directrice de Tourny Meyer Toulouse.
Alors que le marché tertiaire patine, le marché toulousain des locaux d’activité « reste dynamique, avec 39.190 m2 placés au 3e trimestre, soit 22 % au-dessus de la moyenne décennale », précise encore le broker.
Blagnac lance Altyssud pour lever 5 M€ de mécénat en faveur d’Odyssud
La Ville de Blagnac (maire : Joseph Carles) lance Altyssud, un fonds de dotation et cercle d’entreprises mécènes au service d’Odyssud, son établissement culturel, lit-on le 2 octobre. La municipalité vise 100 entreprises et espère lever 5 M€ sur 3 ans. Les fonds financeront « cinq programmes d’intérêt général : l’accueil de spectacles d’excellence, les actions en faveur des jeunes, la culture pour tous, des projets innovants croisant art et sciences, ainsi que des initiatives intégrant les enjeux environnementaux », détaille la Ville de Blagnac.
Look Up engage plus de 100 M€ pour installer ses radars de surveillance spatiale en outre-mer
Après un premier radar de surveillance spatiale installé à Monts de Randon (Lozère), Look Up, entreprise toulousaine de surveillance spatiale, va investir plus de 100 M€ dans l’installation de six radars supplémentaires en outre-mer, annonce l’entreprise le 1er octobre. Tahiti accueillera deux radars pour 30 M€, et un projet de 20 M€ est en préparation à Saint-Pierre-et-Miquelon. La Guyane, La Réunion et la Nouvelle-Calédonie suivront. La start-up vise un réseau de sept radars d’ici 2030 et la surveillance de l’ensemble du trafic en orbite basse dès 2028.
Sur le même sujet : « Look Up Space lève 50 M€ pour déployer ses radars »
J’en apprends plus sur les radars
Les radars Sorasys détectent satellites et débris jusqu’à 2 000 km d’altitude, de jour comme de nuit. Les données sont destinées à la défense, aux agences spatiales et aux opérateurs commerciaux. Fondée en 2022 par Michel Friedling, ancien général de l’armée de l’air et de l’espace et premier Commandant de l’Espace français, et Juan-Carlos Dolado Perez, ancien responsable de la surveillance de l’espace (SSA) au CNES, Look Up emploie une centaine de collaborateurs.
Toulouse : Sogefi lance Géoscopia, une plateforme IA pour centraliser les données foncières
L’éditeur de logiciels toulousain Sogefi (1,7 M€ de CA, 20 salariés) lance Géoscopia, plateforme basée sur l’IA pour centraliser les données foncières. L’entreprise abandonne l’abonnement pour des services à la demande.
Par Amélie Cazalet

L’éditeur toulousain de logiciels de cartographie Sogefi a lancé fin septembre Géoscopia. « Cette plateforme basée sur l’IA permet aux collectivités, aux promoteurs, aux bureaux d’études et aux autres professionnels du foncier de trouver un terrain, de savoir ce qu’ils peuvent y construire et d’obtenir en deux clics toutes les informations sur une parcelle, simplement en posant leurs questions en langage naturel », explique aux Indiscrétions Mathilde de Sulzer Wart, directrice générale de Sogefi. Accessible en ligne sur inscription, la solution couvre l’ensemble du territoire national. « L’objectif est d’exploiter la donnée cartographique sous différentes formes, pas seulement la carte », précise-t-elle.
La plateforme intègre un agent IA qui répond en langage naturel aux questions sur le plan local d’urbanisme (PLU). « L’utilisateur peut lui demander ce qu’il est possible de construire et avec quelles contraintes, comme la hauteur ou les distances de recul. L’agent s’appuie sur une base de règlements de PLU que Sogefi a organisé, optimisé et stocké en interne. Ses réponses sont argumentées et renvoient aux pages du règlement, ce qui permet à l’utilisateur de les vérifier », détaille Mathilde de Sulzer Wart. Par ailleurs, la plateforme propose un rapport qui rassemble les informations importantes sur une sélection de parcelles. « Un promoteur qui travaille sur deux ou trois parcelles obtient en deux clics les informations de cadastre, d’urbanisme, d’aménagement ou de risques. Il peut ainsi présenter facilement ses projets à des partenaires ou à des élus », illustre la dirigeante. Également, la plateforme, assistée par IA, permet de chercher des terrains selon un contexte. « Par exemple, une collectivité peut être amenée à chercher un terrain pour une entreprise souhaitant s’implanter, avec des critères de surface ou des contraintes de raccordement. L’assistant propose alors une combinaison de filtres, puis l’utilise pour sélectionner des parcelles », résume Mathilde de Sulzer Wart.
Je découvre le business model de Géoscopia
Alors que les logiciels sont majoritairement vendus sous forme d’abonnement, Géoscopia se distingue en proposant une offre sans abonnement. « Le client achète un pack de crédits qu’il utilise selon ses besoins. Nous nous adaptons au marché. Les contraintes économiques sont plus fortes et les abonnements sont contraignants. Nous préférons proposer des services à la demande », justifie la dirigeante. Une centaine de comptes sont déjà ouverts. « Ils appartiennent à des acteurs privés, à des promoteurs, à des bureaux d’études (énergies renouvelables, urbanisme, environnement) et à des collectivités », confie Mathilde de Sulzer Wart.
Sogefi continue de développer de nouveaux services. Parmi eux, la dirigeante évoque : « d’ici la fin de l’année, un utilisateur de Claude (l’intelligence artificielle, ndlr) qui cherche des parcelles et connaître la faisabilité de son projet pourra se connecter aux services de Sogefi via le MCP Géoscopia ». Créée en 1989, Sogefi est implantée à Toulouse, à Moissac et à Sarzeau. L’éditeur propose deux gammes de logiciels. Mon Territoire s’adresse aux collectivités territoriales et compte 900 collectivités clientes et 7 000 utilisateurs. Lumia vise les acteurs privés du foncier : prospecteurs en énergies renouvelables, promoteurs, agents immobiliers et gestionnaires de réseaux.
Les Dirigeantes mises à l’honneur par un trophée dédié à Toulouse
Qui succèdera à Salomé Géraud (cofondatrice du Drive tout nu) en tant que dirigeante toulousaine de l’année, ce 19 novembre ? En 2026, les 5 nominées sont Catherine Bouquin (fondatrice de la Matériauthèque de Catherine), Béatrice Garcia (fondatrice de Midi-Pyrénées Environnement), Josiane Oddos (fondatrice de Oddos Design), Laurence Pottier Caudron (fondatrice de Temporis) et Laetitia Routaboul (fondatrice de Link Consulting). La soirée s’accompagnera d’une table ronde avec ces 5 cheffes d’entreprises. Cette soirée est organisée par Diane Obam, à la tête de l’association La vie à Toulouse. Critère pour participer : avoir plus de 10 ans d’entrepreneuriat et des entreprises réalisant entre 4 et 400 M€ de chiffre d’affaires.
Lavelanet (09) : l’ancienne usine Dumons Frères devient un pôle artisanal et culturel
Benoît Combes ouvrira dans quelques semaines L’Art d’Assembler dans l’ancienne usine textile Dumons Frères, à Lavelanet (09), indiquent nos confrères de ToulÉco. Ce pôle artisanal et culturel de 1.500 m² réunira ateliers d’artisans-créateurs, salle de spectacle, restaurant-bar, hébergements et résidences d’artistes. Le projet représente un budget de 1,7 M€, dont 1 M€ d’aides publiques. La restauration sera confiée à une entreprise d’insertion le midi et à la brasserie locale Le Grand Bison le soir.
Blagnac : Aerotec & Concept inaugure un hangar de 2 400 m² et prévoit jusqu’à 50 recrutements
Par Amélie Cazalet

Aerotec & Concept, filiale d’Expleo spécialisée dans la maintenance et la modification d’aéronefs, inaugure ce 5 novembre son nouveau hangar B22 à Blagnac (31), avec à la clé 30 à 50 recrutements. « Conçu pour accueillir des avions de plus grande dimension, ce nouveau hangar de 2.400 m² renforcera les capacités du groupe en matière de maintenance et de transformation d’aéronefs. Il permettra d’accompagner le développement de programmes à forts enjeux pour les missions étatiques, la sécurité civile, la protection des populations et les demandes d’acteurs privés », indique la société. Le premier ATR72 en cours de transformation en bombardier d’eau y sera présenté, avant des premiers vols d’essai prévus en janvier 2027. Aerotec & Concept compte 150 salariés sur cinq sites (Toulouse, Blagnac, Graulhet, Cazaux et Istres) et réalise 24 M€ de CA en 2025. L’entreprise assure la maintenance de jusqu’à 50 aéronefs et la modification de jusqu’à 10 appareils par an.
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Une info passée au crible
Décentralisation, collecte des déchets, friches industrielles, PLF 2027, Blue Invest… Loïc Linares (Sète Agglopôle) se confie
Près de deux heures d’échanges avec la presse : ce 21 octobre, Loïc Linares, président de Sète Agglopôle Méditerranée, brosse un large et utile tour d’horizon. Morceaux choisis.
Par Hubert Vialatte

L’agence d’attractivité Blue Invest « requestionnée ». Interrogé par Les Indiscrétions sur le devenir de l’agence d’attractivité Blue Invest (directeur : Bastien Cabrol), après les changements à la tête des deux exécutifs qui coprésident l’agence (Hérault Méditerranée et Sète Agglopôle), Loïc Linares indique que Blue Invest est « requestionné. On souhaite l’ouvrir au port de Sète, à Montpellier Méditerranée Métropole, à Wind’Occ (éoliennes en mer) et à Ad’Occ. Le port de Sète doit avoir une zone de résonance plus importante, jusqu’à Garosud à Montpellier ». En matière d’opportunités foncières, l’élu souhaite optimiser les 300 ha de zones d’activité existantes, et transformer « 30 ha de friches industrielles dans les 20 prochaines années ».
Les besoins de Blue Invest doivent, selon Loïc Linares, être « réévalués. Hérault Méditerranée a par exemple déjà son service de développement économique ».
Il prône une « thématisation des zones d’activités existantes. Ce qui veut dire qu’il faut savoir dire non à certaines opportunités, ce qui n’a pas été le cas dans le passé, avec au final des zones d’activités hétéroclites, avec des activités ne se trouvant pas au bon endroit ». Loïc Linares espère annoncer « deux bonnes nouvelles dans le secteur de l’économie bleue, dans les prochains mois ».
LGV : « Une opportunité pour un futur RER du littoral ». Alors que son prédécesseur, François Commeinhes, campait sur une position d’opposition vis-à-vis du projet de LGV Montpellier-Béziers (au motif que la ligne allait traverser le territoire sans s’y arrêter), Loïc Linares réaffirme son soutien au projet. « Je récupère un projet lancé. Tout le monde le sujet nécessaire. Les décisions ont été prises. Je m’organise pour négocier au mieux pour l’intérêt du territoire. Les marchés sont lancés, les groupements y répondent, le calendrier avance. En matière d’emplois, nous travaillons avec 3M pour faire en sorte que l’investissement bénéficie aux entreprises du territoire. C’est un sujet à anticiper. » La future LGV, prévue pour 2034, doit permettre de libérer des sillons ferroviaires sur l’axe existant. « Il y a aujourd’hui 70 arrêts par jour de TER. L’objectif est de monter à 100 une fois le doublé de ligne réalisé. Ce RER du littoral, il nous le faut à tout prix, pour réunir nos territoires – Sète, métropole de Montpellier, Nîmes. Il faut des cadences suffisantes pour que les gens ne se posent même plus la question du train ou de la voiture. » Aux cadences accélérées (un train chaque 15 mn), doit s’ajouter une amplitude horaire élargie. « Un étudiant résidant sur le bassin de Thau doit pouvoir se rendre à Montpellier en train sans se poser la question du retour le soir. Idem pour les étudiants de Montpellier voulant venir profiter de notre territoire. »
Déchets : l’UVE récupère des déchets de 3M pendant 4 ans dans le cadre d’une coopération. L’unité de valorisation énergétique (UVE) récupère depuis le 1er janvier une partie des 100.000 tonnes de déchets que 3M envoie chaque année à l’enfouissement. « C’est une montée en puissance, pour arriver à 40.000 tonnes par an. En contrepartie, Sète Agglopôle pourrait profiter de la gestion des biodéchets de 3M, dans le cadre d’une coopération », évalue Loïc Linares.
PLF 2027 : « On nous oblige à renoncer à des investissements ». Le projet de loi de finances 2027 « demande aux collectivités 5 Md€ d’effort, alors que nous sommes l’une des premières forces d’investissement dans les territoires, et le dernier amortisseur social. On nous oblige à renoncer à des investissements, et à faire des choix au niveau des politiques publiques. Le gouvernement fait fausse route. Il est urgent qu’il prenne en compte ce qui se passe sur le terrain. Je l’ai exprimé plusieurs fois à l’autorité préfectorale, et à Intercommunalités de France (dont il est membre du bureau national et vice-président en charge du Sport, Les Indiscrétions du 19 octobre, à croquer ici). Les CCAS font face à une explosion des personnes en détresse. Les maires peinent à faire vivre leur mandat. Il est urgent que l’on nous considère et nous entende, en tant qu’élus mais aussi comme représentant des habitants du territoire. »
J’en lis encore ici
Renouvellement de la collecte des déchets : Urbaser succède à Nicollin. C’est une petite révolution : Urbaser succèdera à partir du 1er janvier au Groupe Nicollin pour le marché de collecte des déchets, sur les communes de Sète, Frontignan, Vic-la-Gardiole, Mireval, Gigean et Balaruc-le-Vieux (le reste étant en régie). Ce marché de 8 ans s’élève à plus de 60 M€, avec la mise en place d’un marché de performance. « Le marché est très cadré en matière de RH, avec reprise à 100 % des agents et des garanties de traitement salarial par le nouveau délégataire », insiste l’élu. Urbaser aura pour mission « de baisser les flux qui arrivent à l’UVE, par une meilleure gestion du tri, des actions de sensibilisation auprès des usagers, et en améliorant la gestion des déchets professionnels ». Revenant sur les raisons du choix de changer de prestataire : « La critère financier n’a pas été déterminant. C’est le process technique qui l’a été. » Le président de Sète Agglopôle précise que ce marché « crée les conditions pour qu’un passage ultérieur en régie puisse être étudié ».
Septembre 2027 : convergence de documents structurants. PLH, Scot, projet de territoire, plan mobilités… L’objectif est de faire converger ces documents structurants en septembre prochain. La méthode ? « Écouter les populations, assumer nos responsabilités, confronter les avis aux réalités. Les habitants n’ont pas toujours la lecture des contraintes et des règles auxquelles nous devons nous soumettre. Il faut leur expliquer nos difficultés, face à certaines solutions de bon sens qu’ils identifient à juste titre, mais qui sont parfois difficiles à appliquer. »
Aberration de la friche de Timac Agro (15 ha), à Sète et appel à la décentralisation. « Il n’y a plus que 8 personnes qui y travaillent. Ce foncier est en zone rouge PPRI, ce qui signifie que le risque ne doit pas être augmenté. Timac Agro a compté jusqu’à 40 salariés. On ne peut donc pas accueillir un projet de plus de 40 salariés… alors qu’on se trouve en bord d’étang ! Cela fait deux ans que l’on échange avec les services de l’État pour envisager de pouvoir réaménager le site en allant au-delà de 40 salariés sur 15 hectares en recyclage de friche et en bord d’étang… Mais le risque inondation n’est pas le même à Frontignan Plage et au bord de l’étang de Thau ! Il faut des marges d’adaptation. Voilà notre réalité quotidienne en tant qu’élu. On ne peut pas nous demander de faire, et ne pas nous faire confiance. Ce n’est pas pour rien que les gens s’énervent : on est dans une impasse, les choses ne fonctionnent plus, les procédures prennent un temps fou, alors qu’il faut réindustrialiser le pays et loger les gens. Les collectivités doivent avoir les moyens d’agir, avec leur capacité à adapter aux spécificités locales, sous l’autorité du corps préfectorale. La décentralisation devient un sujet fort. »
La HV Touch
Conseil RP
Présenter en vidéo les actualités de vos clients, pour donner à voir leurs innovations de façon claire et impactante. Voilà une arme redoutable de communication, à la fois très simple mais peu utilisée. Exemple avec ces trois ensembles immobiliers en projet ou en chantier dans l’opération de renouvellement urbain de La Restanque (Montpellier). Vidéo réalisée par Mana Agency (Montpellier) pour le compte de Novanéa (Paris), à visionner ici et partagée par Gilles Durand, chef de projets en aménagement urbain à la Métropole de Montpellier.
La phrase

« Les collectivités doivent penser à utiliser la procédure de marché innovant. Elle est encore trop peu activée, alors que cette procédure permet de lancer des marchés publics innovants sans publicité ni mise en concurrence préalable, pour des montants pouvant aller jusqu’à 140 000 euros. L’acheteur doit bien sûr être en mesure de justifier le caractère innovant de la solution. »
Victor Kahn, Cykero, lors de la table ronde de la French Tech Méditerranée (présidente : Tassadit Quivy) sur le dernier Salon des maires et intercommunalités de l’Hérault (octobre)
On s’en fout
Faut-il y voir une inexorable montée en puissance des Indiscrétions ? Attaque humoristique et marquée du sceau de second degré – précision utile pour celles et ceux, malheureusement de plus en plus nombreux, qui en manquent.
Toujours est-il que le service après-vente, après diffusion de la présente newsletter ou après une animation de débats, prend de plus en plus de temps. Les « marques d’attention » se multiplient. Avec toute la vigilance et prise de distance qui s’imposent : après l’animation d’un débat, les personnes qui viennent me voir sont, très souvent, seulement intéressées par la publication d’un article les concernant. Preuve que le journalisme, quand il est pratiqué honnêtement et avec éthique, incarne encore un pouvoir et une crédibilité. Les scènes d’après-animation sont parfois d’ailleurs assez cocasses : il me faut mimer un faux appel téléphonique pour pouvoir m’extirper de ces prétendants aux articles pour me rendre aux toilettes – envie qui peut arriver, après deux heures sur les planches et à plus de 50 ans.
Il y a aussi ces grands comptes qui s’estiment lésés de ne pas avoir été associés à ces événements que notre agence produit. Un bon signe, à transformer immédiatement pour la fois d’après ! Pour le coup, avec ces personnes, le crochet aux toilettes peut attendre 10 minutes, quitte à croiser les jambes. Sur le volet éditorial, les retours du lundi soir ne manquent pas. Pour des motifs parfois surprenants. Dernièrement, un lecteur m’a demandé de changer « multinationale » (terme utilisé pour qualifier son employeur, présent à l’international, donc une multinationale, en français) en « multilocal ». Ils osent tout. J’ai répondu par un simple « pouce » en commentaire. Dois-je préciser si la correction demandée a été apportée ?
Ça pousse
Ils et Elles bâtissent nos villes
Montpellier : IWG ouvre Spaces La Halle Nova, 3 700 m² d’espaces de travail flexibles

International Workplace Group (IWG, opérateur mondial de solutions de travail avec les marques Spaces et Regus, Country Manager d’IWG France : Jean-Christophe Bugeon) ouvre ce lundi 2 novembre « Spaces Cambacérès – La Halle Nova » à Montpellier, annonce le groupe ce 26 octobre.
Le site s’étend sur 3 700 m², dans le quartier Cambacérès, présenté comme le nouveau quartier d’affaires de Montpellier, à deux pas de la gare TGV Sud de France, d’Odysseum et de l’aéroport. Il compte 103 bureaux privés, 8 postes de coworking et 4 salles de réunion, avec des terrasses privatives accessibles à toute la clientèle. Entreprises établies et start-ups y sont attendues, et peuvent personnaliser leur espace grâce au service « Design Your Own Office ».
IWG signe 728 nouveaux sites dans le monde au premier semestre 2026, pour un réseau de plus de 6 000 sites dans plus de 120 pays.
Sur le même sujet : « Halle de l’Innovation : inauguration le 18 novembre »
ACM Habitat inaugure une résidence de 50 logements à Saint-Jean-de-Védas

« La qualité de cette nouvelle résidence a été rendue possible par l‘exigence de François Rio, ancien maire de Saint-Jean-de-Védas, qui avait refusé les 4 premières propositions d’architectes dans l’appel d’offre », salue Michel Calvo, président d’ACM Habitat, à l’occasion de l’inauguration de la résidence Carlo Scarpa, à Saint-Jean-de-Védas, ce 27 octobre. À ses côtés pour l’inauguration, Xavier Nicolas, adjoint au maire de Saint-Jean-de-Védas, délégué à l’urbanisme et l’aménagement du territoire et Cédric Tel-Boïma de DGA Aménagement du Groupe Altémed. Au total, la résidence compte 3 bâtiments, pour 50 logements. Dans le détail, 35 logements locatifs sociaux, gérés par l’agence Cœur d’Agglomération d’ACM Habitat, et 15 logements en BRS, commercialisés par Accessiom by Altémed. Architecte : BPA Architecture, maîtrise d’œuvre : MO2. « Cette résidence s’ouvre sur les anciennes carrières, avec de belles terrasses. J’espère que ces logements garderont un loyer maîtrisé, il faut rester dans le bon prix », souligne Antoine Assus, associé gérant de BPA Architecture. Cette opération est la première livrée avec des logements en BRS, en partenariat avec l’OFS métropolitain.
Je visionne la vidéo
À Fleury d’Aude, un îlot dégradé du centre ancien laisse place à 11 logements sociaux

2,2 M€ d’investissement. Le bailleur social Habitat Audois a inauguré le 20 octobre la résidence La Placette, à Fleury d’Aude (4.200 habitants). Dessiné par l’architecte Françoise Ferrié, le nouveau bâtiment en R+2 compte 11 logements locatifs sociaux, des T2 et T3 pour une surface habitable globale de 580 m². L’investissement s’élève à 2,2 M€ avec comme financeurs Habitat Audois (1,64 M€), le Grand Narbonne (381 k€), la commune de Fleury d’Aude (100 k€), le Département de l’Aude (44 k€), l’État (32,4 k€) et la Région Occitanie (32 k€).
Complexité technique. Près de quinze ans d’échanges entre Habitat Audois et la municipalité de Fleury-d’Aude ont été nécessaires pour parvenir à l’aboutissement de ce projet. La démolition, en 2022, a été « une phase assez compliquée. En effet, les ruelles pour accéder à la bâtisse sont très étroites, ce qui compliquaient l’entrée des engins, rembobine Marie-Christine Bourrel, présidente d’Habitat Audois. L’installation d’une grue a elle aussi demandé de la logistique. » Cette démolition a nécessité l’évacuation de 1 500 tonnes de gravats. En 2024, « 80 micropieux ont été posés pour le maintien de la structure », précise-t-elle. Les travaux de construction ont ensuite démarré début 2025. Les premier et deuxième étages ont été réalisés pendant l’été, et les finitions ont occupé le chantier jusqu’en juin, avant la livraison en septembre.
Programme de revitalisation. « Cette opération est remarquable à trois égards. Elle est tout d’abord une illustration du droit au logement pour tous. Elle est ensuite le symbole d’une commune qui choisit de se renouveler plutôt que de s’étendre. Enfin, elle constitue un marqueur fort de revitalisation urbaine », félicite André-Luc Montagnier, maire de Fleury-d’Aude. Et d’ajouter : « Il ne faut pas que la résidence de La Placette soit une opération isolée mais qu’elle constitue la première clé d’un programme de revitalisation plus vaste, cohérent et durable. »
80 % des Audois peuvent prétendre à un logement social. Hélène Sandragné, présidente PS du Département de l’Aude, déclare que 80 % de la population audoise peut prétendre à un logement social. « Cette une donnée qui montre le chemin que nous devons emprunter pour répondre à ce besoin », indique-t-elle. Son intervention à écouter dans la vidéo ci-contre.
Travailler en partenariat pour produire du logement social. « Le secteur du logement est fragilisé depuis des années, et le logement social ne fait malheureusement pas exception. Nous flirtons dorénavant avec 12.500 demandes de logement social en attentes dans notre département », regrette Marie-Christine Bourrel. Alors comment produire du logement social, questionnent Les Indiscrétions ? « Comme le démontre la résidence de La Placette, le logement social est un travail de partenariat. Un bailleur social ne peut pas être seul pour travailler sur un projet. Il faut qu’il y ait une commune, une communauté de communes et d’autres partenaires qui viennent nous aider à réaliser des logements sociaux », estime la présidente d’Habitat Audois.
Je découvre un autre projet d’Habitat Audois
50 M€ d’investissement par an pour le bailleur. Premier bailleur social de l’Aude, l’office prévoit la livraison de près de 1.000 logements neufs en quatre ans et investit plus de 50 M€ par an sur le territoire.
Démolition d’un ancien hôtel. En 2025, Habitat Audois a mené un projet comparable à celui de La Placette sur la commune de Villepinte, située au nord de Bram. Au programme, la sauvegarde de l’immeuble Carnot, un ancien hôtel particulier inoccupé depuis 50 ans et en état de délabrement avancé. « La mairie nous avait sollicité faute de moyens pour rénover un vieux bâtiment. Nous avons donc réhabilité l’immeuble, qui compte 7 logements », confie aux Indiscrétions Marie-Christine Bourrel. L’investissement s’élève à 1,1 M€. Elle y voit un double bénéfice : « la commune retrouve un bâtiment neuf en centre-bourg, et les locataires disposent de logements spacieux, neufs, à des loyers abordables ».
Congrès USH. Le prochain congrès HLM de l’Union sociale pour l’habitat se tiendra à Toulouse du 21 au 23 septembre 2027. « La place d’Habitat Audois au sein de ce congrès sera primordiale. Nous allons représenter les bailleurs sociaux de l’Aude. Nous avons beaucoup de choses à dire pour faire entendre notre voix et alerte les politiques afin que tous les Français puissent bénéficier d’un logement décent », déclare Marie-Christine Bourrel.
Logement étudiant : Altéal prévoit 323 logements à Blagnac et Albi d’ici 2028

La Ville de Toulouse cherche un repreneur pour l’îlot Valade, site de 10.000 m² implanté au cœur de Toulouse, dévoile sur LinkedIn Nathalie Viguier, consultante senior à Colliers International, qui accompagne la Ville de Toulouse dans cette opération. La consultation est lancée le 16 octobre, et les offres des candidats sont attendues pour le 12 avril, à 16h. « Ancien établissement religieux puis caserne militaire, le site constitue un ensemble patrimonial remarquable compte tenu de sa localisation et de ses qualités architecturales. Une partie des bâtiments bénéficie d’une protection au titre des Monuments historiques. L’ensemble est également situé dans le Site patrimonial remarquable de Toulouse, couvert par le Plan de sauvegarde et de mise en valeur », précise la Ville de Toulouse sur son site. Le site sera libéré fin 2028.
Toulouse met en vente l’îlot Valade, joyau patrimonial de 10.000 m²

La Ville de Toulouse cherche un repreneur pour l’îlot Valade, site de 10.000 m² implanté au cœur de Toulouse, dévoile sur LinkedIn Nathalie Viguier, consultante senior à Colliers International, qui accompagne la Ville de Toulouse dans cette opération. La consultation est lancée le 16 octobre, et les offres des candidats sont attendues pour le 12 avril, à 16h. « Ancien établissement religieux puis caserne militaire, le site constitue un ensemble patrimonial remarquable compte tenu de sa localisation et de ses qualités architecturales. Une partie des bâtiments bénéficie d’une protection au titre des Monuments historiques. L’ensemble est également situé dans le Site patrimonial remarquable de Toulouse, couvert par le Plan de sauvegarde et de mise en valeur », précise la Ville de Toulouse sur son site. Le site sera libéré fin 2028.
Des potins immo ? Une nomination ? Des initiatives et projets ?
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Au marché
Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.
APPELS D’OFFRES
🏗️ Aménagement
Occitanie Est
Le Syndicat mixte des transports publics du bassin d'Alès lance un avis pour l'élaboration du plan de mobilité du bassin d'Alès.
La communauté d'agglomération Béziers Méditerranée lance un avis pour la déconstruction de bâtiments et d'ouvrages portuaires sur son territoire.
Occitanie Ouest
La SPL Enova Aménagement lance un avis pour des missions de géomètre-topographe sur plusieurs opérations.
Toulouse Métropole lance un avis pour des diagnostics de vulnérabilité aux inondations des établissements publics et des entreprises du territoire du PAPI de l'agglomération toulousaine.
Le Cerema lance un avis pour des contrôles extérieurs sur les chantiers routiers de Haute-Garonne.
Le Département de l'Aveyron lance un avis pour l'hydrorégénération des revêtements de chaussées du réseau départemental.
👷♀ BTP
Occitanie Est
La communauté de communes des Aspres lance un avis pour la construction de la plateforme santé des Aspres à Thuir.
Le centre hospitalier Alès-Cévennes lance un avis pour l'extension et la restructuration de son service d'accueil des urgences.
L'Agence publique pour l'immobilier de la justice lance un avis pour l'assistance à maîtrise d'ouvrage développement durable de la construction du centre pénitentiaire de Nîmes.
La CCI de l'Hérault lance un avis pour l'extension de l'atelier de carrosserie du centre de formation Purple Campus de Béziers (relance).
Le Crous de Montpellier-Occitanie lance un avis pour la maîtrise d'œuvre de la sécurisation de la structure béton de la cité universitaire des Arceaux.
BRL lance un avis pour l'extension de l'agence BRL Exploitation de Mauguio.
Occitanie Ouest
La communauté de communes Terres des Confluences lance un avis pour la construction de son siège.
La Ville de Toulouse lance un avis rectificatif pour le concours de maîtrise d'œuvre de la rénovation et de l'extension de la maternelle Léo-Lagrange.
Le Service d'infrastructure de la Défense lance un avis pour le remplacement de réseaux de chauffage et d'eaux usées dans le quartier Pradère à Toulouse.
Valcosem lance un avis pour la rénovation de la climatisation du data center de l'Hôtel Télécom à Labège.
L'Insa Toulouse lance un avis pour la mission OPC de la construction du bâtiment « Learning Commons » et de la réhabilitation du bâtiment 17.
Le centre hospitalier de Lannemezan lance un avis pour la maîtrise d'œuvre d'une centrale photovoltaïque au sol en autoconsommation.
Le SDIS de la Haute-Garonne lance un avis pour la construction du centre d'incendie et de secours de Rieux-Volvestre.
🗑️ Déchets
Occitanie Est
Montpellier Méditerranée Métropole lance un avis pour le traitement des déchets inertes issus de ses déchèteries et pôles territoriaux.
Le SDIS de l'Hérault lance un avis pour la collecte et le traitement des ordures ménagères de plusieurs centres de secours.
Occitanie Ouest
La communauté de communes du Bassin auterivain haut-garonnais lance un avis pour la maîtrise d'œuvre de la mise aux normes de son quai de transfert des déchets ménagers.
💧 Eau / Assainissement
Occitanie Est
Nîmes Métropole lance un avis rectificatif pour la réalisation de schémas directeurs d'assainissement des eaux usées pour douze de ses communes.
Nîmes Métropole lance un avis rectificatif pour la réhabilitation de ses ouvrages d'eau potable.
Port Sud de France lance un avis pour le nettoyage du plan d'eau du port de Sète.
La mairie de Formiguères lance un avis pour les travaux préalables à son schéma directeur d'alimentation en eau potable.
La mairie de Perpignan lance un avis pour l'installation de quatre vannes de régulation automatisées sur le canal « Las Canals ».
La commune du Barcarès lance un avis pour l'entretien de ses ouvrages et réseaux d'eaux pluviales.
Occitanie Ouest
Toulouse Métropole lance un avis pour un accord-cadre de maîtrise d'œuvre de travaux d'assainissement, d'eau potable et d'incendie pour 2027-2031.
La communauté de communes Comtal Lot et Truyère lance un avis rectificatif pour l'exploitation et l'entretien de ses stations de traitement des eaux usées.
Le Grand Montauban lance un avis rectificatif pour la maîtrise d'œuvre des travaux sur le système d'endiguement de Montauban.
Le Grand Auch Cœur de Gascogne lance un avis pour un accord-cadre de travaux sur les réseaux d'eau potable, d'eaux usées et d'eaux pluviales.
Le Département de Tarn-et-Garonne lance un avis pour la maîtrise d'œuvre d'un nouvel évacuateur de crues sur le barrage du Gouyre.
🏟️ Immobilier
Occitanie Est
La SERM lance un avis pour la construction d'une résidence de 70 appartements pour athlètes dans la ZAC Eurêka à Castelnau-le-Lez.
La SERM lance un avis pour la maîtrise d'œuvre d'exécution d'un programme de 7 940 m² de bureaux à La Ronda, à Montpellier.
La commune de Saint-Gilles lance un avis pour la rénovation de quatre logements sociaux sur le site Jules-Ferry.
Habitat Audois lance un avis pour l'entretien de son patrimoine en menuiserie et serrurerie.
📋 Services
Occitanie Est
Le CNFPT lance un avis pour l'exploitation et la maintenance multitechnique du Centre de formation de la police municipale de Montpellier.
Occitanie Ouest
Toulouse Métropole lance un avis pour l'abonnement à une base de données juridiques et à une solution d'intelligence artificielle juridique.
La mairie de Blagnac lance un avis pour la fourniture de produits et de petits matériels d'entretien.
Toulouse Métropole lance un avis pour la fourniture et la pose de gazon de placage pour le Stadium et ses terrains annexes.
Toulouse Métropole lance un avis pour la concession de service public de l'aérodrome de Toulouse-Lasbordes.
📷 Tourisme
Occitanie Est
L'office de tourisme Béziers Méditerranée lance un avis pour la rénovation de l'office de tourisme du centre historique de Béziers.
L'office de tourisme de La Grande-Motte lance un avis pour le suivi et l'accompagnement de son plan d'actions touristiques.
La Ville de Nîmes lance un avis pour l'assistance à maîtrise d'ouvrage sur le désenfumage de la médiathèque du Carré d'Art.
La communauté de communes Sud-Hérault lance un avis pour la modernisation des réseaux électriques et d'eau potable des ports de plaisance de Capestang et Poilhes.
La mairie de Palavas-les-Flots lance un avis pour le sous-traité de concession de ses lots de plage.
ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ
Occitanie Est
Perpignan Méditerranée Métropole attribue le marché de maîtrise d'œuvre des travaux de réseaux humides à Entech Ingénieurs Conseils, au cabinet d'études René Gaxieu et à BE2T. Valeur totale du marché : 1 500 000 euros.
Sète Agglopôle Méditerranée attribue le marché de mesure de la qualité de service et de la satisfaction des usagers de son réseau de transport au groupement Amonre / SCAT et à Ipsos. Valeur totale du marché : 390 000 euros.
La SPL Le Seaquarium attribue le marché d'accord-cadre de maîtrise d'œuvre au groupement de bureaux d'études Vial, Logibat et Aqualog. Valeur totale du marché : 850 000 euros.
L'EPTB Vidourle attribue le marché de sensibilisation au risque inondation sur le bassin versant du Vidourle à Mayane et Keolis Languedoc. Valeur totale du marché : 639 479,72 euros.
Nîmes Métropole attribue le marché d'aménagement de l'entonnement du cadereau des Limites (lot 3) au groupement Jardins de Provence Méditerranée. Valeur totale du marché : 107 433,94 euros.
Nîmes Métropole attribue le marché de réhabilitation et de mise en conformité de captages d'eau potable au groupement Saur / Pro G+ / JP Industrie. Valeur totale du marché : 251 193,80 euros.
BRL attribue le marché de maîtrise d'œuvre des travaux de densification du réseau hydraulique régional au cabinet d'études René Gaxieu. Valeur totale du marché : 100 000 euros.
La Ville de Nîmes attribue le marché d'entretien des espaces verts de la ZAC des Roches Blanches à Maison Hours. Valeur totale du marché : 136 883 euros.
La mairie de Perpignan attribue le marché global de performance pour l'extension du stade Gilbert-Brutus au groupement Durand et Fils / Ateliers A+. Valeur totale du marché : 12 102 563,80 euros.
La mairie de Pont-Saint-Esprit attribue le marché de création, de réfection et d'entretien de la voirie communale à Eiffage Route Grand Sud. Valeur totale du marché : 6 000 000 euros.
Plus de marchés ici
TaM attribue le marché de maîtrise d'œuvre de la reconfiguration du dépôt CEMH à Laba. Valeur totale du marché : 990 000 euros.
Le Département de l'Hérault attribue le marché de prestations de déménagement à Project Services. Valeur totale du marché : 260 000 euros.
Occitanie Ouest
Tisséo Ingénierie attribue le marché de protection anti-intrusion des ouvrages de transition à Constructions Saint-Éloi. Valeur totale du marché : 1 418 312 euros.
Le Département de la Haute-Garonne attribue le marché de signalisation horizontale à Aximum. Valeur totale du marché : 7 000 000 euros.
La SPL Arac Occitanie attribue le marché de construction d'un groupe scolaire et de rénovation thermique d'un second à Barbazan-Debat à 13 entreprises, dont Gallego, PCS Services, Ineo Aquitaine et Energy Menuiseries. Valeur totale du marché : 3 526 630,75 euros.
Toulouse Métropole attribue le marché de création d'une voie verte le long de la M63g entre Bruguières et Lespinasse à Eurovia Midi-Pyrénées. Valeur totale du marché : 1 849 013,40 euros.
La communauté de communes Terres des Confluences attribue le marché de contrôle des installations d'assainissement non collectif à Études Environnement Services. Valeur totale du marché : 360 000 euros.
La SPL Audeo attribue le marché de maîtrise d'œuvre de la voie verte reliant Carmaux à Vindrac à Artelia. Valeur totale du marché : 380 227,50 euros.
Toulouse Métropole attribue le marché de conseil média et d'achat d'espaces publicitaires pour la Ville et la Métropole à Vent de Com. Valeur totale du marché : 20 000 000 euros.
Le Département du Tarn attribue le marché de rénovation des chaussées de la RD118 à Eiffage Route Grand Sud. Valeur totale du marché : 634 728,20 euros.
Le Syndicat de production d'eau potable Auch-Aubiet attribue le marché de restructuration de ses infrastructures de production et de distribution à Touja, Hydro Elec Service, Carrère et Freyssinet France. Valeur totale du marché : 4 904 606,93 euros.
L’agenda
Vos événements en Occitanie
Mardi 3 novembre
La Fête des entrepreneurs, organisée par Réseau Entreprendre Occitanie Garonne, à partir de 17h, au Casino Barrière de Toulouse. Inscriptions ici.
« Elles font l’actu », soirée de lancement de l’Annuaire des expertes Occitanie, organisée par le Club de la presse Occitanie, à partir de 18h, au Pathé Odysseum (Montpellier). Plus d’informations ici.
Du mardi 3 au jeudi 5 novembre
Salon SETT, organisé par la Fédération de l'Hôtellerie de Plein Air Occitanie, au Parc des Expositions de Montpellier (Pérols). Plus d'informations ici.
Mercredi 4 novembre
Rencontres des Acteurs du Tourisme, organisées par l’Office de Tourisme Cap d’Agde Méditerranée, à 17h30, au Palais des Congrès du Cap d’Agde. Inscriptions ici.
Jeudi 5 novembre
Soirée “Rencontres avec les fonds d’investissements d’Occitanie”, organisée par Occitanie Place Financière, à Toulouse. Plus d’informations ici.
HyDéO Day (L’hydrogène au service de la souveraineté), organisé par AD’OCC, de 9h à 16h, à La Cité (Toulouse). Inscriptions ici.
Plus d'événements ici
Jeudi 12 novembre
Club Entreprises Occitanie, organisé par Action Logement, de 10h à 14h, au Hall de La Dépêche du Midi (Toulouse). Inscriptions ici.
Lundi 16 novembre
Lancement de la semaine de l'Économie de proximité au sein de la communauté de communes de Tarn-Agout. Plus d'informations à venir ici.
Mardi 17 novembre
Les Assises MedVallée, organisées par MedVallé, au Corum de Montpellier. Inscriptions ici.
Jeudi 19 novembre
Débat « Quel plan pour rendre notre économie robuste face aux enjeux ? », organisé par Les Shifters Languedoc-Roussillon, à 18h, à la Salle des Rencontres de l'Hôtel de Ville (Montpellier). Inscriptions ici.
Après Univershifté, place à MontpellierShifté !, organisé par Les Shifters Montpellier, à partir de 18h, à la Salle des Rencontres de l’Hôtel de Ville (Montpellier). Inscriptions ici.
Vendredi 20 novembre
Les gares au service des territoires, organisé par SNCF Gares & Connexions, de 8h30 à 14h30, à la Halle de l’Innovation (Montpellier). Inscriptions ici.
23 et 24 novembre
1re édition des Convergences Touristiques de la nouvelle agence régionale d'Attractivité et de Développement, à La Cité à Toulouse. Plus d'infos ici.
Mardi 1er à jeudi 3 décembre
Salon Aeromart, organisé par ABE, au MEETT à Toulouse. Plus d’informations ici.
Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
- Articles « Innovateurs » sur Intrasense
- À Mèze (34), lancement du Water Reuse Institute
- Agronomie : Vitropic invente les bananes du futur
Pour ToulÉco :
- Interview de Bichoï Metia, qui implante le technocentre européen de Cykero (reconditionnement d'appareils électroniques), dans le quartier Eurêka à Castelnau-le-Lez.
- Article sur l'entreprise NutriCheck (Montpellier), qui scanne les besoins précis en alimentation de chaque individu par une analyse de sang séché.
- Article sur BioSanThé (Afterwork de l'Innovation), développe une culture aéroponique innovante de théiers permettant la production durable de composés bioactifs à haute valeur ajoutée.
Pour le hors série ToulÉco, 4 portraits de femmes entrepreneuses :
- Céline Torres (Pôle Habitat FFB Occitanie et Intermarché)
- Eva Muringer (Flavi)
- Geneviève Marais (AquaTech Innovation)
- Marion Goilav (Elia)
Pour BOISMag : rédaction d’une enquête nationale sur le négoce de bois et dérivés, novembre.
RÉDACTIONS
Occitanie News (Région Occitanie) : pour novembre, articles sur les évolutions de la recherche publique en Occitanie ; la nouvelle filière oléicole Synergy Lab et Vitropic (production de vitroplants de plantes tropicales en culture in vitro) qui travaille à la création de nouvelles espèces de bananes pour créer des variétés résistantes aux maladies et aux fortes températures. La newsletter Occitanie News de septembre est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.
Magazine L'Occitan : Contribution rédactionnelle au prochain magazine L'Occitan (rédacteur en chef : Laurent Blondiau). Parution fin octobre/début novembre.
Aéroport Montpellier Méditerranée : rédaction d'articles web.
ANIMATIONS
4 novembre : Rencontres des professionnels du tourisme, Cap-d’Agde.
12 novembre : Rencontre « Entreprenez en Occitanie », organisée par AD'OCC à la CMA des Pyrénées-Orientales à Rivesaltes.
13 novembre : Congrès Franco-Allemand, Maison des Relations Internationales de Montpellier.
18 novembre : Production d’un événement relatif à la commande locale, à Montpellier, avec la FFB 34 et Vinci Autoroutes. Inscription ici.
20 novembre : « Les gares au service des territoires » organisé par SNCF Gare&Connexions Occitanie. Inscription ici.
9 février : Salon SIPRHO
L’ours

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