Les indiscrétions
On s’en fout, on a raison !
Semaine du 31 mars 2025
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Omar Bakiri, depuis 1998, l’ascension de Groupe PSI Sécurité
Lodévois de 50 ans, Omar Bakiri, fondateur, président et actionnaire de Groupe PSI Sécurité (1.100 salariés, sécurité Incendie, sûreté et prévention, Montpellier) a construit en 27 ans un groupe faisant désormais partie des 20 plus grosses sociétés nationales du secteur, et leader en Occitanie, réalisant 25 M€ de CA. « Il y a dix ans, nous faisions la moitié. Et nous ne sommes pas présents en Ile-de-France, qui pèse 70 % du marché. Nous y réfléchissons à moyen terme », confie-t-il aux Indiscrétions. Autre axe de développement, la cybersécurité, via le développement d’une nouvelle branche à travers un partenariat imminent avec des spécialistes du secteur. « Nous souhaitons proposer une évaluation des risques potentiels, travailler sur l’anticipation », glisse-t-il.
Parmi les récents contrats remportés : Min de Toulouse, Groupama Stadium (Lyon), Ecole des Inspecteurs du Travail à Lyon, hôtels B&B (moitié Sud du pays), Polygone Montpellier, deux gares de Montpellier (SNCF), Parc Expos et Arena à Pérols (Occitanie Events). Contrat récemment renouvelé : RTM (réseau de métro, bus, tramway), pour la métropole Aix-Marseille.
Outre ces références, « la demande de sécurité est de plus en plus importante. Cela rentre dans le quotidien des gens : un mariage, un séminaire, une conférence… Le rôle de l’agent de sécurité devient plus large qu’une intervention en cas de problème. Il joue un rôle de prévention, d’alerte, d’accueil, de présence dissuasive… », précise ce membre du GES (Groupement des entreprises de sécurité privée), juge aux Prud’hommes et président départemental de l’Urssaf.
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La féminisation est l’un des objectifs. « Nous comptons 50 % de femmes dans les locaux, mais 25 % sur le terrain. Les femmes apportent une autre approche de la sécurité, avec une gestion plus psychologique du conflit. Et une femme ne suscite pas le conflit physique immédiatement. » Particularité en matière d’organisation interne : « Nous n’avions jamais eu de commerciaux, en misant sur le seul bouche-à-oreille, sur la qualité des services rendus et la recommandation de nos clients. Je n’ai des commerciaux que depuis un an, car l’entreprise devient plus importante. Il y a un besoin de structuration, dans un marché très concurrentiel. »
Basé à Montpellier, Groupe PSI Sécurité compte des agences à Marseille, Toulouse et Lyon.

François Villeroy de Galhau, rencontres économiques franco-allemandes
Le gouverneur de la Banque de France intervient ce jeudi 3 avril aux rencontres économiques franco-allemandes au Domaine de Verchant (Castelnau-le-Lez, 34), lors de la 7e Quinzaine franco-allemande d’Occitanie. Deux tables rondes, ô combien d’actualité, sont programmées : « Comprendre les causes du décrochage industriel en France et en Allemagne », « Construire des solutions pour une industrie compétitive en Europe, en France et en Allemagne ».
> Pour s’inscrire, c’est ici.

Jean-Michel Lattes, Tisséo Collectivités
Les 12e Rencontres nationales de l’ingénierie territoriale se tiendront les 8 et 9 juillet au Centre Pierre Baudis, à Toulouse, lit-on dans un communiqué de presse. Organisé par l’AITF et le Centre national de la fonction publique territoriale, cet événement est consacré aux acteurs de l’aménagement du territoire. L’édition 2025 a pour thématique « une ingénierie territoriale ouverte et coopérative ».
> Plus d’informations et programme détaillé ici.
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Au programme : ateliers collaboratifs, conférences et visites techniques pour explorer des sujets comme les transports urbains, les grands chantiers d’infrastructure, le développement des mobilités douces et l’intégration de l’art dans l’espace public. Un partenariat est signé ce 17 mars entre Tisséo Collectivités et l’AITF pour encourager l’utilisation des transports en commun durant l’événement. Ce partenariat comprend notamment la mise à disposition de titres de transports pour les participants ainsi que la valorisation des projets majeurs de la métropole, tels que le téléphérique Téléo ou la future ligne C du métro.

Sofia Messara, un profil international à Groupe PSI Sécurité
Elle est recrutée comme directrice développement commercial et marketing de Groupe PSI Sécurité (métiers de la sûreté et la sécurité : événementiel, sécurité incendie, formation et conseil, Montpellier). Actuellement en poste en Suisse, elle affiche un profil international, avec des postes stratégiques occupés à Regus, Bosch, Amcor, Gerflor… L’ETI de 1.100 salariés, qui vient d’adhérer au Club ETI Occitanie (DG déléguée : Aline Gandy), poursuit sa structuration, après le recrutement, au poste de directeur général, de Jean-Charles Antoine, ex-directeur du renseignement pour la Gendarmerie en Occitanie (Les Indiscrétions du 10 mars, lire ici). Ce dernier décrit Omar Bakiri, fondateur en 1998, à 22 ans, de Groupe PSI Sécurité, comme un « sportif, un compétiteur, qui insuffle son état d’esprit dans l’entreprise, et recrute des gens à son image ».

Amandine Lacaze, Femmes chefs d’entreprise Aude
Elle est élue présidente de FCE Aude (Femmes chefs d’entreprises) ce 26 mars, lit-on dans un post LinkedIn. Agent général MMA à Narbonne, elle succède à Nadine Ferry, dirigeante de Nadeo Pro (Carcassonne). Chloé Bouyssou est quant à elle élue vice-présidente. FCE compte 34 membres dans l’Aude, et 2.500 à l’échelle nationale.

Pierre-André Durand, comité régional de l’habitat et de l’hébergement en Occitanie
9.751 logements sociaux financés, 880 logements ANRU (rénovation urbaine), 1.315 rénovations de logements sociaux, 346 M€ d’aides de l’Agence nationale de l’habitat pour la rénovation et l’adaptation des logements et une enveloppe de l’Etat de 4,7 M€ dans l’accompagnement vers le logement : voici les chiffres-clés 2025 de la programmation financière régionale 2025, annoncés ce 27 mars par Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie et du comité régional de l’habitat et de l’hébergement Occitanie, lors de la tenue de ce dernier, indique la préfecture de région Occitanie ce 31 mars.
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En 2024, 7.636 logements locatifs sociaux ont été agréés, 1.373 logements ont également été financés dans le cadre de l’ANRU ;
37.283 logements ont été rénovés dans le parc privé, dont 15.535 pour les ménages modestes et très modestes et 21.748 via MaPrimeRénov.
58 conventions ont été portées par des associations ou des bailleurs sociaux, mises en œuvre dans le cadre du Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement (FNAVDL), pour un montant global de 4,1 M€ pour accompagner plus de 2 000 ménages en Occitanie.
7 % des attributions totales de logements sociaux ont concerné des ménages issus de l’hébergement généraliste ou en situation de sans-abrisme, soit plus de 2.100 ménages.
Le renforcement (+38 agents) des Services Intégrés d’Accueil et d’Orientation (SIAO), acteurde l’accompagnement du parcours des personnes de la rue au logement sur les territoires
La création de 559 places d’intermédiation locative et 126 places de pensions de famille.

Franck Baleste, Arcade-VYV Promotion
Il quitte son poste de directeur général adjoint d’Arcade-VYV Promotion Occitanie Auvergne-Rhône-Alpes (Montpellier et Lyon), qu’il occupait depuis début 2022. Son successeur n’est pas connu. Directeur d’agence Occitanie Méditerranée d’Arcade-VYV : Romain Colombet. Exemples de programmes récents de l’opérateur : Quai 23 à Béziers (34), face au Canal du Midi, comme l’illustre Pauline Bardou, responsable de programmes, sur Linkedin (croquer ici) ; ou « Le Bouscarou » à Cers (23 logements locatifs sociaux et maison médicale, cliquer là). L’opérateur a décroché le 15 octobre dernier le prix « Conduite responsable des opérations » des Pyramides d’Argent 2024 (FPI Occitanie Méditerranée) pour le programme « Origine » sur la Zac Font de Mauguio (34, lire ici).

Olivier Neau, Enedis Hérault
Il est le nouveau directeur territorial Hérault d’Enedis, basé à Montpellier (directeur Occitanie Est : Gilles Pinel ; Directrice générale déléguée : Virginie Monnier-Mangue). Il était auparavant délégué à l’action régionale à la direction d’Enedis Provence Alpes Sud (Marseille). Il succède à Thierry Capo.
Jean-Charles Dubarry, Syndicat du Comminges
Il est élu président du syndicat du Comminges (31) de la FFB, lit-on dans un post LinkedIn de Jonathan Sutra, secrétaire général de la fédération française du BTP de la Haute-Garonne. Le président de la société Dubarry Charpente (Le Cuing, 31) présidera un bureau composé de Thomas Campet (vice-président), Mayeul Fort (vice-président), Stéphane Hervas (trésorier), Émilienne Chenay (secrétaire), et de 5 conseillers : Manon Lougarre, Sébastien Montes, Franck Hammerlin, Jérémy Puissegur et Matthieu Omont. « Il succède à Sébastien Martinez qui était en place depuis 2012, souffle Jonathan Sutra, aux Indiscrétions. Il part pour un mandat de trois ans renouvelable trois ans ». Le syndicat du Comminges fait partie des 11 syndicats de métiers de Haute-Garonne, parmi lesquels celui de Maçonnerie-Gros-œuvre, où Olivier Truc a été élu président le 18 mars dernier. Les Indiscrétions en ont parlé juste ici.

Talaat El Singaby, au paradis de la guitare
Directeur des Internationales de la Guitare, le « plus égyptien des montpelliérains », comme le surnomme le sénateur PS Hussein Bourgi, est décédé brutalement à Montpellier le 30 mars. « Talaat El Singaby nous a offert des moments rares, et la chance inouïe d’écouter quelques légendes : Joan Baez au Peyrou, Patti Smith, Paco de Lucia, au milieu de tant d’autres grands artistes », déclare Michaël Delafosse, maire PS de Montpellier, sur X (son tweet à lire là).
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« Acteur culturel majeur, homme engagé, libre penseur, Talaat El Singaby c’était aussi le sourire, la liberté de ton, la capacité à s’indigner, cette chaleur méditerranéenne et cet accent inimitable, écrit Hussein Bourgi sur Facebook. Talaat, c’était un troubadour des temps modernes : passionné de guitare, il avait donné à cet instrument de musique ses lettres de noblesse et lui avait carrément consacré un Festival. Si son port d’attache était Montpellier, Talaat est allé planter le drapeau des Internationales de la Guitare dans tant de communes d’Occitanie, organisant chaque année le salon des luthiers à Toulouse. »

Pierre Dissaux, Veolia Hérault
Il est nommé directeur territorial Hérault de Veolia France, pour l’activité Eau. Veolia a participé au Hackathon 4 Future du centre international Unesco sur l’Eau Icireward (Montpellier, directeur : Éric Servat), comme l’indique Olivier Sarlat, directeur Région Sud de Veolia et président du pôle de compétitivité Aqua Valley (lire là).
Pierre Dissaux a été président du Club de la Communication Toulouse-Midi-Pyrénées (devenu Club de la Com) entre 2011 et 2014.

Pierjean Ponenti, AntemetA
Il est nommé directeur régional pour la région Méditerranée du groupe francilien expert du cloud hybride et de la protection des données, lit-on dans un post LinkedIn de ce dernier, fin février. Il explique qu’il s’occupera de développer la marque AntemetA « dans la région », notamment en Occitanie est. Avant cela, Pierjean Ponenti a passé 26 ans dans le « monde des technologies », au sein d’entreprises comme IBM, Infinis et SPIE ICS.

Yvan Auguet, Université de Perpignan Via Domitia
« Je suis ici pour représenter Yvan Auguet, élu cet après-midi président de l’UPVD », souffle, le sourire aux lèvres, Samira El Yacoubi, membre du bureau de recherche de l’UPVD, au moment de prendre la parole sur la scène de la finale régionale de Ma Thèse en 180 secondes, ce 28 mars à Montpellier. Le professeur de droit privé et sciences criminelles est élu par 28 voix sur 32, indique l’UPVD.
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Jacques Attali, à Sète (34)
« La crise, et après ? » : c’est sur ce thème qu’interviendra l’économiste et essayiste Jacques Attali, lors de la grande soirée de l’agence d’attractivité Blue (Sète – Agde, 34), le 20 mai à partir de 19h au théâtre Molière à Sète (34).
En 2e partie, quatre dirigeants expliqueront, chacun dans leur domaine, comment ils repensent leur modèle pour répondre aux nouveaux enjeux économiques, sociétaux, environnementaux : Florence Lambert (Genvia), François Sabatino (Eclairion), Christophe Pouzol (directeur du développement immobilier du Crédit Agricole du Languedoc) et Stéphane Chico (Groupe Intermarché Bassin de Thau).
S’inscrire en cliquant ici.
Les Indiscrétions avait déjà annoncé cette soirée, dans le compte-rendu de l’Assemblée générale de l’agence de développement économique Blue, le 24 mars, juste ici.

Philippe Anselme et Philippe Bouget, MIM
Eh oui, il y a la place pour se lancer dans l’immobilier, malgré ces temps de vaches maigres. Les deux Philippe (Anselme, ex-associé chez Orpi – à gauche sur la photo, et Bouget – à droite sur la photo, ex-Amétis), deux pros de l’immobilier, créent Montpellier Immobilier Méditerranée (M.I.M). M.I.M est actif dans la maîtrise d’ouvrage déléguée pour les particuliers, la transaction, l’immobilier neuf et la direction commerciale externe pour les promoteurs. Plus à lire en cliquant sur le post Linkedin dédié, ici.

Louis Aliot, échappe au vent du boulet
Louis Aliot (RN) reste maire de Perpignan (66). Impliqué dans le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national (ex-FN), le tribunal de Paris prononce ce 31 mars à son encontre une peine de 18 mois de prison dont six ferme, directement aménagés sous bracelet électronique, et trois ans d’inéligibilité sans exécution provisoire.
Le tribunal « n’a pas prononcé d’application immédiate de la peine d’inéligibilité contre le maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement national, eu égard au montant relativement faible des détournements de fonds le concernant et de la courte durée de son contrat », relate Le Figaro. « Il convenait de tenir compte de la proportionnalité de l’atteinte de cette mesure, sur un mandat en cours pour un élu local », afin de « préserver la liberté des électeurs », a indiqué le tribunal. Louis Aliot peut donc faire appel de la décision. Élu en 2020, le maire de la 4e ville d’Occitanie devrait pouvoir briguer un nouveau mandat en 2026. S’il est condamné à une peine d’inéligibilité, il peut en effet interjeter appel de la décision, voire ensuite se pourvoir en cassation, pour retarder l’exécution effective de la peine (si elle venait à être confirmée en appel).
Les Indiscrétions se projettent avec la cité de l’économie et des métiers de demain / Région Occitanie

Réconcilier la jeunesse avec la terre et le réel. « La crise que nous traversons est avant tout une crise de notre rapport à la réalité, comme si les liens avaient été rompus entre la nature et la société, entre les agriculteurs et les consommateurs », observe la philosophe Gabrielle Halpern, ambassadrice du Salon International de l’Agriculture 2025.

Les innovations ne manquent pas sur les terres d’Occitanie, et Les Indiscrétions les suivent de près pour vous, selon différents prismes. Comme ce couple d’agriculteurs retenu pour créer une chèvrerie pastorale dans les Cévennes gardoises en intégrant des méthodes d’élevage durables. Emily Leroy et Nicolas Lepesant, le couple d’agriculteurs, confient aux Indiscrétions : « avoir un élevage pastoral était un objectif pour nous, avec des valeurs de la biodiversité et d’écologie. » L’agriculture est une terre d’innovations, à même d’attirer les jeunes : robots agricoles, tracteurs autonomes, exosquelettes… Face au manque d’eau, la coopérative agricole Arterris, implantée à Castelnaudary (Aude), développe des cultures plus adaptées aux conditions climatiques extrêmes.
Dans cet esprit, La Région Occitanie avec sa Cité de l’Economie et des Métiers de Demain a souhaité créer un accompagnement innovant face à ces enjeux, en offrant à des étudiants de lycées agricoles de toute l’Occitanie, l’opportunité de participer à un programme jeunesse, de 3 jours, dans les murs de la Cité de l’Economie et des Métiers de Demain, à Montpellier. 40 élèves de cinq lycées agricoles (Auzeville, Ondes, Rodilhan, La Canourgue, Saint-Chély-d’Apcher) se sont retrouvés à Montpellier pour se questionner sur les contours de la future génération. « Les méthodes proposées m’aident à mieux réfléchir à ce que je veux faire plus tard », partage Saori Peyrane, élève au lycée Toulouse-Auzeville. Encadrés par des experts, les jeunes ont innové et construit ensemble, en créant des carnets de bord, des cartes mentales et en dessinant les scénarios du futur. « On a rencontré des personnes qu’on ne pensait jamais croiser », confie Cédric Bachaud, élève au lycée d’Ondes, dans une vidéo. Ylan Blériot, son camarade de classe, précise : « À notre âge, on a des idées, mais on ne sait pas comment les structurer. Là, ça m’aide à dessiner mon futur. » Très réactifs et porteurs de projets, ils s’adaptent aux nouvelles technologies et sont prêts à relever les défis. Comme le souligne Laurent Paillât, maraîcher en agriculture biologique et président de l’ANEFA : « Notre région est fantastique, et on doit la créer humainement. »

« La méthodologie de la CEMD permet d’approfondir la réflexion ». La deuxième édition permettra de continuer à échanger sur les métiers du vivant et de l’agriculture. Et est déjà attendue de pied ferme, par les élèves et les enseignants. « La CEMD nous offre la possibilité, avec ce programme Jeunesse, d’accompagner des jeunes en questionnement sur leur avenir professionnel, confie Julien Carbonne, enseignant en aménagement paysager au lycée Marie Durand à Nîmes Rodilhan. La méthodologie de travail mise en place permet d’approfondir leur réflexion. Ils s’interrogent sur ce qu’ils aiment en dehors du cadre professionnel, en travaillant leurs centres d’intérêt. C’est fondamental : ils se questionnent sur ce qu’eux-mêmes, en tant qu’individus, peuvent apporter à leurs futurs métiers. » Par exemple, Océane, passionnée de rugby, a pour projet de créer une entreprise du paysage. « Pendant le Programme Jeunesse, elle a établi la connexion entre sa passion et son ambition personnelle, en projetant de se lancer dans l’aménagement de terrains sportifs », explique Julien Carbonne, ravi de cette « ouverture au champ des possibles, en dehors de ce qui existe déjà. Cette aventure les a bousculés, ils sont sortis de leur zone de confort, y compris pour ceux qui avaient un projet déjà écrit ».
Pierre, autre élève en aménagement paysager et souhaitant créer une entreprise dans ce secteur, a ainsi imaginer, au fil des ateliers, intégrer une pépinière sur le terrain familial, pour constituer un complément d’activité. Il envisage aussi de lancer, sur ce foncier, un salon de producteurs locaux, pour faire vivre le territoire.
Les professionnels apportent une crédibilité. La rencontre avec des professionnels du secteur – pisciculture, viticulture, maraîchage, aménagement paysager… -, incarnant une légitimité naturelle, a accentué l’engagement des jeunes. Autres retours positifs : la création d’un lien entre des établissements scolaires différents, et divers domaines de l’agriculture ; Les moments de convivialité vécus dans un séjour hors les murs ; Ou encore, une grande place accordée à la parole des élèves, à travers des ateliers et pitchs. Julien Carbonne retient aussi « l’espace de la CEMD, avec une grande salle où l’on peut se déplacer facilement, et une scène pour les prises de parole ».

« On les a autorisés à rêver ». Marie-Annick Guénan, professeur d’éducation socioculturelle au lycée agricole de Toulouse Auzeville, évoque pour sa part une aventure « exceptionnelle : trois jours sans pression scolaire et familiale, pour que les lycéens puissent réfléchir à ce qu’ils voulaient faire de leur vie, tout en étant accompagnés par des professionnels et la structure de la CEMD. On a souvent du mal à les laisser faire ».
« Les jeunes ont été plus créatifs que nous ! » La filière agricole, passionnante et trop méconnue, nécessite de maintenir une veille active. « Tous les ans, de nouveaux métiers émergent, notamment en lien avec l’écologie et le développement durable. Des jeunes projettent aussi d’intégrer des nouveaux services et de la culture à apporter en milieu rural, à travers une activité agricole ». Marie-Annick Guénan ajoute avec un sourire : « Dans les ateliers prospectifs, les jeunes ont été plus créatifs que nous ! ».
Innover dans les outils pédagogiques pour que la filière attire. Elle a aussi apprécié les outils pédagogiques utilisés à la CEMD, au point de les utiliser elle-même aujourd’hui dans ses cours. Comme cette série de photos proposée aux classes à orientation, afin de se projeter de façon ludique dans un métier. « Selon que le lycéen choisit une montagne, des enfants, de la circulation, un téléphone…, on peut sélectionner, par extrapolation, des familles de métiers. » Les photos peuvent aussi être sélectionnés par élimination. « Celui qui rejette les photos de nature, pourra plutôt s’orienter vers la recherche ou les laboratoires », illustre-t-elle. Savoir innover en matière pédagogique est fondamental. « Sinon, on va dans le mur, et la filière risque de ne plus être en capacité d’attirer ! » Reconnecter les jeunes au vivant et redécouvrir les enjeux du secteur agricole devient donc une sorte d’urgence de long terme. Et pour envisager un avenir dans l’agriculture, il faut savoir d’où vient ce que nous consommons. Un enjeu que Gabrielle Halpern questionne, un brin caustique, dans un post à croquer ici : « Combien d’enfants pensent-ils que les carottes râpées poussent dans les placards ? Combien sont-ils à confondre les concombres et les courgettes ? »
> En savoir plus sur le programme, contact : Bettina Mallet : bettina.mallet@agence-adocc.com
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De retour du SIA. Au dernier Salon International de l’Agriculture (SIA), Les Indiscrétions ont croisé une nouvelle génération déterminée à s’impliquer (« Agriculteurs de demain : les MFR forment la relève face aux défis de l’agriculture », 10 mars, à croquer ici). Yanis, en stage au sein d’un élevage de chevaux à Fuveau (13), explique son rêve : « Le top, ce serait de pouvoir m’installer avec mon propre élevage de chevaux. » Lila, déjà titulaire d’un CAP élevage équin, s’est inscrite en école vétérinaire. « J’aime les chevaux depuis toute petite, et si j’obtiens un diplôme d’assistante vétérinaire, je pourrai soigner les chevaux de mon propre élevage de Camargue moi-même », glisse-t-elle. Faustin, lui, travaille au sein de son exploitation familiale, aux côtés de son père. « L’objectif, c’est d’agrandir l’exploitation, et diversifier en introduisant des ovins ou des cochons », partage-t-il. On le voit : les jeunes ont des envies pour l’avenir agricole.
Terroir et technologies. On le perçoit à travers cette moisson de témoignages : loin des lieux communs dans lesquels on l’enferme par ignorance ou facilité, l’agriculture se transforme, devenant hybride, connectée et à la pointe de la technologie, pour mieux scruter la météo, les réserves en eau, l’état des cultures et des sols,… C’est elle qui façonne nos paysages. C’est elle encore qui vit au rythme des saisons, premier témoin du changement climatique.
L’agriculture porte une responsabilité collective. Gabrielle Halpern aime à la répéter : « Il est temps de recréer des ponts entre les mondes ». Ouvrir les fermes aux consommateurs. Montrer comment les agriculteurs produisent. Déconstruire les fausses idées sur les conditions de travail. Les agriculteurs l’ont bien compris et s’emparent des réseaux sociaux : sur X, Facebook, YouTube, Instagram…, ils partagent leur quotidien, expliquent leurs pratiques, et réaffirment leur attachement à leurs terres et à leurs animaux. Car l’enjeu est bien là. Plus qu’un métier, l’agriculture porte une responsabilité collective.
La rédac’ se mouille
On aime
Ces longs échanges à bâtons rompus, débridés, nourris, en relief, agrémentés de confidences et d’analyses, avec des grands patrons du territoire. Pas moins de quatre, ces dix derniers jours : Florence Lambert (Genvia), Omar Bakiri (Groupe PSI Sécurité), Jean-Marc Bouchet (Qair) et Hugues Galambrun (Septeo). De là à ce que l’on développe un pôle vidéo, pour valoriser tout ça encore davantage, il n’y a qu’un pas de danse.
On n’aime pas
La course à l’échalote entre médias, qui amène à écrire parfois n’importe quoi, et à donner une piteuse image de la profession (comme si elle en avait besoin). « Louis Aliot est déchu de son mandat de maire de Perpignan », lance, catégorique, le site de France Bleu (Radio France), le 31 mars à 12h11. Modification à 12h40 : « Louis Aliot condamné à de la prison ferme, mais reste maire de Perpignan ». Non, on n’aime pas médire. Oui, on est confraternels. Mais à un moment donné, quand on doit traiter une affaire aussi complexe sur le plan juridique, on privilégie la fiabilité à la rapidité. Ça tombe bien : le Club de la Presse Occitanie organise un webinaire « Comment traiter localement des sujets chauds ? », le 8 avril à 12h.
Décodage
On perce le coffre-fort
Services Express Régionaux Métropolitains : la Fabrique de la Cité juge le projet toulousain comme « le plus grand de France »

« Chaque dossier de SERM devra proposer des scénarios de financement qui montrent que le projet est soutenable », énonce la loi SERM (Services Express Régionaux Métropolitains). En Occitanie, les métropoles de Toulouse et Montpellier portant des projets de Serm dans leurs aires respectives. Pourtant, dans un contexte de tensions budgétaires, « ce financement constitue la principale source d’incertitude sur la mise en œuvre des projets, indique Louis Fel, chargée d’étude à La Fabrique de la Cité (think tank spécialisé dans les transitions urbaines), autrice d’une étude sur le sujet portant sur quatre métropoles, dont celle de Toulouse en Occitanie (p.19 de la note, téléchargeable en cliquant là). Difficulté particulièrement redoutable pour ces projets d’envergure importante qui doivent prouver leur pérennité ».
Incertitude qui perturbe. Cette incertitude « perturbe l’avancement des projets qui requièrent un cadre national stable concernant les critères, les calendriers, ainsi qu’une certaine visibilité pour engager des investissements lourds. Même si l’instabilité gouvernementale n’entrave pas systématiquement la réflexion collective locale ni la construction de coalitions ».
Toulouse : un Serm ambitieux, des défis à relever. Selon Louise Fel, le Serm de Toulouse « devrait être le plus grand de France, avec de premières échéances en 2028, avec la mise en service des pôles d’échanges multimodaux de Colomiers, Montaudran et Labège-La Cadène, ainsi que la Halle des Transports de Toulouse ». À ce jour, selon l’experte, les trains du quotidien à Toulouse « sont globalement peu développés, comme l’illustre l’absence de gares ferroviaires dans certaines villes moyennes périurbaines, – c’est le cas par exemple de la ville de Tournefeuille (29 .00 habitants). Toutefois, les « liO trains » et « liO cars » lancés par la Région Occitanie, apportent un début de réponse et ont fait de l’Occitanie la région où la fréquentation des trains régionaux progresse le plus vite avec une croissance de 20 % sur un an à septembre 2023 : 82 000 voyageurs empruntent quotidiennement les trains du réseau liO pour se déplacer à travers la région. Cependant, il demeure difficile de déterminer parmi ces déplacements lesquels concernent des déplacements domicile-travail ».
L’offre va considérablement s’étoffer, sur le temps long. « En 2031, le réseau sera complété par le pôle d’échange multimodal de La Vache et l’arrivée de la Ligne Grande-Vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux. À terme, ce sont 121 trains supplémentaires prévus d’ici fin 2032 avec un cadencement des trains de 5h à 23h avec des passages toutes les 10 minutes aux heures de pointe et le déploiement de cars à haute fréquence dans les communes où le train ne peut pas se déployer. Les augmentations de lignes de trains devraient se poursuivre jusqu’en 2040 », peut-on lire.
Un coût de 4,6 Md€. Le SERM toulousain coûterait 4,6 milliards d’euros en investissements – 4,1 milliards pour le volet ferroviaire et 553 millions pour les « opérations non-ferroviaires indispensables pour un projet ambitieux et cohérent qui favorise l’intermodalité » (pôles d’échanges multimodaux, lignes de bus express, aires de covoiturage, réseau express vélo).
12,7 km par jour en moyenne, principalement en voiture. Les déplacements pèsent 42 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’aire urbaine de Toulouse (1,5 million d’habitants), contre 32 % à l’échelle du pays. D’après le Cerema, un habitant du bassin de mobilité parcourt en moyenne 12,7 km par jour pour se rendre au travail. La voiture représente 55 % des déplacements, contre 14 % pour les transports en commun et le vélo réunis.
Une conférence nationale sur le financement qui se fait attendre. À l’échelle nationale, une conférence sur le financement des SERMprévue initialement en juin 2024 (repoussée du fait des législatives partielles de juillet), toujours très attendue par les acteurs territoriaux, « devrait avoir lieu en mai prochain, et concernera les mobilités dans leur ensemble avec les projets SERM comme fil rouge49. Autour de la table seront présentes les différentes parties prenantes du transport public : autorités organisatrices, collectivités, État, Société des grands projets ».
> La note disponible en cliquant ici
> « SNCF Gares&Connexions : la nouvelle direction régionale des Gares Occitanie veut accélérer sur la mise en accessibilité et l’intermodalité », Les Indiscrétions du 3 février, à croquer en cliquant ici
« L’Occitanie sera un acteur clé du réarmement », assure Carole Delga (Région Occitanie)
La présidente PS de la Région Occitanie annonce la mobilisation d’une enveloppe de 200 M€, dont un fonds dédié de 100 M€, pour maintenir la compétitivité de l’industrie de la Défense et renforcer la capacité de Défense, lit-on dans un communiqué de presse du 25 mars. La création du fonds sera adoptée lors de l’assemblée plénière du 13 juin. « L’Occitanie sera un acteur clé du réarmement et de la souveraineté européenne, et la Région Occitanie y contribuera », promet Carole Delga. 430 entreprises et 25.000 salariés œuvrent dans l’industrie de défense en Occitanie.
Dans un post LinkedIn, Samuel Hervé, président du Medef Occitanie salue également « le lancement de l’Appel à Manifestation d’Intérêt « Défense, Souveraineté et Réindustrialisation des Territoires » et les programmes dédiés à l’IA et à la cybersécurité. Ces initiatives sont cruciales pour accompagner nos PME et développer les compétences nécessaires à notre industrie. »
Reconversion d’entrées de ville : Icade acquiert trois Casino (deux à Montpellier et un dans le Gard)
La foncière et promoteur Icade annonce ce 31 mars l’acquisition des sites de Casino Montpellier Sud Prés d’Arènes et Montpellier Celleneuve (34), et de Casino Redessan (30). Ces sites, composés de parkings, de fonciers non bâtis, de murs et de lots annexes attenants à des magasins, « présentent un potentiel de transformation immobilière visant notamment à la reconversion des entrées de villes et la requalification de ces sites en quartiers mixtes. Le site de Montpellier Sud (Près d’Arènes / Restanque, ndlr) sera développé en partenariat avec le groupe CDC Habitat », indique Icade. Six autres Casino sont concernés en France par cette acquisition globale, d’un montant de 32 M€. « Ces neuf zones représentent un potentiel de création de 3.050 logements et de modernisation, en reconstituant 29.000 m2 de surface de commerce, tout en répondant à des exigences d’amélioration de la qualité urbaine et environnementale, notamment à travers un objectif de renaturation des parcelles, déclare Charles-Emmanuel Kühne, directeur général d’Icade Promotion. Face aux enjeux de la Zéro artificialisation nette, du manque de logements et du redimensionnement des commerces, Icade et le groupe CDC Habitat insufflent une nouvelle dynamique dans la requalification de ces sites. »
> Sur le même sujet : l’interview de Cyril Meunier, maire de Lattes (34), sur Ode à la mer, Les Indiscrétions du 24 mars, en cliquant là
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Le Groupe Casino et Icade Promotion ont également signé des accords pour confier la gestion immobilière de ce portefeuille à Casino Immobilier, pour une durée de 4 ans.
Ces accords prévoient la possibilité pour le Groupe Casino d’entrer ultérieurement au capital des sociétés, qui porteront les projets de promotion immobilière menés par Icade.
Delafosse déclare la guerre aux « linéaires de voyous »

La sortie n’est pas passée inaperçue, lors de l’inauguration des Halles de l’Immobilier, le 27 mars au Corum de Montpellier. « On va faire bouger les doctrines sur les rez-de-chaussée des programmes immobiliers neufs, et arrêter de demander de faire des commerces en pied d’immeuble. Quand une épicerie de nuit, avec les nuisances liées (sous-entendu à peine voilé : une épicerie de nuit blanchissant l’argent du narcotrafic, ndlr) s’installe au pied d’un beau programme, cela affaiblit la valeur de localisation des biens. Pourquoi ne pas implanter plutôt des professions libérales, des studios étudiants ? » Et le maire-président de la métropole de Montpellier de marteler son intention de combattre « les linéaires de voyous » (en répétant le terme à deux reprises).
Le logement, parent pauvre du débat démocratique. « Le logement apparaît très peu dans le débat démocratique, sauf pour être contre, lance l’édile. Mais il est la préoccupation première des gens, pour diverses raisons : coût, qualité, parcours résidentiel, localisation. »
Réinvestissements urbains. Point-clé du PLUI-Climat, qui sera voté le 16 juillet, le réinvestissement urbain. Le premier magistrat de citer « le nouveau projet Sup de Co à Alco, l’entrée de ville Ode à la mer à Lattes et Pérols, la transformation de la rue de l’Industrie… Mais il nous faut partager cela, penser à une échelle plus vaste à l’échelle de la métropole. C’est important pour les enjeux de réparation et d’équilibres territoriaux ».
Celleneuve, Mosson : futures valeurs d’investissement ? Le NPNRU, déployé dans les quartiers Celleneuve et Mosson, « préfigure des localisations futures de confiance, des secteurs d’opportunité à venir », selon Michaël Delafosse.
AG familiale. « Rempiler ou pas en 2026 (pour briguer un nouveau mandat à la mairie, ndlr) ? Il faut que je tienne une AG familiale (Michaël Delafosse est père de deux fils, ndlr) », lance-t-il, même si une nouvelle candidature semble probable.
« Le bout du tunnel », selon Céline Torres. La présidente du Pôle Habitat FFB Occitanie « voit la lumière au bout du tunnel », avec le PTZ applicable à tous types de construction à partir du 3 avril, une baisse des taux qui resolvabilise une partie des ménages et des dispositifs « cruciaux, comme le Bail Réel Solidaire, le LLI et le PLSA ». Elle se félicite du travail réalisé avec Altémed, aménageur de la Ville et de la Métropole de Montpellier, notamment « sur les prix des terrains à bâtir, qui baissent », et sur la perspective du PLUI-Climat à l’échelle de la métropole de Montpellier, gage de stabilité juridique et de visibilité. « De plus, on a une ministre du Logement (Valérie Létard, ndlr) qui nous entend, ce qui n’était pas le cas avec ses prédécesseurs. La dynamique démographique reste forte sur le territoire. Les signaux sont au vert pour un redémarrage », anticipe-t-elle.
La FPI Occitanie Méditerranée identifie 10.000 logements. À travers sa contribution au PLUI-Climat lors de l’enquête publique, la FPI OM identifie un potentiel de « 10.000 logements à construire », en invitant à « bouger les curseurs » notamment sur la densification, indique son président, Thierry Iacazio. Douze territoires de projet ont été identifiés, « pour bâtir des poches de 300 à 400 logements, avec une rapidité d’exécution. Il faut monter plus haut le long des axes de transport », plaide le promoteur immobilier.
Logiciels : Septeo investit dans l’utilisation de la data des clients
L’éditeur de logiciels Septeo, qui emploie près de 3.200 salariés (dont plus de 1.000 à Lattes, à côté de Montpellier) projette d’investir 60 M€ en 2025 en R&D, dont une large part dans l’IA et l’utilisation de la donnée des clients. « On parle beaucoup, à juste titre, de souveraineté sur l’armement et la santé. Mais il ne faut pas que la data passe à côté, c’est un enjeu-clé », insiste-t-il.
Un index interne d’intelligence artificielle est mis en place, pour s’assurer que les produits du groupe sont capables d’utiliser les LMM, ces systèmes d’IA capables de traiter plusieurs types de modalités de données. Un programme « permet d’utiliser les meilleurs LMM, notamment ceux de Mistral, pour tester nos données, dans le cadre d’une intelligence artificielle maîtrisée et sécurisée ». Pour les clients finaux professionnels, les promesses de gains de temps sont « considérables », selon Hugues Galambrun.
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Taille critique. Septeo vise le milliard d’euros de chiffre d’affaires à l’horizon 2030. « Si nous voulons continuer à exister dans l’industrie du software à l’échelle européenne, et se battre à armes égales avec nos compétiteurs américains et, demain, également chinois, il est essentiel d’accélérer », projette Hugues Galambrun. Pour atteindre son objectif, l’éditeur mise sur les croissances interne et externe. Septeo a ainsi conclu huit acquisitions en 2024, dont trois en Espagne. Septeo a réalisé en 2024 un chiffre d’affaires de 420 M€, en hausse de 20 % par rapport à l’exercice précédent.
350 recrutements sont prévus cette année, sur des profils « de plus en plus qualifiés. Nous recherchons à présent des data scientists, des architectes informatiques, des responsables de conception et de production de produits ».
Après le gel de l’A69, les forces vives de l’Hérault poussent pour le COM
Éviter à tout prix une éventuelle annulation ou un décalage du projet de contournement ouest de Montpellier (COM), reliant l’A750 à Juvignac et l’A9 à Saint-Jean-de-Védas. Interpellés par l’arrêt du chantier de l’A69 (Toulouse-Castres, Les Indiscrétions du 3 mars, à lire ici), les décideurs économiques (Medef, CPME) et élus du territoire donneront une conférence de presse commune, ce 7 avril à CCI Entreprises (Mauguio -34). Aux côtés des deux principaux syndicats patronaux, sont annoncés André Deljarry (CCI 34), les parlementaires Hussein Bourgi, Jean-Pierre Grand, Fanny Dombre-Coste, et des représentants des communes concernées (Juvignac, Montpellier, Saint-Jean-de-Védas), de la Région Occitanie, du Département et de la Métropole de Montpellier. Autant d’élus bavards en même temps : ça va durer longtemps, ce point presse. Le COM, projet d’État, doit être financé et réalisé par Vinci Autoroutes. Le projet est censé sortir le trafic de transit du centre de Montpellier et désenclaver l’ouest de la métropole de Montpellier.
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« À un an des élections municipales, le sujet du COM gêne la majorité municipale (dont la partie écologiste est opposée au projet, ndlr). Ils savent que les habitants de l’ouest de Montpellier souhaitent la réalisation du projet », glisse une source proche aux Indiscrétions. Si le préfet de l’Hérault François-Xavier Lauch se dit favorable au COM, et peut se prévaloir du lancement de l’A69 lorsqu’il était préfet du Tarn, « il y a ce que dit le préfet, et ce que font ensuite les services de l’État », tempère cette source. Le COM doit théoriquement être mis en service en 2029. Le projet a un avantage objectif, en termes d’impact environnemental, sur l’A69 : il consiste en l’élargissement d’une voirie existante, et non pas en la création d’une infrastructure sur des terres agricoles et naturelles.
> Sur le même sujet : « COM : ça se débloque », Les Indiscrétions du 15 janvier 2024, à croquer en cliquant ici ; « COM : avis favorable pour l’acquisition des terrains », 26 août 2024, à lire en cliquant là
Nautisme : Tenderlift impose ses plateformes hydrauliques depuis Canet-en-Roussillon (66)

Tenderlift entend s’imposer à l’échelle internationale sur un marché très spécifique de l’industrie nautique : la conception de systèmes hydrauliques modulaires automatisés mécano-soudés, installés à l’arrière des voiliers et catamaran, indique Les Echos ce 27 mars. Ces dispositifs permettent de monter et descendre l’annexe, cette embarcation utilisée pour gagner le rivage dans les zones de mouillage.
La PME catalane, implantée sur le pôle nautique de Canet-en-Roussillon (66) connaît une accélération depuis sa reprise en décembre 2020 par Hélène et Benoît Chatillon (ex-président de la Verrerie d’Albi, dans le Tarn). Ce couple d’anciens cadres dirigeants a inauguré ce jeudi un nouveau bâtiment de 2.250 m2, comprenant une unité́ de thermolaquage, une salle propre, une zone dédiée au prototypage et test des produits et des espaces de travail collaboratifs. Un nouvel atelier de chaudronnerie de 700 m2 a déjà été livré fin 2022.
En quatre ans, les nouveaux actionnaires ont investi près de 7 M€ dans l’outil industriel, avec des financements bancaires et une subvention Feder de 300.000 euros versée par la région Occitanie. Dont un million d’euros qui va être injecté cette année dans le renforcement des capacités en chaudronnerie et le travail du métal, avec une machine de découpe laser tubes. « Nos concurrents sont basés dans des pays où la main-d’oeuvre est moins chère qu’en France. Nous devons miser sur l’agilité, la productivité, l’efficience, et une capacité à répondre dans des délais courts à de nouvelles conceptions auprès des clients, qui sont principalement des constructeurs de catamarans et de grands monocoques », souligne Hélène Chatillon.
Les 25 entreprises du pôle nautique de Canet-en-Roussillon, dont les chantiers navals Catana ou Windelo, emploient 900 salariés. « Les Pyrénées-Orientales ont une vraie culture industrielle, notamment à travers le G16, qui regroupe de puissants acteurs locaux, présents à l’international : Diam Bouchage, Sterimed, Republic Technologies, Cémoi, Caustier by STC… », conclut Benoît Chatillon.
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La progression de Tenderlift s’explique, selon Hélène Chatillon, par « une bonne tenue du secteur du nautisme en sortie de Covid, même si le contexte de marché est plus incertain en ce moment », et la solide expérience passée du couple dans des grands groupes, en directions de filiales, optimisation des conditions de travail, conseil en gestion stratégique et financière, performance industrielle et excellence opérationnelle. Un comité de direction vient par exemple d’être créé. « Rien ne se fait sans l’équipe. On passe beaucoup de temps avec les salariés, pour prendre leur ressenti, donner des perspectives – certains sont entrés manœuvre et devenus chef d’atelier – et améliorer leurs conditions de travail, par exemple par l’installation de moyens de manutention ou de ponts roulants », souligne-t-elle.
Le CHU de Nîmes entre au capital de la Satt AxLR
Le CHU de Nîmes (DG : Frédéric Rimattei) entre au capital de la SATT AxLR (président : Philippe Nérin), société d’accélération du transfert de technologies basée à Montpellier, lit-on dans un communiqué de presse du 26 mars. Le CHU de Nîmes devient le 16e actionnaire de la SATT AxLR, rejoignant notamment le CHU de Montpellier et l’Institut du cancer de Montpellier. Ce contrat intervient après « un premier accord-cadre signé en 2018 entre le CHU de Nîmes et la SATT AxLR qui a permis de détecter et d’accompagner onze projets impliquant ou portés par le CHU de Nîmes, pour un accompagnement en maturation et un investissement de 2,4 M€ », rappellent les deux entités. Depuis sa création en 2012, la SATT AxLR a accompagné et créé 146 startups en Occitanie Est.
Balaruc-les-Bains (34) cherche un constructeur-exploitant pour son casino
La Ville de Balaruc-les-Bains, dans l’Hérault, lance une consultation pour la construction et l’exploitation de son casino, informe la Centrale des marchés ce 24 mars. Le futur concessionnaire sera également chargé de la conception et du financement des lieux, précise la Ville. Montant total du marché : 132 M€.
Aveyron : 46 postes menacés chez Actia
Le site principal d’Actia Railway, filiale du Groupe Actia, basé à Saint-Georges-de-Luzençon (12), s’apprête à subir un projet de réorganisation qui prévoit la suppression de 46 postes, informe le Journal de Millau. « Actia s’engage à déployer des mesures d’accompagnement renforcées et individualisées et prévoit, afin de limiter les départs contraints, un plan de départs volontaires, ainsi que des mesures incitatives de mobilité interne au sein du groupe et de mobilité externe », assure le groupe. Le site de Saint-Georges-de-Luzençon compte 150 salariés parmi les 850 du groupe Actia en Occitanie.
Quand la science se raconte en 180 secondes

Raconter un travail de plusieurs années, en 180 secondes. Voilà la mission des 20 candidats à la finale régionale Occitanie Est de ‘Ma Thèse en 180 secondes’ (organisateurs : Collèges doctoraux Languedoc-Roussillon et Université de Montpellier, CNRS et France Universités), tenue ce vendredi 28 mars, au Centre Rabelais de Montpellier. Jules Mestre, journaliste pour Les Indiscrétions, a eu l’honneur de faire partie du jury de la soirée.
Réussir à captiver plus de 300 personnes en parlant 3 minutes de l’alimentation de mésanges en forêt et en ville. Voilà la performance de Jérémy Defrance, doctorant au CNRS de Montpellier, face à plus de 300 personnes, réunies au Centre Rabelais de Montpellier, ce 28 mars. Premier prix du Jury et premier du public, il défendra les couleurs de l’Occitanie Est le 17 juin, lors de la finale nationale du concours ‘Ma Thèse en 180 secondes’. À la clé, une place pour le concours international, qui se tiendra à l’automne, en Roumanie. « C’est primordial de continuer à porter la science sur le devant de la scène comme ce soir, et les événements de la sorte permettent de renforcer les liens entre la science et la société, j’en suis persuadé », lance-t-il au moment de recevoir son prix.
« Il y a un vrai attrait pour la science sous ce format court et vulgarisé, soulignent Nicolas Inguimbert et Gilles Subra, directeurs des Collèges Doctoraux, aux Indiscrétions. Pour ce soir, tous les billets ont trouvé preneur en quelques jours seulement. L’année dernière aussi, c’était plein. Ce soir, les vidéos des présentations des 6 meilleurs candidats seront envoyées à tous les lycées du rectorat, parce que cette épreuve ressemble grandement au Grand oral du bac. Je crois que nous sommes la seule région à faire cela, si ça pouvait donner des idées à d’autres… »
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Pendant deux heures, 20 doctorants se sont succédé sur scène, présentant des sujets allant du dépistage de la tuberculose à l’éducation à l’alimentation pour les enfants, en passant par l’implication de la reproduction sexuée dans les processus cancéreux, ou au sujet de l’acceptation des vins issus de variétés résistantes. Au final, Jérémy Defrance (Université de Montpellier, CNRS) reçoit le premier prix du jury et le prix du public, Klara Asselin (Université de Montpellier, collège doctoral Gaïa) remporte le 2e prix du jury, et Sandra Victor (Université de Montpellier, CNRS, collège doctoral I2S) est la 3e Prix du Jury. Le tout, devant certains des principaux acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche en Occitanie : Philippe Augé, président de l’Université de Montpellier, Benoît Roig, président de l’Université de Nîmes, Laurent Barbieri, délégué Occitanie Est du CNRS, Samira El Yacoubi, membre du bureau de recherche de l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), Agnès Steuckardt, vice-présidente déléguée aux relations interuniversitaires à Paul-Valéry, Fabrice Salemi, directeur délégué de l’Industrie, l’Innovation, la Recherche et l’Enseignement Supérieur à la Région Occitanie, Lionel Torrès, directeur de Polytech Montpellier, et Isabelle Parrot, vice-présidente de l’Université de Montpellier déléguée à la relation science-société.
Le Top 6 du Jury est complété par Dylan Ruart (Université de Montpellier, CBS2), Gustave Bertier (Université de Montpellier, I2S) et Caroline Paire (Institut Agro, EDEG).
Les autres participants n’ont pas été classés : Morgana D’Ottavi (Université de Montpellier, CB2S), Gabriel Graffagnino (Université de Montpellier, I2S), Aïnhoa Nicolas (Nîmes Université, RS), Rémy Le Goff (Université de Montpellier, Gaia), David Bracquemond (Université de Montpellier, CB2S), Nathan Corroyez (AgroParis Tech, Gaia), Marjorie Constantin (Université de Montpellier Paul-Valéry, TTSD), Laureline Dalaut (Université de Montpellier, Gaia), Silvère Giraud (Université de Montpellier Paul-Valéry, TTSD), Johanne Pirkin-Benameur (Université de Montpellier, ED SCB), Clémentine Jardon (Université de Montpellier, Gaia), Mathieu Le Moal (Université de Montpellier, EDEG), Quentin Lemoine (Université de Perpignan Via Domitia, E2), Cléa Gillet (Université de Montpellier Paul-Valéry, TTSD).
Lunel : Eiffage Construction LR retenu pour construire et exploiter le complexe aquatique
Eiffage Construction LR (directeur Occitanie : Philippe Carrère) remporte le marché concernant la conception, la construction et l’exploitation-maintenance du futur centre aquatique de Lunel (34), apprend-on sur la Centrale des marchés. Piloté par Territoire 34, société publique locale du Département de l’Hérault, le marché est estimé à 23,97 M€, dont 15,8 M€ pour les travaux. Le chantier sera lancé au second semestre 2025, avec une ouverture prévue en 2027. Eiffage Construction LR réalise également le Campus Anima de MBS (Zac Cambacérès) : « Campus MBS, l’histoire d’un combat de 10 ans », Les Indiscrétions du 23 octobre 2023, lire en cliquant là
> À (re)lire dans Les Indiscrétions du 27 janvier « Premières esquisses du futur centre nautique de Lunel Agglo (34) ».
Robotique chirurgicale : Quantum Surgical s’associe avec un groupe taïwanais
Quantum Surgical (PDG : Bertin Nahum), entreprise de robotique médicale basée à Montpellier, étend sa présence à Taïwan à travers un partenariat avec Unison Healthcare Group, informe l’entreprise sur son site internet ce 20 mars. Grâce à cette collaboration, la plateforme robotique Epione, développée par Quantum Surgical, va pouvoir être utilisée à Taïwan. Epione assiste les médecins dans le traitement mini-invasif des tumeurs cancéreuses, où une ou plusieurs aiguilles sont insérées à travers la peau pour détruire la tumeur. Plus de 800 patients ont déjà été traités dans le monde par cette technologie. Quantum Surgical compte 120 salariés pour un CA d’1,46 M€. De son côté, Unison Healthcare Group emploie 200 personnes.
L’État lance les appels à projets 2025 « Groupes 30 000 » et « GIEE »
L’État lance les dispositifs « Groupes 30 000 » et « Groupement d’intérêt économique et environnemental » (GIEE), apprend-on dans un communiqué de presse du 27 mars. Ces dispositifs facilitent l’adoption de méthodes plus durables par les agriculteurs, tout en garantissant une performance triple : économique, environnementale et sociale. Le premier a pour objectif de diminuer l’utilisation de produits phytosanitaires, tandis que le second cherche à tester des solutions de transition en agroécologie. Les appels à projets sont à retrouver ici.
La Région Occitanie lance des appels à projets pour son Plan Habitat Durable
Face à la crise du logement et à la nécessité de promouvoir l’adoption climatique des bâtiments, la Région Occitanie lance deux appels à projets « VIURE 2025-2027 » et « Appel à Manifestation d’intérêt SYMBIOSE », apprend-on dans un post LinkedIn du 28 mars. Le premier accompagne les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) souhaitant créer des lieux de vie collectifs, inclusifs et non spéculatifs. Le second encourage les innovations sociales et environnementales tels que des habitats réversibles ou temporaires. Ces appels permettent de repenser le logement autour de la durabilité, la solidarité et l’innovation.
Occitanie : classée troisième région plus innovante en France au Patent Index 2024

D’après l’Office européen des brevets, dans son baromètre annuel de l’innovation Patent Index 2024, l’Occitanie se place en troisième position comme région la plus innovante de France, lit-on dans des communiqués de presse ce 25 mars (à lire ici et là). Parmi les principaux acteurs français : Safran, Valeo et le CEA.
Une région en pointe, mais derrière deux géants. Avec 530 demandes de brevets en 2024, l’Occitanie se place derrière les régions d’Île-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes. Si l’Île-de-France reste imbattable au classement en tant que premier pôle d’innovation européen, l’Occitanie maintient une position solide grâce à un tissu industriel performant.
Le secteur des transports, locomotive de l’innovation. L’industrie du transport représente 25 % des brevets déposés en Occitanie, un poids considérable et largement soutenu par Airbus et Safran. Ce secteur dynamique explique en grande partie la place légitime de la région dans le classement, la rapprochant d’Auvergne-Rhône-Alpes, autre bastion de l’innovation industrielle.
Place aux inventrices. Une demande de brevet sur quatre est portée par, au moins, une femme inventrice. Parmi les principaux pays déposants, la France dépasse toujours la moyenne européenne avec 31 % des demandes impliquant au moins une femme, après la Belgique (32%) et l’Espagne (42%) en tête.
L’électronique et les systèmes embarqués en plein essor. Les brevets dans les domaines des machines électriques (12%) et de l’instrumentation/ mesure (9%) témoignent d’une montée en puissance de l’innovation en électronique en Occitanie, notamment grâce aux contributions de RTX Corporation et Latecoere. Une spécialisation qui renforce l’écosystème technologique régional.
Les sciences de la vie, un axe stratégique ? Avec 42 demandes de brevets en technologies médicales et pharmaceutiques, l’Occitanie se distingue aussi dans le domaine des sciences de la vie. Des entreprises comme Fogale Nanotech et Pierre Fabre tirent ce secteur vers le haut, bien que la région reste derrière d’autres pôles spécialisés comme l’Île-de-France.
L’Occitanie, terre de rugby, mais pas de grand stade
« Avec la Bretagne, l’Occitanie est l’une des rares régions de France à ne pas compter de grand stade, relève un observateur auprès des Indiscrétions. Pourtant, le Stade toulousain ramène une année sur deux le bouclier de Brennus. Il s’agit de la région la plus rugbystique de France, mais il ne peut pas s’y dérouler de demi-finales du Top 14, ni de test-match du XV de France ! Il faudrait au moins un stade de 50.000 places en Occitanie. »
Projet porté par Damien Comolli, président du Toulouse Football Club, qui prône une extension de l’actuel Stadium, comptant 33.000 places (Les Indiscrétions du 27 janvier, lire en cliquant ici). Ce projet se voit pour l’instant opposer un atermoiement poli (car il est toujours poli) du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, restrictions budgétaires obligent. Le Premier magistrat de la Ville rose s’est dit, le 4 février, lors d’un échange avec la presse toulousaine, « favorable à l’ouverture d’une réflexion », demandant qu’elle soit « appuyée sur des éléments tangibles et objectifs, via des études, et pas simplement sur une envie sympathique mais irrationnelle ».
Le blues du businessman
« En 28 ans, aucun élu montpelliérain n’est venu à la rencontre du Groupe PSI Sécurité, regrette Omar Bakiri, patron et fondateur de l’ETI, qui emploie 1.100 salariés, dont la moitié à Montpellier. Je suis pourtant le premier employeur privé de ‘La Paillade’ (quartier Mosson, où il est implanté, dans la Zac Parc 2000, ndlr). Nous sommes une entreprise qui rayonne, paie ses charges et le Versement Mobilité. »
Son regret, sous forme de tacle glissé : « Ne pas encore travailler avec les collectivités locales de mon secteur historique – les locaux sont implantés dans la Zac Parc 2000, dans le quartier Mosson à Montpellier. Ces collectivités préfèrent travailler avec des groupes qui paient moins leurs salariés et ne s’acquittent pas de leurs charges sociales. »
Prêts immobiliers : le Crédit Agricole du Languedoc digitalise son offre et accompagne le déploiement du BRS
Leader en Occitanie Est sur le segment des prêts immobiliers, avec environ un tiers des parts de marché, le Crédit Agricole du Languedoc (CAL) lance une offre digitale (CA e-immobilier), « permettant d’effectuer des simulations et d’obtenir un accord de principe en ligne », indique Laurent Sassus, directeur marketing et communication, en marge des Halles de l’Immobilier (Corum, Montpellier).
En 2024, le CAL a financé « plus d’un milliard d’euros de crédits habitat et a soutenu 174 projets sociaux (47 en Prêt Social Location Accession, 113 en Bail Réel Solidaire – BRS – et 14 en HLM) pour un montant de 26,5 M€ ».
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Extension du BRS. Ce dispositif, « permettant d’acheter un bien immobilier à un prix inférieur de 30 à 50 % par rapport au marché en dissociant le foncier du bâti », et déployé depuis 2023 en partenariat avec l’OFS de Montpellier Méditerranée Métropole, s’étend désormais « à d’autres territoires comme Nîmes, Sète, Gignac, Mudaison et Montferrier », poursuit Laurent Sassus.
Le CAL « a mis en place, au sein de sa structure Habitat Conseil, un processus d’instruction dédié au BRS. La banque est partenaire de l’ensemble des bailleurs sociaux et OFS actifs sur la région, pour rendre l’accession à la propriété plus accessible ».
> Sur le même sujet : « CAL : ce qu’il faut retenir du bilan 2024 », Les Indiscrétions du 17 février, à croquer en cliquant là
La feuille de route Tourisme Durable 2030 sera rendue publique au début de l’été à Montpellier
La Métropole de Montpellier présentera au début de l’été sa feuille de route « Tourisme Durable 2030 », révèle Montpellier Entreprendre. Ce plan vise à concilier attractivité touristique et préservation du cadre de vie. En 2024, la métropole languedocienne a accueilli 5,44 millions de visiteurs, générant 1,6 Md € de retombées économiques.
Aude : Captain Watt et Alexis Muñoz investissent dans la filière oléicole

Captain Watt, holding familiale (Villeneuve-lès-Béziers, 34) de Jean-Marc Bouchet, président de Qair (EnR, Montpellier) à laquelle participent deux de ses cinq enfants, rachète le Domaine de Baudrigue (Roullens, à côté de Carcassonne), avec l’ambition de développer la filière oléicole. « Nous avons planté ces derniers mois 80.000 oliviers, confie-t-il aux Indiscrétions. L’ambition est de construire un moulin à Baudrigue d’ici à 2027, pour produire et commercialiser notre huile. Le projet est parti d’une rencontre avec Alexis Muñoz, passionné d’huile d’olive (et dirigeant de Nectar Oléiculture Régénératrice, Roullens). »
30 M€ investis. Le fonds de commerce sera « orienté sur les grandes tables », mais avec aussi l’objectif de « rendre accessible de très bons produits au plus grand nombre. C’est un secteur que je découvre totalement », explique l’entrepreneur de 64 ans, qui a fait toute sa carrière dans les énergies renouvelables en Occitanie, à travers différentes activités : barrages hydroélectriques, éoliennes terrestres puis offshore, centrales solaires, hydrogène… « Il y a un lien entre les deux. On reste dans le secteur de la nature, de l’environnement, des éléments », confie-t-il.
L’investissement réalisé s’élève à 20 M€. 10 M€ supplémentaires seront injectés dans l’acquisition d’autres sites, où 70.000 oliviers supplémentaires seront plantés. « Quelques dizaines d’emplois vont être créés », complète-t-il.
Lieu mémoriel. Le Domaine de Baudrigue, un château du 18e siècle, est aussi un lieu de mémoire, avec sa clairière des martyrs. « Les Allemands l’ont utilisé comme stock de munitions pendant la 2e guerre. 19 résistants y ont été fait prisonniers et été exécutés en août 1944. Nous souhaitons rester en lien avec l’histoire du lieu. » Interrogé par Les Indiscrétions sur les difficultés actuelles traversées par la filière des énergies renouvelables – baisse des tarifs de rachat par l’État, notamment -, l’ingénieur lance : « On s’en fout, on a raison ! Cela fait 40 ans que je vis des soubresauts dans la filière. »
Ynov inaugure son campus à Montpellier
Le groupe bordelais Ynov (16 campus, 11 000 étudiants, président : Lionel Desage), qui forme aux métiers du numérique, de la création et de l’innovation, inaugure son campus montpelliérain ce 20 mars, lit-on dans un post LinkedIn. Situé dans la Zac Cambacérès (gare TGV de Montpellier), le site d’étend sur 6.600 m² et a été livré l’été dernier.
L’entreprise gardoise Guirled cherche un repreneur
H2I Guirled (entreprise spécialisée dans la lumière d’ambiance, Saint-Dionisy, 30, CA 2024 : 1,75 M€) cherche « un repreneur ou un investisseur, de préférence dans le secteur du luminaire ou du e-commerce », précise l’entreprise aux Indiscrétions.
Pendant la crise sanitaire du Covid, H2I Guirled a contracté deux prêts garantis par l’État (PGE). « Le remboursement de ces PGE nous ont mis dans une grande difficulté financière, mais nous avons bientôt fini de les rembourser », indique l’entreprise. La société gardoise (PDG : Rémi Monge, associé avec Gilles Cavalluci), qui compte 4 salariés à temps plein en plus de prestataires externes, produit depuis 2002 différents systèmes d’éclairages LED. En 2016, l’entreprise a lancé une gamme de guirlandes lumineuses LED à boules en coton tressé sous la marque Guirled. L’entreprise réalise 55 % de son CA à l’export, principalement en Allemagne.
Cybersécurité : un événement autour du hacking à Castelnau-le-Lez (34)
Les 24 et 25 avril, la 5e édition de la Cycom Hacking Conference réunira à Castelnau-le-Lez (34) quelque 350 personnes autour des pratiques de cybersécurité offensive, lit-on dans un communiqué de presse du 27 mars. Organisé par Devensys Cybersecurity (Montpellier), l’événement mêle conférences techniques, défis de piratage encadrés et séances de sensibilisation. Nouveauté cette année : une demi-journée d’initiation destinée aux publics en formation ou en reconversion. Pour s’inscrire, c’est ici.
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Une info passée au crible
Agencehv débat de la transition énergétique en Occitanie
La transition énergétique entre ambition et blocages en Occitanie. Comment dépasser les difficultés liées à la transition énergétique ? 150 décideurs ont répondu présents au premier petit-déjeuner thématique organisé par Agencehv ce 27 mars à Horizon Resort Massane (Groupe Eoden, Baillargues, 34). L’événement a été organisé en partenariat avec TotalEnergies, Enedis et la Région Occitanie.

Une transition énergétique trop lente ? « En Occitanie, TotalEnergies compte environ 300 MW de projets renouvelables en cours de développement, qui sont bloqués dans les tuyaux administratifs. Pour certains d’entre eux, on n’a plus aucun retour des services de l’État depuis plus de deux ans. Donc pour atteindre les objectifs fixés à l’échelle régionale et nationale, c’est compliqué. Cela représente environ 400 M€ d’investissements qui sont bloqués », grince Sylvain Panas, directeur Occitanie de TotalEnergies.
Ils parlent de nous. Avec 150 élus et chefs d’entreprises présents, la table ronde fait l’objet de réactions sur LinkedIn. Posts à croquer : Gilles Pinel (Enedis), Arthur Loyd Occitanie Méditerranée, Anna Rosique (TotalEnergies), le toulousain Jean François Audiguier, (Agence Audiguier), Jean-Charles Antoine (Groupe PSI Sécurité) ou encore Vanessa Chapelle (Banque Dupuy, De Parseval).

Contexte géopolitique. « 70 % de l’énergie consommée en France vient du gaz ou du pétrole que nous importons. Il y a un véritable enjeu de souveraineté énergétique et de niveau d’émission de CO2 », enchaîne le directeur Occitanie de TotalEnergies.
Rattraper le retard. « Une grande partie de la filière photovoltaïque était complètement produite en Chine. On est en train de rééquilibrer cela, parce que nous n’avons pas su être au rendez-vous il y a 10 ou 15 ans lorsque nous y étions invités. À mon sens, nous sommes en train de renouveler les mêmes erreurs », estime Christian Assaf, président de l’AREC Occitanie et conseiller régional.
Eolmed à Port-La Nouvelle (11). Sur le projet Eolmed (dont TotalEnergies est actionnaire), déficitaire, Sylvain Panas estime qu’il faut mettre en cohérence le prix de développement d’une éolienne offshore et le prix de rachat par l’Etat (qui n’a pas été revu, malgré une explosion du budget, du fait de l’inflation en dix ans). « Comme pour tous les projets où il y a une innovation technique, c’est semé d’embûches. Il y a un recours en justice qui est en cours pour demander une réévaluation du prix de revente de l’électricité qui sera produite par ce parc d’éoliennes. Il y a une dérive d’environ 15 % entre le prix initial et le prix final. En cause, évidemment l’inflation, mais aussi la capacité de production de nos sous-traitants industriels régionaux. La désindustrialisation progressive de la région engendre des difficultés lorsqu’il s’agit d’essayer de développer des projets type Eolmed », poursuit-il.

J’en apprends plus
Un parc éolien et photovoltaïque à Cuxac-d’Aude. Depuis fin 2023, un parc photovoltaïque développé avec TotalEnergies est en service à Cuxac-d’Aude. « C’est une installation qui se déploie sur un peu plus de 3 ha et une puissance de 3,4 MW », explique Grégory Delfour, maire (DVG) depuis 2022 de la commune de Cuxac-d’Aude, qui compte 4.100 habitants et fait partie de la communauté d’agglomération du Grand Narbonne. Ce projet combine la production d’énergies renouvelables (éolien et panneaux solaires) et prévoit du pastoralisme. « Elle est impactée via tous les bénéfices que ça génère : protection contre les périodes caniculaires, la protection contre la crève, le maintien de certains taux d’humidité… », explique le maire.
250 k€ de revenus annuels. Sur la commune audoise, ce projet est significatif : « Entre les deux parcs éoliens et le parc photovoltaïque, on génère environ 250 k€ de revenus par an, garantis pendant 20 ans. Ce n’est pas négligeable pour une commune de notre taille, où on a environ 3 M€ d’investissement par an. Ça représente entre 10 et 15 % d’un investissement qui est garanti par ces ressources-là annuellement », explique-t-il. Ces ressources permettent de soutenir des projets locaux, tels que « la construction d’un court de tennis, l’éclairage du stade, la réfection d’une voirie », égrène-t-il. Huit éoliennes sont présentes sur la commune.
96 M€ investis par Enedis d’ici 2040. « La transition énergétique est en marche », souligne pour sa part Gilles Pinel, directeur Occitanie Est d’Enedis, qui raccorde 90 % des installations d’énergies renouvelables en France. La puissance raccordée a quasiment triplé, passant de 2 GW en 2023 à 5,4 GW en 2024. En Occitanie, le Schéma régional de raccordement aux énergies renouvelables, validé début 2023, vise 6.800 MW supplémentaires d’ici 2030. Cette montée en puissance repose sur l’optimisation du réseau existant (4 800 MW) et la construction de nouvelles infrastructures (2 000 MW). « Nous avons besoin de 96 Md€ d’investissements entre 2022 et 2040, avec un budget annuel de 5 à 6 Md€ », précise Gilles Pinel. Enedis bénéficie d’une visibilité à long terme grâce à son financement par périodes tarifaires de quatre ans. «Nous entrons cet été dans la septième période », ajoute-t-il. Le développement des énergies renouvelables accentue la nécessité d’adapter le réseau. «Plus on produit de façon décentralisée, plus on a besoin de renforcer et de rendre intelligentes les infrastructures, pour s’adapter à l’intermittence de la production des énergies renouvelables. Lorsque l’on investit un euro dans une capacité de production renouvelable, il faut investir un euro dans le réseau », explique-t-il.
La fusion Arec/Arac (Occitanie), à même d’accélérer la transition énergétique. « À la Région Occitanie, on produit des politiques publiques, on distribue des subventions et on se rend compte que les dossiers sont complexes et que les dates d’instruction sont importantes. C’est la raison pour laquelle nous avons créé l’AREC (agence régionale énergie climat). Elle permet de capitaliser des fonds publics, mais aussi des fonds privés. L’AREC a été une façon d’aider les communes et intercommunalités d’Occitanie à s’équiper en matière d’ingénierie sur différents projets, et de les aider à financer ces projets », explique son président. Volonté de Carole Delga, présidente (PS) de la Région Occitanie, l’AREC Occitanie va fusionner avec l’ARAC (agence régionale aménagement construction, note) en 2026. Pourquoi cette fusion ? « L’argent public est rare, donc nous avons choisi de regrouper les agences pour faire des économies financières, notamment sur les fonctions d’appui. Au-delà de ça, il y a l’idée d’aider à ce que dans cette région, il y ait deux véritables filières autour de la transition énergétique qui se constituent. Le but est d’intégrer dans l’acte de bâtir (lycées et zones d’activités économiques, pour l’Arac) les questions environnementales », répond Christian Assaf.
Décarboner l’industrie. Dispositif de tiers-financement des projets industriels de transition énergétique, Fiteeo a été lancé en 2021. « Ce dispositif permet à des entreprises de se décarboner sans pour autant consacrer une grosse partie de leur trésorerie dans cette décarbonation », précise Christian Assaf. Cocréée par l’Arec Occitanie et GreenFlex, filiale de TotalEnergies, Fiteeo est un « excellent exemple de partenariat public-privé. Cela permet à un industriel qui paye des loyers d’absorber ce coût par les économies d’énergie qu’il réalise », observe Sylvain Panas, qui dirigeait GreenFlex en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine au moment du lancement de Fiteeo.
Fonds OCCTE. « Son objectif est de contribuer à décarboner une partie de l’économie régionale. Plus de 100 M€ ont déjà été levés. Ce fonds permet de rendre tangible, au plus près des territoires, cette transition écologique nécessaire. Lorsque l’on met en place un grand plan de développement des panneaux photovoltaïques, on s’attache à faire en sorte que des communes, aussi petites soient-elles, en bénéficient », détaille Christian Assaf.
Recrutement et féminisation des métiers. Enedis intensifie ses recrutements. « Nous prévoyons 300 embauches en Occitanie, dont 140 en alternance, et 3.380 en France », détaille Gilles Pinel. « Entre 2022 et 2024, les recrutements en CDI en Occitanie Est passent de 20 à plus de 70 personnes. Les besoins concernent principalement les techniciens d’interventions (50%), les ingénieurs et chefs de projets (40%) ainsi que les fonctions d’appui et cadres (10%)», précise-t-il.
Un enjeu majeur reste la féminisation des métiers techniques. « Nous progressons sur les postes de management, mais les métiers de terrain restent perçus comme masculins », regrette-t-il. Enedis s’efforce de « briser ces stéréotypes » et de sensibiliser dès le collège. «Ces métiers ne sont pas réservés aux hommes », tranche Gilles Pinel. L’entreprise mise aussi sur la reconversion des adultes, y compris ceux issus d’autres secteurs. « Il faut aller chercher ces profils, même sans formation initiale en électricité », conclut-il.
Faire feu de tout bois. « Écoles, piscines, bâtiments administratifs… Montpellier Méditerranée Métropole élabore un schéma directeur pour déployer les énergies renouvelables partout où c’est possible, notamment en toiture », annonce Isabelle Touzard, vice-présidente de la Métropole de Montpellier. Au-delà des infrastructures publiques, les énergies renouvelables sont aussi une solution accessible aux citoyens. «Le réseau de chaleur permet d’acheminer une énergie renouvelable au pied des immeubles, avec une facture énergétique réduite, à hauteur de 50 € par mois », souligne-t-elle. Une alternative qui conjugue durabilité et justice sociale, « on peut concilier renouvelable et pouvoir d’achat, un enjeu important dans le contexte actuel ». Pour encourager les habitants à se tourner vers l’énergie solaire, la métropole met en place un cadastre solaire. « Cet outil en ligne permet à chacun d’estimer le potentiel de production sur sa toiture », explique-t-elle.
Exploiter toutes les sources d’énergie disponibles. Si le photovoltaïque et l’éolien sont souvent mis en avant, d’autres sources d’énergie méritent d’être exploitées, notamment en milieu urbain. «L’énergie fatale de récupération joue un rôle clé sur notre territoire », affirme-t-elle. Il s’agit de valoriser la chaleur issue d’activités locales, comme les eaux usées, les déchets ou encore les centres informatiques. « Les serveurs produisent de la chaleur que l’on peut récupérer », souffle-t-elle. Une étude est en cours pour identifier les potentiels de géothermie au nord de Montpellier.
Réforme des tarifs photovoltaïques : « une schizophrénie de nos élus nationaux ». C’est ce que dénonce Stéphane Bozzarelli, président de Dev’EnR (producteur d’énergies renouvelables) et du cluster régional Cemater. « On voit la volonté des territoires d’accompagner le développement des énergies renouvelables, que ce soit à la métropole ou que ce soit à la région. En face de ça, on a des lois qui sont totalement décorrélées de la réalité du terrain », alerte-t-il.
60.000 emplois. « Sur l’acte de bâtir, nous avons aujourd’hui des obligations ou des quasi-obligations de mettre du solaire sur des toitures, bâtiments neufs et après-demain sur tous les bâtiments. En parallèle, on est en train de remettre en cause le tarif d’achat qui permet de faire ces projets, ce qui s’appelle le tarif S21. Ce sont 60.000 emplois qui sont en jeu sur ce sujet au niveau national », poursuit Stéphane Bozzarelli. « Le meilleur des kWh, c’est celui qu’on ne consomme pas », martèle-t-il.
Réaction de l’union française de l’électricité (UFE) à la réforme des tarifs photovoltaïques. Ce 26 mars, l’UFE annonce« prendre acte des ajustements apportés par les pouvoirs publics dans le projet d’arrêté S21 solaire. Ces avancées apportent plus de visibilité aux acteurs concernés. Si la dégressivité du tarif est maintenue, nous souhaitons que les nouvelles modalités de mises en concurrence soient effectives le plus tôt possible afin d’en limiter l’impact. L’UFE continuera à porter la voix du secteur pour garantir des conditions soutenables et pérennes ».
3 questions à
Nicolas Mérigot, directeur général de Clariane France

« En Occitanie, d’ici 2040, la part des personnes de plus de 85 ans doublera »
En déplacement à Montpellier ce 26 mars, Nicolas Mérigot, directeur général France du groupe Clariane évoque le secteur de la santé pour les seniors. Entre des difficultés à financer son offre, et une image écornée par le scandale d’Orpéa et les révélations du livre Les Fossoyeurs, de Victor Castanet, tour d’horizon. « Trois questions à… », la rubrique où le tutoiement est de rigueur.
Comment se porte la filière à l’issue de l’année 2024 ?
Nous sortons d’années compliquées d’un point de vue financier. Pour rester simple, nos activités sont financées majoritairement par des financements collectifs, par la Sécurité sociale. Ces tarifs-là ont augmenté moins vite que l’inflation sur nos coûts, alors rapidement, on ne s’y retrouve pas. Le coût de l’énergie a été multiplié par 3, l’alimentaire a fait + 25 %, les dispositifs médicaux + 15 %… Pour vous donner une idée, un groupe comme Clariane, qui fait 5,282 Mds€ de chiffre d’affaires, et un déficit de 55 M€. À l’heure actuelle, pour l’ensemble du secteur, 60 % des cliniques privées sont en déficit, tout comme un Ehpad sur deux (privé, public ou associatif). Les hôpitaux publics auraient un déficit cumulé de 3 Mds€, c’est vertigineux. Tout cela, on le doit en grande partie à cette inflation qui n’a pas été reportée sur nos tarifs, et l’écart se creuse encore.
Et notre filière a été émaillée par l’affaire Orpéa, et les révélations de Victor Castanet dans son livre Les Fossoyeurs : révélations sur le système qui maltraite nos aînés. J’ai été le seul acteur privé à accepter de témoigner dans son livre. Cet ouvrage a eu le mérite de révéler le système d’Orpéa, mais ça a déclenché un « Ehpad-bashing ». Nous devons passer à autre chose pour se concentrer pleinement sur la transition démographique d’ampleur qui nous attend.
Comment vois-tu l’année 2025 ?
Nous sommes en pleine négociation avec les autorités publiques sur les campagnes tarifaires. Dans le sanitaire, on nous annonce 0,5 % d’augmentation, donc ce sera encore insuffisant pour compenser l’inflation. Et du côté médico-social, c’est une aberration du système. Je commence l’année le 1er janvier, et la finis le 31 décembre, mais je ne connaîtrai mes tarifs qu’autour du 15 juin ! Alors, jusque-là, on navigue à vue. Tout ce que nous demandons, même si c’est difficile, je l’entends, c’est d’avoir une politique pluriannuelle. Qu’on nous annonce des budgets sur deux ou trois ans. Nos dépenses s’étalent souvent sur le temps long. Concernant notre groupe, aucune acquisition prévue pour cette année, ni de croissance externe. Nous nous concentrons davantage sur le développement d’activités en interne. Par exemple, notre Ehpad à Béziers (34) est centre territorial de ressources. À Blagnac (31), nous avons une clinique qui se développe bien sur la réhabilitation neurologique. De 2017 à 2023, nous avons investi près de 250 M€ par an, en France.
En Occitanie, d’ici 2040, la part des personnes de plus de 85 ans doublera, et passera de 200.000 à 400.000. Qui va s’occuper de ces personnes ? Je pense aussi que la création d’un comité de filière serait bénéfique pour réunir tous les acteurs et définir une stratégie sur le long terme.
Au niveau de la formation et de l’emploi, quelle politique mènes-tu ?
Je crois que la question de l’engagement des jeunes dans ces métiers-là est fondamentale. Et je mettrai toujours en avant la formation sur le terrain. Nous devons plus recruter. Nous n’avons pas suffisamment de formations. Les instituts de formations en soins infirmiers et d’aide-soignant (IFSI et IFAS) ne sont pas complets. Un tiers des étudiants abandonnent en première année, 20 à 25 % des infirmiers diplômés n’exerceront jamais et se serviront de leur diplôme pour accéder à un master. Chez Clariane, 2.700 de nos collaborateurs sont engagés dans de la formation, ce qui représente 12 % de nos salariés en CDI. Rien qu’en 2024, Clariane a délivré 180 Validations des acquis d’expérience à ses collaborateurs. C’est un diplôme d’État. Nous recrutons 50 % de nos aides-soignants par la formation professionnelle.
En Occitanie, nous avons 25 maisons de retraite médicalisées, c’est-à-dire des Ehpad (sous l’étiquette Korian). Puis nous avons une activité sanitaire, avec 10 cliniques en soins médicaux de rééducation (SMR) et de santé mentale, avec 10 établissements également. Et nous avons également une activité de maintien à domicile, avec le réseau « Petit Fils ». Nous avons 20 agences réparties en Occitanie. Puis nous avons deux « Ages & Vies », qui est un dispositif à mi-chemin entre l’habitation individuelle et l’Ehpad. On a des seniors, avec des troubles physiques mais sans troubles cognitifs, en colocation, avec des assistants de vie. Il y a les repas en commun, les activités aussi. Nous avons l’une de ces colocations à Livinhac-le-Haut (12). C’est également une manière de permettre aux petites villes rurales d’avoir des solutions pour garder les personnes âgées sur leur territoire. Des maires nous sollicitent.
La HV Touch
Conseil RP
Ce qui est su dans votre microcosme, et vous semble évident, reste une information intéressante pour les médias si l’information n’a pas été relayée dans la presse. Exemple : Pierre Dissaux est directeur territorial Hérault de Veolia depuis octobre. Dans le secteur, ce n’est plus vraiment une exclusivité. Mais aucun média (y compris le nôtre) n’en avait parlé. Donc, c’est une info, et on la sort (en « À l’affiche »).
La phrase
« L’ambition, c’est que Septeo (éditeur de logiciels, 3.200 salariés, ndlr) soit à Montpellier ce qu’Airbus est à Toulouse, dans le domaine du logiciel. Je souhaite arrimer Septeo à la métropole de Montpellier. Des discussions sont constructives avec Altémed pour une implantation sur 18.000 m2 à Cambacérès (lot en cours de consultation, ndlr). S’installer dans ce quartier nous connecterait à la gare TGV, au tramway, à Odysseum… Autant d’arguments importants pour séduire les collaborateurs. Nous sommes le plus gros employeur privé de la métropole, sur des emplois hautement qualifiés, dans une industrie de demain. Il serait dommage que le siège d’un leader européen du software quitte le bassin d’emplois. Tant que j’en suis le président, il faut en profiter (il est lozérien, ndlr). »
Hugues Galambrun, président de Septeo, aux Indiscrétions, le 26 mars.
On s’en fout
C’est comme un cadeau qu’on s’offre à soi-même. Après 18 mois de questionnements stratégiques, de montage juridique et capitalistique, d’échanges avec la profession et le ministère de la Culture, la société Alivio, créée en avril 2024 à Montpellier, uniquement dédiée à la rédaction de contenus pour des éditeurs de presse, reçoit le 26 mars un avis favorable lors de la séance de la commission paritaire des publications et agences de presse, à Paris. On voit le bout : il ne manque plus que la parution du Journal Officiel de l’arrêté d’homologation, validant l’inscription d’Alivio sur la liste des agences de presse.
Pourquoi Alivio ? Pour trois raisons :
– Opérer une séparation nette entre la rédaction journalistique, à laquelle Alivio est dédiée, et les activités développées de son côté par Agencehv – production et animations de débats et événements économiques, commercialisation de bandeaux partenaires Indiscrétions, rédactions institutionnelles ou entreprises, conseil éditorial, conférences économiques, interventions en matière de culture média / relations presse / techniques d’écriture.
– Parce qu’il y a une place à prendre sur ce marché.
– L’intérêt consiste aussi à pouvoir recruter des journalistes. Les salaires versés par une agence de presse agréée rentrent dans les conditions d’attribution de la carte de presse auprès de la Commission d’identité des journalistes professionnels. Ce statut (en devenir à l’époque, officiel désormais) nous a permis de recruter, en septembre 2024, Jules Mestre, journaliste de 25 ans, salarié d’Alivio. D’autres suivront, au gré de l’activité. Il s’agit donc d’un projet entrepreneurial et porteur de création d’emplois.
J’en apprends plus
Qui dirige Alivio ? Amélie Cazalet préside Alivio. Amélie est salariée d’Agencehv depuis 2021. Elle y a été successivement stagiaire, puis alternante, puis employée, pour y officier aujourd’hui comme cheffe de projet, responsable data et rédactrice.
Qui détient Alivio ? Le capital se répartit entre trois actionnaires : Hubert Vialatte, Amélie Cazalet et Sarah Nguyen Cao Khuong, directrice déléguée d’Agencehv, entrée à Agencehv en octobre 2020.
Au fait, pourquoi Alivio ? Alivio signifie « Relief » en espagnol. Or, notre slogan est « l’info en relief », et on en a marre de l’anglais partout. Et puis Alivio, ça sonne bien.
Alivio et Agencehv sont-elles liées ? Non, il s’agit de deux sociétés distinctes. Il n’y a pas de lien capitalistique entre elles. Humainement, en revanche, les liens sont nombreux, puisque trois salariés d’Agencehv sont actionnaires d’Alivio.
Pourquoi Alivio n’a-t-il ni site internet, ni compte sur les réseaux sociaux ? Parce que chaque chose en son temps. L’essentiel était d’obtenir cet agrément. On s’occupera du reste… quand on aura le temps, et si c’est vraiment utile de le faire. Sinon… On s’en foutra !
Tribune partenaire
Nos copains ont des idées
Dans la tempête se révèlent les marins

Est-ce une si bonne idée ? Les analystes financiers ont pour habitude de consulter de grands indicateurs pour effectuer leurs préconisations d’investissements sur les marchés financiers. Par exemple : l’indice PMI US, qui mesure la tendance économique dans le secteur manufacturier aux Etats-Unis, le VIX, « indice de la peur » qui illustre les craintes des marchés boursiers ou de façon plus accessible le moral des ménages.
Ce dernier item est ainsi en recul encore sur le mois de mars par rapport au mois de février (-1) pour s’établir à 92, tout chiffre supérieur à 100 illustrant un sentiment positif sur la situation économique. Presque surprenant, tant le climat ambiant vire au pessimisme voire à l’agressivité. Ouvrez un journal (ça existe encore), allumez la radio, regardez votre télévision (ça existe encore, bis), on y clame haut et fort l’ère de la guerre revenue, dans un parfum de fin du monde. Pour des raisons souvent liées : notre planète brûle, les dirigeants des plus grandes puissances perdent tout sens commun avec un bellicisme exacerbé, les écarts entre personnes ou territoires se creusent toujours plus vite. Et je vous fais grâce de la grande majorité du contenu des réseaux sociaux mainstream, haut lieu de la paresse intellectuelle et du raccourci permanent. Ce chiffre illustre surtout le fait qu’à force d’entendre crier au loup, nous réagissons de façon moins épidermique aux à-coups de notre environnement. Prenez le mandat et demi de notre président qui aura quasiment tout connu : une fracture sociale avec l’émergence des gilets jaunes, la Covid et le confinement, la crise économique et la fin de l’Etat Providence, la multiplication des zones de guerre dans le monde, l’instabilité politique. Aujourd’hui, toute mauvaise nouvelle est ainsi intégrée et digérée, avec très peu de réaction.
Alors, comment se comporter en tant qu’investisseur dans cette période atone et incertaine ? Attendre que le climat des affaires soit meilleur, une fiscalité plus clémente, des banquiers plus « accompagnants » avec les entrepreneurs ? La réalité est qu’il n’y a jamais de bon moment, simplement des conditions différentes selon le moment où vous vous lancez. Et puis, comme pour les chercheurs d’or en crypto monnaies, généralement quand tout le monde y va, c’est que c’est un peu tard. Un vieil adage boursier ne dit-il pas « acheter au son du canon, vendre au son du clairon » ? En clair se lancer quand personne n’y va ou se regarde en chien de faïence. « Il est toujours plus facile de surfer une vague qui arrive quand on est déjà dans l’eau » #jeanmichelenfonceurdeporteouverte.
Je vais vous livrer le secret d’une vie, comme on révélerait l’emplacement exact d’une source cachée dans une œuvre de Pagnol, l’ingrédient secret du plat d’enfance que vous cuisinez votre grand-mère, le lieu où sont cachés Elvis et Michael Jackson. Le meilleur choix que vous ne ferez jamais c’est d’investir… sur vous-même ! Vous êtes votre actif le plus précieux et c’est un ancien banquier privé et chef d’entreprise qui vous le dit. Le contexte est difficile, c’est dans la tempête que se révèlent les marins. Investissez dans l’acquisition de compétences, entourez-vous, investissez en temps et en argent dans vos équipes en traçant un chemin clair. Depuis Adam Smith, les économistes n’ont eu de cesse que d’essayer de comprendre les apports du « capital humain ». Il est ainsi un des facteurs majeurs de la croissance économique où d’aucuns s’accordent pour louer le rôle central du développement des connaissances et compétences.
Et si finalement nous détenions une part de la réponse au retour de la croissance économique ? De la même façon qu’une réussite collective rejaillit forcément sur les individus, si chaque chef d’entreprise insuffle une dynamique individuellement, l’impact ne sera-t-il pas global ?
Eric Torremocha revient pour une nouvelle tribune partenaire la semaine du 28 avril.
Vous souhaitez également faire paraître une tribune dans Les Indiscrétions ? Contactez-nous à amelie@agencehv.com et julie@agencehv.com
Ça pousse
Ils et Elles bâtissent nos villes
Montpellier : Ateliers A+ retenu pour 26 logements dans le quartier Port Marianne

Un ensemble immobilier de 26 logements, porté par EnVol et Groupe Torres, va être construit dans le quartier Port Marianne, à Montpellier, informe Ateliers A+, qui assurera la maîtrise d’œuvre aux côtés de Per Ingénierie, dans un post LinkedIn le 25 mars. Ce bâtiment en R+5, répartis sur 2 bâtiments reliés par un socle commun abritant un parking semi-enterré de 26 places et un local vélos en rez-de-chaussée. La livraison est prévue en 2027.
Perpignan : AAVP Architecture retenu pour le futur Palais de justice
Retenu pour la construction du nouveau palais de justice de Perpignan, qui sera érigé sur la dalle Arago, le cabinet parisien AAVP Architecture dévoile les premières images du futur édifice, révèlent nos confrères de L’Indépendant ce 25 mars. Au total, 3.060 m² seront rénovés et de 9.270 m² supplémentaires seront réalisés, sous le contrôle de l’Agence pour l’immobilier de la justice (APIJ), représentant un investissement de 48,6 M€. La livraison est prévue en 2029. « L’ensemble des services du palais Arago seront déménagés en 2026-2027 dans un deuxième site temporaire, attenant à celui de la cour d’assises », précise L’Indépendant.
Des potins immo ? Une nomination ? Des initiatives et projets ?
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Au marché
Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.
APPELS D’OFFRES
Occitanie
Trifyl lance un avis pour le transport des déchets ménagers recyclables.
BTP 👷♀
Occitanie Est
Le GHT Cévennes-Gard-Camargue lance un avis pour la construction d'un ensemble de bâtiments hospitaliers sur le Centre Hospitalier de Pont Saint Esprit.
La CPAM 66 lance un avis pour la maîtrise d'oeuvre pour le réaménagement du site « MASSANE ».
L'EPTB Gardons lance un avis pour le renforcement du soutien d'étiage du barrage de Sainte Cécile d'Andorge.
Territoire 34 lance un avis pour le concours de maîtrise d'œuvre pour la refonte du groupe scolaire et de la crèche de Saint Clément de Rivière.
La commune du Grau-du-Roi lance un avis pour les travaux de réhabilitation de l'école élémentaire André Quet et de l'actuelle école maternelle E. Tabarly.
La commune de Vauvert lance un avis pour les travaux d'aménagement de l'espace Nelson Mandela à Vauvert.
VNF lance un avis de mission de maîtrise d'œuvre afin d'effectuer la maintenance lourde de l'écluse de Saint Gilles.
La commune de Vergèze lance un avis pour la démolition et la reconstruction des vestiaires du stade d'honneur.
La commune Les Angles lance un avis pour le maîtrise d'œuvre dans les domaines des infrastructures, du génie civil, des VRD, de l'hydraulique, des bâtiments et de l'urbanisme.
Le Pays de l'Or lance un avis pour accord-cadre pour les travaux d'aménagement dans le cadre de la requalification de la ZAE de Fréjorgues Ouest.
La mairie de Perpignan lance un avis pour la construction du groupe scolaire Saint Assiscle.
Occitanie Ouest
La communauté d'agglomération de l'Albigeois lance un avis pour les travaux de modernisation et d'extension des espaces aquatiques.
Le Syndicat mixte du bassin Célé Lot Médian lance un avis pour l'étude et maîtrise d'oeuvre pour la création d'un ouvrage de ralentissement dynamique des écoulements sur le ruisseau de Planioles.
La mairie de Villeneuve-Tolosane lance un avis pour la rénovation énergétique du groupe scolaire Maurice Ravel.
Le Département du Tarn lance un avis pour les travaux d'application de signalisation horizontale sur les routes départementales.
Le SDEE de la Lozère lance un avis pour la création d'un réseau de chaleur au bois déchiqueté à Saint Etienne Vallée Française.
La commune d'Estadens lance un avis pour le concours de maîtrise d'œuvre et d'aménagement paysager pour la création de la centralité villageoise du Cap d'Arbon.
L'INSA Toulouse lance un avis pour les travaux de construction de la halle de transfert technologique.
Le CNRS Midi-Pyrénées lance un avis pour le concours restreint destiné à confier une mission de maîtrise d'œuvre pour la construction neuve d'un bâtiment "BAT INNOV" pour le compte du CNRS-LCC à Toulouse.
Collectivités 👥
Occitanie Est
La commune de Collioure lance un avis pour l'élaboration de la carte locale d'exposition au recul du trait de côte de la commune de Collioure Etude des falaises et des côtes rocheuses.
Déchets 🗑️
Occitanie Ouest
La mairie de Tarbes lance un avis pour le stockage, traitement et recyclage des déchets.
La communauté de communes Bassin Auterivain Haut-Garonnais lance un avis pour les travaux de réhabilitation et de mise aux normes de la déchèterie d'Auterive.
Eau / Assainissement 💧
Occitanie Ouest
Le Syndicat mixte du bassin Célé Lot Médian lance un avis pour l'étude et maîtrise d'œuvre pour la conception des ouvrages de protection contre les inondations de Lafarrayrie, Sainte-Claire et la protection du Village de Ceint d'Eau.
Événementiel 🎪
Occitanie Est
La SPL Occitanie Events lance un avis pour les prestations d'aménagements d'espaces événementiels.
Immobilier 🏟️
Occitanie Est
La TaM lance un avis pour la création de la nouvelle station Bouillargues.
Mobilités 🚲
Occitanie Ouest
La Région Occitanie lance un avis pour l'étude de tarification multimodale des transports dans l'aire de la métropole toulousaine.
Ports ⚓
Occitanie Est
Le port de Saint-Cyprien lance un avis pour l'expertise et l'entretien des ouvrages maritimes.
Services 📋
Occitanie Est
La Ville d'Argelès-sur-Mer lance un avis pour le mobilier des espaces de réception à la Maison de la Mer.
La mairie de Perpignan lance un avis pour l'entretien et la maintenance des pelouses des stades Aimé Giral, Gilbert Brutus et autres terrains.
L'Université Toulouse Jean Jaurès lance un avis pour les prestations d'entretien des espaces verts.
Tourisme 📷
Occitanie Ouest
La mairie de Capvern lance un avis pour la concession de service public pour l'exploitation des établissements thermaux Hount Caoute et Bouridé et de l'établissement thermo ludique de la commune.
ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ
La communauté de communes Bassin Auterivain Haut-Garonnais attribue le marché de réalisation de travaux pour la construction d'un centre aquatique intercommunal à Auterive à sarl AVCOBOIS, MIDI AQUITAINE ETANCHEITE - M.A.E, LABASTERE 31. Les autres lauréats sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 3 389 010,99 euros.
La SPL 30 attribue le marché de travaux de sécurisation du complexe hydraulique formé par les barrages de Sainte-Cécile d'Andorge et des Cambous au Groupement EIFFAGE GC Infra Linéaires Etablissement FOREZIENNE / EIFFAGE Génie Civil / Etablissement JOUVERT / CARPI TECH B.V. PARIS BRANCH. Valeur totale du marché : 20 989 888,4 euros.
La Dirmed attribue le marché de réalisation des travaux de réhabilitation sur les routes du Réseau National Structurant de la Direction Interdépartementale des Routes Méditerranée à SAS ROUTIERE DU MIDI / EUROVIA PACA, EIFFAGE ROUTE GRAND SUD ETS EST LANGUEDOC ROUSSILLON et COLAS FRANCE SAS. Valeur totale du marché : 12 000 000 euros.
La SPL Arac Occitanie attribue le marché de concours restreint de maîtrise d'œuvre pour la construction d'un cinéma multiplexe en centre-ville de Foix à selarl GGR ARCHITECTES. Valeur totale du marché : 616 945,17 euros.
La Région Occitanie attribue le marché de fourniture de services de collecte à très Haut débit et services de sécurité associés pour le réseau THD'Oc à ORANGE CYBERDEFENSE et BOUYGUES TELECOM. Valeur totale du marché : 20 000 000 euros.
La communauté de communes Albères Côte Vermeille Illibéris attribue le marché de projet d'aménagement d'une zone d'activité à vocation commerciale 'Porte des Albères' située sur la commune d'Argelès-sur-Mer à Travaux Publics 66, Arelec Tp et Palm Beach Paysages. Valeur totale du marché : 504 067,13 euros.
Plus de marchés ici
La mairie de Fonsorbes attribue le marché de mise à disposition, installation, entretien, maintenance et exploitation de panneaux publicitaires et d'expression libre sur le domaine public à ATTRIA. Valeur totale du marché : 97 3444 euros.
Tisséo Collectivités attribue le marché de maîtrise d'oeuvre complète des études et de la réalisation de la remise en état de la plateforme de tramway entre les stations Fer à Cheval et Arènes sur la commune Toulouse à NGEROP CONSEIL ET INGENIERIE. Valeur totale du marché : 194 740 euros.
Le Centre Hospitalier de Lannemezan attribue le marché de conception, réalisation, maintenance d'une chaufferie bois/gaz et d'un réseau de chaleur et mise en œuvre d'un pilotage énergétique de l'ensemble du patrimoine immobilier à ENGIE ENERGIE SERVICES- ENGIE SOLUTIONS. Valeur totale du marché : 4 447 726 euros.
Le Département du Lot attribue le marché d'unification par restructuration du collège "Les 7 Tours" à Martel à LAGARRIGUE, REALISATIONS JAUZAC, SMAC. Les autres titulaires sont à retrouver ici. Valeur totale du marché : 5 185 323,47 euros.
La DSNA/DTI attribue le marché d'achat de générateurs Radio Fréquence option avionique à Versys. Valeur totale du marché : 628 541 euros.
L’agenda
Vos événements en Occitanie.
Lundi 31 mars :
Webinaire « Adoptez une vision socialement responsable pour vos achats », organisé par la Cress Occitanie, le marché de l'inclsion et le Coorace Occitanie à 16h. Informations et inscription ici.
Mardi 1er avril :
Salon Travail-Avenir-Formation (TAF), organisé par la Région Occitanie, à Narbonne (Aude). Plus d'infos ici.
Mercredi 2 avril :
Salon Travail-Avenir-Formation (TAF), organisé par la Région Occitanie, à Rodez (Aveyron). Plus d'infos ici.
Salon Travail-Avenir-Formation (TAF), organisé par la Région Occitanie, à Tarbes (Hautes-Pyrénées). Plus d'infos ici.
Jeudi 3 avril :
Journée de rencontres avec le Ministère des Armées et des anciens combattants dédiée aux achats stratégiques et aux rencontres B to B, organisée par Leader Montpellier dès 9h à Montpellier. Toutes les informations ici. Inscription là.
Rencontre Économique Franco-Allemande organisée à l'ocassion de la 7ème Quinzaine Franco-Allemande d’Occitanie 2025 au Domaine de Verchant (Castelnau-le-Lez, 34).Plus d'infos ici et inscription là.
Lundi 7 avril :
Afterwork "lundis CCI" sur le thème "Bien-être mental et émotionnel" à Sète. Informations ici et inscription là.
Mardi 8 avril :
Journée thématique dédiée à l'achat durable et à l'économie circulaire dans le secteur du BTP, organisée par le Réseau Régional RES'OCC, Envirobat Occitanie et la Communauté de communes La Domitienne Envirobat Occitanie. Plus d'informations ici et inscription là.
Webinaire "Comment l'IA peut aider les entreprises dans l'automatisation des process ?", organisé par le Réseau Entreprendre Occitanie Méditerranée et Gemme Hérault. Plus d'informations ici et inscription là.
Lab Immo Midi Libre « Innovation et durabilité : les nouveaux horizons de la rénovation », organisé à l'Hôtel Saint Côme à Montpellier. Inscription obligatoire ici.
Conférence DD&RS "Comment concevoir des projets soutenables" organisée par Polytech Montpellier en partenariat avec Suez, à 18h30 dans l'amphithéâtre Serge Peytavin (Université de Montpellier, campus Triolet). Inscriptions ici.
Journée des métiers de la transition organisée par l'Agence de développement et des transitions et l'Île des possibles à la CEMD (Montpellier) de 9h à 21h30. Informations et inscription ici.
Plus d'événements ici
Mercredi 9 avril :
Salon Travail-Avenir-Formation (TAF), organisé par la Région Occitanie, à Auch (Gers). Plus d'infos ici.
Matinée "Occitanie, Terre de Bâtisseurs - Acte 2" autour du logement et des territoires au Belvédère, à l'Amphithéâtre Toulouse Garonne. Inscription gratuite ici.
Jeudi 10 avril :
Salon Travail-Avenir-Formation (TAF), organisé par la Région Occitanie, à Béziers (Hérault). Plus d'infos ici.
Salon Travail-Avenir-Formation (TAF), organisé par la Région Occitanie, à Figeac (Lot). Plus d'infos ici.
CibleWeb Connect à Toulouse, organisé par l'agence Cibleweb (Béziers), Novotel Toulouse Compans Caffarelli. Inscription ici.
Débats d'Élixir : « Quel vin veut le consommateur aujourd'hui ? », organisé par Midi Events à Vinocap au Cap d'Agde. Inscription ici.
Mardi 15 avril :
Rencontre “Montpellier 2050, la transition à portée de main”, coorganisée par les Shifters et le CEA de 11h à 12h30 à la Gazette Café de Montpellier. Plus d'infos ici.
Mardi 29 avril :
Afterwork des chefs d'entreprises organisé par le Medef Gard à partir de 18h au Drop (Nîmes). Plus d'informations ici.
Mardi 20 mai :
19ᵉ Assises Nationales du Centre-Ville à l'Université de Médecine de Montpellier à 18h30. L'événement s'étendra jusqu'au jeudi 22 mai. Informations ici et inscription là.
Grande soirée Économie Business « La crise, et après ? » avec Jacques Attali, économiste et écrivain, organisée par Blue Invest et le club des entrepreneurs Sète Cap d'Agde Méditarranée à 19h au théâtre Molière à Sète (34). Plus d'infos et inscription ici.
Mercredi 21 mai :
Soirée organisée par Réseau Entreprendre Occitanie Méditerranée pour mettre à l'honneur ses 31 lauréats 2024 au phare de l'Espiguette (Grau-du-Roi, 30) à partir de 18h. Inscription ici.
Jeudi 22 mai :
Rencontre acheteurs-fournisseurs de la filière textile organisée à la CEMD de Montpellier par la CRESS Occitanie, la Métropole de Montpellier, RECYCL’Occ Textile et RES’OCC. Inscription ici.
Jeudi 5 juin :
Débats d'Élixir : « Comment faire venir les investisseurs ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.
Du vendredi 13 au dimanche 15 juin :
Salon des agricultures méditerranéennes à Villeveyrac (34) organisé par Midi Events et Sète Agglopôle Méditerranée. Plus d'informations ici.
Samedi 14 et dimanche 15 juin :
8ᵉ édition des 24H Saint-Pierre. Plus d'infos ici.
Lundi 16 juin :
Afterwork "lundis CCI" sur le thème "Le rôle de l'éducation dans la construction d'un avenir meilleur" à Sète. Informations ici et inscription là.
Mardi 8 et mercredi 9 juillet :
Rendez-vous “Rencontres nationales de l’ingénierie territoriale” organisé par l’AITF et le Centre national de la fonction publique territoriale, au Centre Pierre Baudis à Toulouse (Haute-Garonne). De 9h à 17h. Plus d’infos ici.
Lundi 8 septembre :
Afterwork "lundis CCI" sur le thème "L'IA et son impact sur la société" à Sète. Informations ici et inscription là.
Jeudi 18 septembre :
Débats d'Élixir : « Comment appréhender les nouvelles tendances ? », organisé par Midi Events dans le Gard (lieu à définir). Inscription ici.
Jeudi 9 octobre :
Débats d'Élixir : « Comment s'affranchir de la loi Évin ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.
Jeudi 13 novembre :
Débats d'Élixir : « L'eau : une ressource vitale pour le vin », organisé par Midi Events au siège de L'Indépendant. Inscription ici.
Lundi 17 novembre :
Afterwork réseautage "lundis CCI" sur le thème à Sète. Informations ici et inscription là.
Jeudi 27 novembre :
Débats d'Élixir : « L'oenotourisme est-il la solution ? », organisé par Midi Events aà Pays d'Oc (34). Inscription ici.
Jeudi 18 décembre :
Débats d'Élixir : « La recherche est-elle optimiste ? », organisé par Midi Events au siège de Midi Libre (Saint-Jean-de-Védas). Inscription ici.
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Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
- EcoMatelas inaugure sa nouvelle usine de matelas recyclés
- La nouvelle stratégie du Groupe PSI Sécurité
- Portrait de Jalil Benabdillah, nouveau président de la fédération nationale des agences d’attractivité
Pour ToulÉco :
- Parcs d'attraction : Fabrikus World sur les traces de Spirou Provence
- Interview longue de Florence Lambert (Genvia)
- Portrait de Cyril Brun (Banque Populaire du Sud)
- Axeptio (gestion du consentement sur Internet)
BoisMAG :
- Enquête nationale sur les terrasses bois, parution en avril.
RÉDACTIONS
Magazine l'Occitan : pour fin mai 2025, co-rédaction d'un magazine papier portant sur l'actualité économique de la région.
Occitanie News (Région Occitanie) : pour mars 2025 , rédaction du portrait de Nadia Landry (Fédération des entreprises d'inserion), et de deux brèves sur The Game Bakers (studio de jeux vidéo) et Slice (projet scientifique d'analyse de la salive des astronautes porté par le CHU de Montpellier et l'Université de South Wales). La newsletter Occitanie News de février est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.
Barba : rédaction du premier magazine « L’Écho des Océans », édité par le Groupe Barba, en lien avec l’agence Janvier.
Profils Systèmes : deux reportages pour le prochain magazine Signature : Hôtel Horizon Massanne (Baillargues) et Bâtiment Etic (Cambacérès, Montpellier).
Septeo : rédaction de deux articles : entretien avec Franck-Éric Odoux, transfert de la gestion des saisies des rémunérations aux CDJ : Septeo CDJ se prépare , et article sur Septeo Solutions CDJ qui développe un logiciel pour la facturation électronique (mars 2025).
ANIMATIONS
8 avril : Lab Immo Midi Libre, CCI Hérault (site de Montpellier).
8 avril : animation d'une conférence SIQO dans le cadre de la 7ème Quinzaine Franco Allemande d’Occitanie à Lattes-Maurin (34).
10 avril : CibleWeb Connect à Toulouse, organisé par l'agence Cibleweb (Béziers), Novotel Toulouse Compans Caffarelli. Inscription ici.
28 avril : animation d’une journée Sécurité sur le site de Carte Noire à Lavérune (34).
13 mai : animation d'une conférence sur le financement des entreprises lors de la Féria des Entrepreneurs à Béziers (34).
21 mai : séquences sur les Assises nationales du Centre-Ville, Opéra Comédie, Montpellier.
23 mai : congrès régional des DGS, au Kiasma à Castelnau-le-Lez (34).
27 juin : 3e édition de l'événement Bâtisseurs de Futurs de la FFB Occitanie, Montpellier.
2 juillet : Soirée Réseau Agencehv au Cap d'Agde (34).