Les indiscrétions
La force du réseau
Semaine du 5 octobre 2026
À l’affiche
Parce qu’elles et ils le valent bien

Maximilien Pellegrini, Groupe Nicollin (exclusif)
L’ex-DG adjoint de Suez (22 ans au sein du groupe, entre 2001 et 2023), qui fut notamment en charge de la France et de l’Italie, est pressenti pour être nommé président du pôle Environnement (collecte des déchets, propreté urbaine et eau) du Groupe Nicollin (Montpellier), apprennent Les Indiscrétions de source proche. Le Groupe Nicollin est en passe d’être repris majoritairement par Morgan Stanley Infrastructure Parners (MSIP). Ce Pôle Environnement génère 500 M€ de revenus en 2025.
Sur le même sujet : Les Nicollin gardent le foot et cèdent la collecte des poubelles

Nicolas Granier, Aerospace Valley
Il est élu président du pôle de compétitivité Aerospace Valley (pôle de compétitivité dédié au spatial, basé à Toulouse), en assemblée générale, ce 29 septembre, apprennent Les Indiscrétions. Il succède à Bruno Darboux, en poste depuis 2021. Nicolas Granier vient de rejoindre Airbus au poste de responsable du développement de l’écosystème aéronautique et spatial et des relations externes en matière de développement durable pour la France.
Le pôle de compétitivité a financé 1.130 projets depuis sa création en 2005, pour un montant de 2,613 Md€. Son réseau se compose de 835 membres, dont 730 PME, ETI et startups.

Philippe Peyrot, FEDESSA
Il est élu président de la Fédération Européenne des Associations de Self-Stockage (FEDESSA), apprennent Les Indiscrétions le 28 septembre sur le site internet de la Fedessa. Le PDG de la société toulousaine Annexx, spécialiste de la location de box de stockage est élu pour un mandat de deux ans, le 23 septembre, lors de la conférence annuelle de la Fédération, à Wiesbaden, en Allemagne.

Philippe Smolders, Conecsio accélère la recherche clinique
Prédire les chances de succès d’un essai dès sa conception, identifier les bons patients, trouver les bonnes données cliniques… La medtech montpelliéraine Conecsio, qui développe une plateforme européenne destinée à réduire les risques et accélérer les essais cliniques avant même leur lancement, entend « ouvrir une nouvelle voie pour accélérer la recherche clinique en Europe », explique son président, Philippe Smolders. Sa plateforme réunit données de santé, technologies d’intelligence artificielle et outils numériques dédiés aux patients, « pour sécuriser et optimiser les étapes clés de l’amont des essais cliniques ». Elle cible les chercheurs, les hôpitaux et les industriels.

Ménard et Chaudoir contre-attaquent sur le tarmac
Trop d’aéroports en Occitanie Est ? La sortie de Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de 3M, qui plaide pour une rationalisation de la carte des aéroports dans la région, révélée dans Les Indiscrétions dès le 31 août lors d’un reportage sur la REF à Paris (à croquer ici), n’est pas du goût du maire de Béziers, Robert Ménard, président du Syndicat mixte de l’aéroport Béziers Cap d’Agde. « Michaël Delafosse et Emmanuel Brehmer, directeur de l’aéroport de Montpellier Méditerranée, ont la volonté de faire de l’aéroport de Montpellier le seul aéroport de l’est de l’Occitanie. Pour cela, ils n’ont qu’une idée en tête : faire fermer les aéroports de Nîmes et de Béziers – Cap d’Agde. Cette logique, c’est celle de la métropolisation, de la fracture entre les grandes villes et le reste du pays, celle qui a relégué la majorité de la population dans la France périphérique. Nous ne serons pas les cocus de l’histoire. Si vous avez été incapables de maintenir les liens avec Ryanair, c’est votre problème. Si le nombre de passagers diminue à Montpellier, c’est votre problème. Si Transavia vous fait du chantage, c’est votre problème. » Pas fan de Ménard, Delafosse a lâché le 25 septembre : « Ce n’est pas le Canon Français (buffets patriotiques, accueillis à Béziers entre autres) qui va contribuer au rayonnement économique. » En clair, ils ne passeront pas leurs vacances ensemble. Mais un petit débat, en revanche, on n’est pas contre.
« Ce qu’on présente comme une rationalisation, c’est en fait la fermeture de notre aéroport au profit de Montpellier. Nous ne l’accepterons pas, déclare le 5 octobre Gwendoline Chaudoir, présidente de l’agglo Hérault Méditerranée. L’aéroport Béziers Cap d’Agde n’est pas une petite structure dont on pourrait se passer. Il accueille près de 300.000 passagers par an. Il fait vivre 100 emplois directs et environ 600 emplois indirects, et rapporte près de 60 M€ par an à son territoire. »
Sur le même sujet : Aéroport de Montpellier : protocole d’intention pour une desserte par le tramway

Chantal Mauchet, préfecture de l’Hérault / Serm et aéroports
Interrogée le 1er octobre sur l’avancée du Serm (service express régional métropolitain) du grand Montpellier, la préfète de l’Hérault précise que le projet est « en attente de labellisation. Ce Serm prévoit 1 Md€ d’investissements à l’horizon 2040. C’est considérable, mais réalisable. Il s’agit de répondre à des enjeux majeurs de mobilité, afin d’articuler la route et le ferroviaire, de créer des jonctions entre bus à haut niveau de service et TER ». Reste à connaître la part de financement de l’État, qui n’a plus de sous.
Concernant la rationalisation de la carte régionale des aéroports, qui tend les relations entre les maires de Montpellier et Béziers (lire ci-contre) : « L’entreprise est libre. J’observe néanmoins que tous les aéroports souffrent, avec l’explosion du prix du kérosène, qui met les compagnies aériennes en difficulté. Ce serait très bien que les aéroports d’Occitanie Est s’entendent, pour développer des synergies. Le trafic de l’aéroport de Montpellier est très concurrencé par le TGV, qui satisfait les liaisons d’affaires. »

Tassadit Quivy, Clelia Oliva, la French Tech Méditerranée crée le lien avec les collectivités
Comment les startups de la French Tech Méditerranée (présidente : Tassadit Quivy) et les collectivités peuvent-elles mieux travailler ensemble ? Dans un intérêt croisé : les startups apportant des solutions innovantes multiples aux communes et intercommunalités, pour les aider notamment dans la transition digitale, climatique et environnementale. Les collectivités, de leur côté, pouvant être pour les startups un terrain d’expérimentation et un débouché business de proximité. C’est l’esprit du débat qui s’est tenu ce 2 octobre, lors du Salon des communes et intercommunalités de l’Hérault, avec Clelia Oliva (Terratis), Julien Bellot (Factory Club) et Victor Kahn (Cykero), côté startups et, côté collectivités, Gwendoline Chaudoir (Hérault Méditerranée, qui a notamment détaillé la démarche Station T), Claude Laateb, maire de Lodève, Paulette Gougeon, maire de Lunel (qui a insisté sur le bon positionnement du curseur du risque à utiliser une solution innovante, pour la collectivité) et Jérôme Boisson, président de Lunel Agglo. À ce jour, à l’échelle nationale, 2 % de la commande publique est aujourd’hui attribuée aux start-up et scale-up. « S’il n’y a pas de marché local, il n’y a pas de développement local », résume Clelia Oliva, vice-présidente de la French Tech Méditerranée.
> Agencehv a eu le plaisir d’animer cet échange de 50 mn dans les allées du Salon. Nos références en matière d’animations accessibles en cliquant ici.

Jules Nyssen (SER), transition énergétique (The Shifters LR)
Président du Syndicat des énergies renouvelables, il intervient lors d’un débat sur la robustesse de l’économie face aux enjeux climatiques et énergétiques, le 19 novembre à Montpellier, organisé par Les Shifters Languedoc-Roussillon, annonce l’association ce 2 octobre. Rendez-vous le 19 novembre à 18h, Salle des Rencontres de l’Hôtel de Ville de Montpellier. Inscription gratuite mais obligatoire (inscriptions ici).
Un panel exquis, à découvrir là
Jules Nyssen y donnera son regard sur les enjeux de la filière des énergies renouvelables et leurs répercussions sur le tissu économique local, aux côtés de Clément Caudron (chef de projet du Plan Robuste de Transition de l’Économie, The Shift Project), qui présente ce nouveau plan, et de Julien Tuffery (PDG de l’Atelier Tuffery), qui revient sur la transformation de son activité textile ancrée dans le territoire.

Fatima Ezzahra El Mansouri, la Première ministre marocaine by Montpellier
Pour la première fois de l’histoire, le roi du Maroc, Mohammed VI, nomme une femme à la tête de son gouvernement : Fatima Ezzahra El Mansouri. Le parti de la maire de Marrakech, le Parti Authenticité et Modernité (PAM), vient de remporter les élections législatives. Anecdote : la nouvelle cheffe du gouvernement marocain a suivi ses études supérieures à la Faculté de Droit de Montpellier. Cette nomination lui vaut d’ailleurs un post sympathique de Guylain Clamour, doyen de la faculté de droit et de science politique de la préfecture héraultaise, rappelant qu’elle y a obtenu son DEA de droit des contrats d’affaires en 1999.

Sarah Nguyen Cao Khuong, Agencehv
5 octobre 2020 / 5 octobre 2026 : bon « anniversaire hv » à celle qui a été la première à rejoindre l’aventure Agencehv, en plein Covid. Il fallait y croire. Y compris, et surtout, de son côté, d’ailleurs. Sarah est devenue, depuis, directrice déléguée, cheffe de projets, animatrice de débats, comme ce 29 septembre à l’Opéra Comédie sur le thème de l’immobilier, et, surtout, maman d’une petite Chloé.
Deux anecdotes relatives à son recrutement : lorsque je lui ai annoncé son embauche, elle m’a demandé « Pourquoi me recruter moi, plutôt qu’un autre profil ? » Petit temps d’arrêt, car je ne m’attendais pas à cette question. « Parce que je vous fais confiance », ai-je répondu, à l’instinct. Jusqu’à preuve du contraire, nous ne nous sommes pas trompés.
Deuxième anecdote, vestimentaire pour le coup : le 5 octobre 2020 au matin, Sarah est venue coiffée d’un chapeau. Un dress code assez frappant pour que je m’en rappelle, et qui ne s’est plus jamais renouvelé. Allez donc comprendre la signification (ou pas) du message.

Yann Gimmig, Stelec
Il reprend la Société tarnaise électrique (Stelec, installation et rénovation de postes-sources, Moulayres, Tarn), apprennent Les Indiscrétions sur son profil LinkedIn. Dans le cadre de cette reprise, il a notamment été aidé par IRDI Capital Croissance et Tarn Capital Investissement. Créée en 1993 par Jean-Marc Colin, Stelec avait déjà été reprise en 2019 par Pascal Guillot. Le repreneur souhaite « capitaliser sur la rigueur de l’entreprise et sa compétence technique en développant son engagement sociétal ».

Laetitia Laden Pelletier, Nutrition & Santé
Le groupe Nutrition & Santé, basé à Revel (31) et spécialisé dans la conception et développement de solutions nutritionnelles, annonce la nomination de Laetitia Laden Pelletier au poste de Directrice Corporate RH, RSE, communication corporate et transformation, apprennent Les Indiscrétions le 1er octobre. Elle est présente au sein du groupe depuis 2003.

Stéphane Roulon, MB Therapeutics / Choose Occitanie
Le président et cofondateur de MB Therapeutics (fabrication de cartouches pharmaceutiques dédiées aux médicaments imprimés en 3D, 12 salariés, Montpellier) prépare une nouvelle levée de fonds « de plus de 4 M€ » pour la fin de l’année, confie-t-il aux Indiscrétions. Ce, alors que l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) vient d’accorder à MB Therapeutics une autorisation d’ouverture d’établissement pharmaceutique (lire en « Décodage »). « Nous passons d’un laboratoire à un site de production. Cette 2e levée de fonds va permettre une accélération commerciale, en France et en Europe », explique le décideur, qui intervient ce 7 octobre au matin lors des premières Rencontres Choose Occitanie (Montpellier, Cité de l’économie et des métiers de demain, à partir de 9h30, inscriptions en cliquant ici).
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Aurore Marie, Cilcare en Asie
Elle prend la tête de Cilcare K.K., la nouvelle filiale japonaise de Cilcare (société de biotechnologie montpelliéraine pionnière des sciences auditives, CEO et co-fondatrice : Célia Belline), créée à Tokyo pour accélérer l’expansion du groupe en Asie-Pacifique, annonce l’entreprise ce 29 septembre.
Aurore Marie a déjà joué un rôle dans l’implantation du groupe aux États-Unis, à Boston. Cilcare s’appuie notamment sur son partenariat noué en 2024 avec le laboratoire japonais Shionogi, ainsi que sur le soutien de Business France, de la Chambre de Commerce et d’Industrie française au Japon, du réseau Enterprise Europe Network, de la Région Occitanie et de la JETRO.
Sur le même sujet : Biotech : Sanofi entre au capital de Cilcare

Delphine Specht Rousseau, Yannick Puget, prix jury du Numérique (La Mêlée Numérique)
Ils reçoivent le prix du jury de la Femme et de l’Homme du numérique (Femina Numerica et Homo Numericus), ce 1er octobre, à La Mêlée Numérique, à Toulouse. Delphine Specht Rousseau est la directrice générale et co-fondatrice de Leasétic (location et reconditionnement matériel numérique, Toulouse) et Yannick Puget est responsable de la partie informatique de la Mutualité Sociale Agricole, à Montauban (82).

Sandrine Mathon, Victor Kahn, prix public du numérique (La Mêlée Numérique)
Ils reçoivent le prix du public de la Femme et de l’Homme du numérique (Femina Numerica et Homo Numericus), ce 1er octobre, à La Mêlée Numérique, à Toulouse. Sandrine Mathon est la cheffe du service données de la Métropole de Toulouse, et Victor Kahn, désormais directeur des affaires publiques du groupe Cykero (Montpellier, matériel électronique seconde main).

Stéphane Pommier, DGS de Frontignan
Il devient, le 1er octobre, le nouveau directeur général des services de la ville de Frontignan-La Peyrade (maire : Michel Arrouy). Stéphane Pommier a occupé ce même poste dans les villes de Meschers-sur-Gironde (17), Le Luc-en-Provence (83), Le Barcarès (66) ou encore Nérac (47). « Un retour aux sources », comme le souligne le principal intéressé, qui a réalisé son master en droit à l’Université de Montpellier.
ARTICLE PARTENAIRE
« Le sport est un formidable vecteur d’engagement, de partage et de cohésion » : plongée dans Sportissime, plus grande manifestation sportive gratuite de France
Les 26 et 27 septembre, les 27 hectares du lac du Crès (34) accueille la 7e édition de Sportissime, « la plus grande manifestation sportive gratuite de France, pour rendre le sport accessible à tous », pose le Cercle Mozart, organisateur. « À travers cet événement, nous souhaitons montrer que le sport peut trouver sa place dans la vie de chacun », résume Jean-Marc Maillot, président du Cercle Mozart.

180 barnums, 100 disciplines sportives, 30 000 visiteurs, un événement gratuit et ouvert à tous. Avec Sportissime, la 2e ville la plus sportive de France après Paris fête le sport comme il se doit. Il y en a pour tous les goûts, pour le plus grand bonheur des enfants notamment : foot, basket, arts martiaux, boxe, cyclisme, paddle, parkour, pôle Dance, escrime, fitness et bien-être, waterpolo, tir à l’arc, pétanque, tennis, volleyball, handball, art martial comme le Lam Son Vo Dao, sports nautiques… Au programme : initiations, démonstrations, entraînements, cours collectifs, rencontres avec des champions, séances de dédicaces, défis sportifs, animations, ou aussi des surprises, comme l’atterrissage, samedi après-midi, de l’hélicoptère de la gendarmerie, et la possibilité pour les enfants de monter à bord, le temps d’une photo.
« Le sport permet aux enfants de prendre confiance en eux »
« À part les food trucks, tout est gratuit, y compris le manège », précise Jean-Marc Maillot. L’objectif est de « permettre à toutes ces familles de passer deux jours pour découvrir, pratiquer, s’amuser ». Un vrai succès populaire, habilement placé entre la fin de la canicule et le début des épisodes cévenols. L’événement a attiré 30 000 visiteurs sur les deux jours, contre 5 000 à la première édition. « Les gens peuvent s’essayer à beaucoup de sports. Cette dimension de découverte gratuite des sports- y compris les animations -, dans le théâtre du lac du Crès, fait le charme de Sportissime, glisse Séverine Lucarcy, directrice de la communication de la Caisse d’Epargne LR, partenaire depuis la première édition. Le sport est important pour que les enfants prennent confiance en eux-mêmes, s’ouvrent, se sociabilisent, au-delà des valeurs évidentes de solidarité, de santé et d’engagement. Je remarque que c’est un événement qui grossit année après année, attirant de plus en plus de monde et de club. Ce partenariat s’inscrit dans notre volonté d’accompagner le sport professionnel et amateur. »

Hervé Martin, 3M : « On veut faire de la métropole de Montpellier la première métropole de France en sport féminin »
« L’objectif de cette édition est de mettre en avant le sport féminin et l’handisport », à travers un partenariat avec la Métropole de Montpellier. « On veut faire de la métropole de Montpellier la première métropole de France en sport féminin. On se donne trois ans pour y arriver. Nous aidons en priorité les grandes équipes féminines du territoire : BLMA (basket), MHSC Volley féminin, MHR (rugby), Montpellier FC (foot), projette Hervé Martin, vice-président de 3M. Pour cela, nous sommes allés récupérer 650.000 euros dans les grands clubs masculins. Alors, ça a ‘couiné’ un peu, mais c’est un choix volontariste que nous faisons, parce que le modèle économique du sport féminin est insuffisant. Et, de son côté, le modèle économique du sport masculin est parfois un peu malade. À travers le sport féminin, on peut inventer de nouveaux modèles, dont pourra s’inspirer, peut-être, le sport masculin. »
Sur le même thème :
« Charles Alloncle et Laurent Joffrin, l’audiovisuel public en débat (Controverses by Mozart) »
« Le Cercle Mozart à Paris »
« Ce qu’il faut retenir de l’intervention de Delafosse au Cercle Mozart »
« Table des maires, implantations à Perpignan et Paris… Le Cercle Mozart s’impose dans le débat d’idée »
J’en apprends plus ici
Patrice Canayer, Région Occitanie : « Le sport est maltraité au niveau national »
« Qu’un cercle de réflexion comme le Cercle Mozart s’investisse autant sur la promotion du sport, ce n’est pas quelque chose de naturel. À ma connaissance, dans notre région, c’est le seul endroit où ça se fait, donc, félicitations ! Car c’est l’association du secteur privé avec le secteur public qui permet le développement du sport.
On entend beaucoup de gens parler de sport, mais on entend très peu les acteurs du sport. .
Il faut tirer un signal d’alarme. C’est-à-dire qu’après les Jeux Olympiques qui ont fait naître de grands espoirs sur la pratique des sports, avec une volonté collective très forte, suivie de moyens qui étaient affectés, on assiste aujourd’hui à un reflux (des budgets, note). Et même si je conçois la conjoncture économique, je pense que le sport est maltraité par rapport à la culture, par exemple au niveau national.
Ici, on est dans un territoire privilégié parce que, historiquement, depuis des années et des années, la place du sport est très importante. Cela continue et c’est bien. Mais ce n’est pas la réalité partout.
Il faut que le sport soit à minima traité avec les mêmes égards que la culture. C’est important pour au moins trois raisons.
D’abord, par rapport à la visibilité, à ce que ça représente. On l’a vu avec les Jeux Olympiques et l’attractivité que ça amène sur nos territoires, voire même le sentiment d’appartenance à un pays ou à une ville, qui est par les temps qui courent quelque chose de très important.
La deuxième raison, c’est pour des raisons de santé. Au moment où on se pose la question de la santé mentale chez les jeunes, au moment où on se pose la question de l’obésité, je ne connais, à part la nutrition, qu’un vecteur, c’est la pratique de l’activité sportive.
Enfin, un point crucial : des présidents de clubs alertent sur la difficulté à participer aux championnats régionaux, car se déplacer dans toute la région devient quasi-impossible. Il faut une mobilisation du mouvement sportif, pour, à quelques moins de l’élection présidentielle, être exigeant sur la place qui est donnée au sport. »
80 bénévoles sur 5 jours
Il s’agit aussi, à travers Sportissime, de célébrer l’engagement discret de milliers de passionnés : associations, clubs, éducateurs, bénévoles, dirigeants et, bien sûr sportifs ; « Le sport est bien plus qu’une pratique : c’est un formidable vecteur d’engagement, de partage et de cohésion, un outil de santé, de citoyenneté, de solidarité, de dépassement de soi et de vivre-ensemble. »
L’événement est financé par le fonds de dotation Amadeus by Cercle Mozart, qui compte 35 à 40 partenaires, et Montpellier Méditerranée Métropole. Le Département met à disposition le personnel d’Hérault Sport. Côté entreprises privées, les groupes Nicollin, Angelotti, FDI, Bonne Compagnie, la société Véolia ansi que les McDonald’s des alentours (Baillargues, Saint-Aun-s, Lattes et Odysseum) apportent leur pierre à l’édifice, et Lamine Gharbi (Cap Santé) fournit une ambulance et trois médecins.
La rédac’ se mouille
On aime
On aime quand deux univers se serrent les coudes en cas de force majeure : lors des épisodes cévenols de la semaine, la préfecture du Gard a accueilli dans ses locaux… les journalistes d’Ici Gard-Lozère, touchés par des inondations. Ça donne une image insolite, racontée par Tony Selliez, rédacteur en chef de la radio. Et cela a offert aux auditeurs la possibilité d’avoir un suivi efficace des inondations. Pas besoin de passer un coup de fil à Félix Bouchard, directeur de cabinet de la préfecture, il a suffi de toquer directement à la porte de son bureau !
On n’aime pas
Les organisateurs d’événements / diffuseurs d’infos parisiens, qui s’entêtent à ne pas comprendre que l’on peut tout à fait traiter depuis l’Occitanie (ou autres contrées lointaines), et avec un professionnalisme irréprochable, une info à portée nationale. Alors que j’ai pourtant une info en exclusivité, je me vois souvent rétorquer par les gars de la capitale : « J’ai déjà un contact aux Échos à Paris. » Ça me fait penser à ce préfet qui, en ouverture des Assises nationales du Centre-ville en 2019, me parlait d’abord avec considération. Avant d’apprendre que je n’étais « que » correspondant en Occitanie. Horreur et damnation ! « Ah, mais vous n’êtes pas à Paris ? », s’est-il enlisé. En clair : le redressement du royaume de France, c’est pas gagné.
Décodage
On perce le coffre-fort
Via Mediterra : la Région Occitanie s’associe à trois autres régions pour faciliter le corridor ferroviaire méditerranéen

Structurer la coopération autour du corridor ferroviaire méditerranéen, autour de la bannière commune Via Mediterra, pour « offrir une alternative à la voiture et au transport routier, connecter les façades atlantique et méditerranéenne et construire une véritable transversale ferroviaire » (Carole Delga, Région Occitanie) : les Régions Occitanie, PACA, Catalogne (Espagne) et Ligurie (Italie) s’unissent sous la bannière Via Mediterra, ce 1er octobre, à Bruxelles, à l’occasion des Connecting Europe Days, apprennent Les Indiscrétions. En présence de Mathieu Grosch, coordinateur européen, et aux côtés de la Société de la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (SLNMP) et de la Société de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur (SLNPCA), les représentants des quatre Régions ont notamment présenté le rôle de cette coopération renforcée en faveur des mobilités et des grands projets d’infrastructures de transport du sud de l’Europe. Ils ont réaffirmé leur détermination à faire avancer les deux projets (projets loin d’être gagnés, note) de lignes nouvelles françaises, en coordination avec les travaux engagés en Espagne et en Italie. Le but : « Définir une stratégie intégrée pour les voyageurs et le fret, inscrire le corridor méditerranéen parmi les infrastructures stratégiques européennes, porter une position commune pour défendre les liens territoriaux, économiques et culturels qui structurent le sud de l’Europe. »
Sur le même sujet : « Hermeline Malherbe, Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan »
PLF 2027 : « L’État abandonne les agriculteurs », fustige la Région Occitanie
100 M€ en moins pour permettre aux Régions d’assumer leurs compétences agricoles : c’est ce que prévoit le projet de loi de Finances 2027 proposé par le Gouvernement, ce 30 septembre. Conséquence pour la Région Occitanie : 15 M€ en moins dans les caisses, empêchant le versement de près de 30 M€ de fonds européens. Au total, l’agriculture en Occitanie perdrait 45 M€ pour 2027. « Cette annonce est un coup de massue pour les Régions, et pour l’ensemble des professionnels agricoles », lance Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie et présidente de Régions de France. Même son de cloche du côté de la Chambre régionale d’agriculture Occitanie. Son président, Denis Carretier, affirme que « les agriculteurs ne peuvent pas être les variables d’ajustement des finances publiques ».
Défaillances en Occitanie : ces PME impactées
Quelques exemples récents de défaillances d’entreprises en Occitanie, collectées par Les Indiscrétions :
Accent Bio, Castelnaudary (11). Commerce de gros de produits alimentaires biologiques. Redressement judiciaire le 14 septembre. Dernier CA communiqué : 13,7 M€.
Aya Market, Toulouse (31). Commerce de détail de viandes. Dernier CA communiqué : 6,18 M€. Redressement judiciaire le 24 septembre.
Intuition, Toulouse (31). Centrale d’achat non alimentaire. Dernier CA communiqué : 3,03 M€. Redressement judiciaire le 14 septembre.
Impatience, Toulouse (31). Vente à distance sur catalogue spécialisé. Redressement judiciaire le 14 septembre. Dernier CA communiqué : 2,27 M€.
La Distillerie de Pézenas, Pézenas (34). Hébergement touristique. Dernier CA communiqué : 1,77 M€. Liquidation judiciaire le 22 septembre.
Valorem Interim, Toulouse (31). Travail temporaire. Redressement judiciaire le 24 septembre. Dernier CA communiqué : 1,54 M€.
France 2030 : 13 lauréats occitans récompensés lors du Concours d’innovation de l’État

Sept projets montpelliérains et six de la région toulousaine sont lauréats du Concours d’innovation de l’État. L’objectif : faire émerger des entreprises deeptech (technologies de rupture) à partir de la recherche publique. Le volet i-Lab finance des projets de création d’entreprise. Le volet i-PhD accompagne de jeunes docteurs pendant un an. Financé par France 2030 et opéré par Bpifrance, le concours a récompensé un total de 109 lauréats, pour un soutien total de 25 M€, avec des subventions i-Lab pouvant atteindre 600 000 € par projet.
Les 5 lauréats i-Lab en Occitanie Est
- Novasorb Waters (Montpellier, Grand Prix) : développe des résines capables de capturer les PFAS, les « polluants éternels », y compris à chaîne courte. Porteuse : Beatriz Gasparini. La technologie est issue de l’Institut Européen des Membranes de Montpellier.
- Kervalion (Clapiers, 34) : conçoit des greffons osseux sur mesure, résorbables et imprimés en 3D, d’abord pour l’implantologie dentaire. Créée le 31 janvier 2025, elle est fondée par Habib Belaïd.
- Aceso Therapeutics (Montpellier) : développe ACT-101, une thérapie ARN inhalée contre la mucoviscidose. Son siège est à Montpellier. Porteur : Thomas Tran.
- Aegis Bio (Montpellier) : met au point TIX047, un traitement adjuvant qui protège audition et reins des toxicités du cisplatine, un anticancéreux, sans réduire son efficacité. Porteur : Chames Kermi.
- Theralan (Montpellier) : développe des anticorps thérapeutiques de nouvelle génération, avec THL1 contre le glioblastome, cancer du cerveau. Porteur : Romain Lanotte.
Les 5 lauréats i-Lab en Occitanie Ouest
- Celluol (Toulouse) : transforme des résidus agricoles en éthanol grâce à une bactérie qui produit ses propres enzymes, pour les carburants (dont l’aviation) et la chimie verte. Elle est issue du Toulouse Biotechnology Institute, avec l’appui de Toulouse Tech Transfer. Porteur : Tom Wilding-Steele.
- Handipulse (Toulouse) : conçoit DERi, une technologie qui rend des documents et images explorables au doigt sur tablette, avec retour sonore, pour les personnes déficientes visuelles. Porteur : Benjamin Cluzant-Voisard.
- Catmag (Toulouse) : développe des réacteurs chimiques chauffés par induction magnétique pour produire des carburants de synthèse. Porteur : Madhav Rathour.
- Viraj Aero (Blagnac) : met au point des systèmes de propulsion à injection de vapeur d’eau pour réduire la consommation et les émissions des moteurs d’avion. Elle est basée à l’aéroport de Toulouse-Blagnac et compte 15 collaborateurs. Porteur : Joseph Risson.
- Avrio MedTech (Toulouse) : développe Halyzia, un logiciel d’intelligence artificielle qui analyse les électroencéphalogrammes intracrâniens pour la chirurgie de l’épilepsie. Elle est hébergée par le cluster IA Aniti, à Montaudran. Porteuse : Karine Seymour.
Les 3 lauréats i-PhD en Occitanie
- TykaTherapeutics (Montpellier, Grand Prix) : Gaëlle Guillon développe de nouveaux conjugués anticorps-médicaments contre des cancers stromaux (qui touche le tissu de soutien d’un organe) agressifs, à l’Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier.
- Fetlab (Montpellier) : Sarah Belgaid conçoit des capteurs portables pour détecter les PFAS sur site, au LIRMM (CNRS, Université de Montpellier).
- Neural Tracking at the Cocktail Party (Toulouse) : Ram Pari travaille sur le neurofeedback (méthode d’entraînement cérébral) pour aider à suivre une voix dans le bruit, au Centre de Recherche Cerveau et Cognition (CerCo).
Plus de décodages
Cilcare, Terratis, Surplus Recyclage… Les lauréats récompensés au Prix EY de l’Entrepreneur de l’année en Occitanie
Hervé Jouves, PDG de la holding toulousaine Hygie 31, à la tête des pharmacies Lafayette, remporte le Prix EY de l’Entrepreneur de l’Année 2026 en Occitanie organisé par le réseau d’audit et de conseil EY, apprennent Les Indiscrétions le 30 septembre. Quatre autres dirigeants sont distingués dans les catégories scale-up, entreprise familiale, start-up et engagement sociétal, lors d’une cérémonie le 29 septembre au Domaine de Verchant à Castelnau-le-Lez (34). Le jury 2026 était présidé par Gildas Bouilly, PDG d’Eternity Systems (Perpignan) et lauréat 2025.
Les cinq lauréats à découvrir ici
- Prix Entrepreneur de l’année : Hervé Jouves, Hygie 31 (Toulouse). Le groupe fédère des pharmacies indépendantes, dont l’enseigne Pharmacie Lafayette. Il affiche près de 6 Md€ de volume d’affaires et 530 collaborateurs. Il vient d’entrer au capital de l’irlandais Navi, qui regroupe plus de 600 officines.
- Prix Scale-up de l’année : Célia Belline, Cilcare (Montpellier). Cette biotech, cofondée avec Sylvie Pucheu et Marie-Pierre Pasdelou, développe deux médicaments contre la synaptopathie cochléaire, une atteinte de l’audition. Elle est implantée à Montpellier depuis sa création en 2014 et a levé 40 M€ fin 2024 pour financer deux essais cliniques.
- Prix Entreprise familiale : Laurent et Benjamin Herail, Groupe Surplus Recyclage (Gaillac, Tarn). Fondé en 2005, ce site industriel d’économie circulaire (30 hectares et 36.000m² de superficie de bâtiments) trie et réemploie des pièces détachées automobiles. Il est aussi présent dans le reconditionnement de véhicules et le traitement des batteries. Chiffre d’affaires 2025 : 63 M€.
- Prix Start-up de l’année : Clelia Oliva et Dorian Barrère, Terratis (Montpellier). Fondée en janvier 2024, elle combat le moustique tigre par la technique de l’insecte stérile. Chiffre d’affaires 2025 : 130 000 €, avec un objectif d’environ 500 000 € en 2026. Elle comptait 14 collaborateurs début 2026.
- Prix Engagement sociétal : Frédérick Mathis, Réseau Être (Lahage, Haute-Garonne). Fondée en 2017, cette école européenne de transition écologique forme gratuitement des 16-25 ans aux métiers manuels et techniques de la transition écologique. Plus de 5 000 jeunes ont déjà été formés.
Entreprendre au Cœur des Territoires : 55 projets retenus, doté de 20 M€
Adefpat, Sapie, BGE Ouest-Hérault et BGE Sud-Ouest : quatre structures d’Occitanie figurent parmi les 55 projets retenus le 29 septembre par Bpifrance et la Banque des Territoires (groupe Caisse des Dépôts) pour l’édition 2026-2029 d’« Entreprendre au Cœur des Territoires ». Objectif : financer des réseaux d’accompagnement pour aider à créer ou reprendre une entreprise dans les territoires des programmes nationaux Action Cœur de Ville (ACV) et Petites villes de demain (PVD), désormais élargis aux zones rurales et de montagne. Le budget est de 20 M€, soit le double de la première édition. Choisis parmi 180 candidatures, les 55 projets reçoivent chacun entre 38 000 € et 1,8 M€ sur trois ans
Les lauréats en Occitanie
- Sapie (Limoux, Aude), coopérative d’intérêt collectif (SCIC) pilote un consortium d’une dizaine de coopératives d’activité et d’emploi (CAE) d’Occitanie, qui hébergent juridiquement et accompagnent des entrepreneurs-salariés. Parmi eux : Mine de Talents (Alès), Le Comptoir des Entrepreneurs (Narbonne) et Perspectives (Toulouges, Pyrénées-Orientales), mais aussi Kanopé (Auch), Ozon (Septfonds, Tarn-et-Garonne) et Régate (Castres). Le projet vise à mutualiser outils et expertise pour sécuriser les parcours et réduire les échecs, à l’échelle de toute la région. Objectifs sur trois ans : 325 personnes accompagnées et 85 créations ou reprises d’entreprise.
- BGE Ouest-Hérault (Béziers, Hérault). Cette association d’accompagnement à la création, à la reprise et à la transmission d’entreprises porte le projet « Boost Ton Territoire », un accélérateur rural pour l’arrière-pays héraultais, sur 225 communes dont 148 en massif de montagne. Objectifs : 135 personnes accompagnées et 88 créations ou reprises.
- Adefpat (Albi, Tarn), association à l’initiative d’élus et d’acteurs économiques du Tarn et de l’Aveyron, accompagne des projets d’entreprise en milieu rural. Elle porte le programme OCCRE (OCcitanie Création Reprise d’Entreprises), déjà financé par Bpifrance dans l’édition précédente, et revient avec OCCRE², avec un consortium d’une vingtaine de membres (intercommunalités, parcs naturels régionaux, Réseau Entreprendre Occitanie-Garonne, France Active).
- BGE Sud-Ouest (Toulouse, Haute-Garonne) et son projet, avec le BIC Crescendo et la SCIC Maison des Entrepreneurs, accompagnent des projets hybrides ou multi-activités liés à la saisonnalité, sur 497 communes de Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Objectifs : 65 personnes accompagnées et 23 créations ou reprises.

Quartier d’affaires Cambacérès (Montpellier) : une difficile commercialisation, avant les livraisons de la Halle Nova, d’Anima et du siège du CAL

Une offre d’immobilier neuf tertiaire trop concentrée dans le secteur Cambacérès (gare Sud de France TGV) à Montpellier ? « Il y a certes une centralité de ce secteur, avec l’autoroute, l’aéroport, la gare TGV, la desserte par le tramway… Mais l’offre d’immobilier tertiaire neuf est trop concentrée à l’échelle de la métropole de Montpellier dans ce secteur, analyse Aurélie Guesné (Tourny Meyer Montpellier), lors de la ‘Loupehv’ sur « Immobilier(s) : état d’urgence », le 29 septembre à l’Opéra Comédie, en présence de 150 décideurs.
Une autre source estime que la surface à commercialiser s’élève, dans cette zone, à environ 40.000 m2, entre Halle Nova (environ 10.000 m2, à un mois de l’inauguration), futur programme de Tissot, 8.500 m2 libérés sur le programme Lexus après la fermeture du Collège de Paris, environ 2.000 m2 à la Halle de l’Innovation…
L’absence de parkings est soulevé par l’ensemble des parties prenantes. Altémed pourrait se résoudre à aménager un parking-silo pour accélérer la vente des plateaux.
Interrogé sur le sujet le 28 septembre, André Deljarry (CCI Hérault), qui porte le projet de campus Anima dans le secteur (MBS, CCI 34, CCI Occitanie, Purple Campus), se veut rassurant : « 40.000 m² à commercialiser, ce n’est rien à l’échelle d’une métropole comme Montpellier. Il n’y a rien d’anormal là-dedans. Les livraisons successives de la Halle Nova, puis d’Anima et du futur siège du Crédit Agricole du Languedoc, joueront un rôle de détonateur. Mais il est vrai qu’il faut un parking silo dans cette zone. »
« Les projets de terrain sont bien perçus par la population » : la Fondation de l’eau Groupama Méditerranée a déjà accompagné 20 projets en 3 ans

Lancée en 2023, la Fondation de l’eau Groupama Méditerranée (siège social à Aix-en-Provence, siège opérationnel à Montpellier) a soutenu à ce jour une vingtaine de projets, dans les 14 départements couverts par Groupama Méditerranée (de la Corse jusqu’aux Pyrénées-Orientales), à hauteur de 500 k€ par an. « Nous veillons à un équilibre : recherches, études, projets pédagogiques ou de terrain, études d’impact sur le tourisme, renaturation de zones humides, partenariat avec le centre international Unesco Icireward… Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de projets en seulement trois ans ! », souligne Thierry Bonnery, président de la Fondation et président de la Fédération Groupama de l’Aude, qui insiste sur la dimension d’intérêt général et non-lucrative de la Fondation. L’objectif est la reconduction de cette Fondation à partir de 2028, avec un renouvellement engagé dès 2027. Et, d’ores et déjà, la mise en place « de vraies mesures d’impact sur les projets soutenus, pour rendre compte à nos partenaires, liés à la Fondation et au Fonds Clapoty ».
« On partait de zéro en 2023. Il y a eu un gros travail de prise de contact. Au sein du conseil d’administration, se trouvent des enseignants chercheurs, des professionnels de l’eau. » Le but de la Fondation est aussi « d’inciter tous les acteurs à contribuer, y compris les acteurs privés. La prise de conscience autour des enjeux de l’eau n’est pas encore globale dans la population. Nous devons être des leviers de cette prise de conscience ».
Les projets de terrain « sont bien perçus par la population. Quand on contribue à restaurer une zone humide, à retirer des filets de pêche ou des pneus, c’est du concret, ça se voit. Mais il faut aussi équilibrer, et financer des recherches et des études, pour préparer l’avenir », projette-t-il.
Des exemples d’actions, ici
Quelques exemples : sensibilisation des acteurs du nautisme (convention avec le CPIE Littoral d’Occitanie), étude d’impact sur la surfréquentation touristique dans le parc naturel du Mont Ventoux, mesures de protection de biodiversité aquatique dans les gorges de Toulourenc, projet Reute d’eaux usées de dialyse à l’AP-HM (hôpital de Marseille), en lien avec le fonds Phocéo et le docteur Romain Vial, néphrologue à l’Hôpital de la Conception à Marseille. « Beaucoup d’eau est consommée sur les opérations de dialyse », précise Thierry Bonnery.
Montpellier : la valeur des fonds de commerce en chute libre en centre-ville, selon un acteur
Vers un effondrement du marché des fonds de commerce en centre-ville à Montpellier ? « Un fonds de commerce situé rue de la Loge, en plein cœur de ville, coûte aujourd’hui 2 à 3 fois moins cher qu’il y a 10 ans, évalue un professionnel aux Indiscrétions. Par ailleurs, les droits au bail (somme d’argent versée par un locataire entrant à un locataire sortant lors de la reprise d’un bail commercial, note) explosent. Conséquence : les rues commerçantes n’accueillent plus de petits indépendants, mais seulement des enseignes nationales. »
Pyrénées-Orientales : le groupe Prosain injecte près de 5 M€ pour étendre son site
Le spécialiste des conserves bio Prosain, basé à Bages (66), va procéder à une extension de 1.000 m² de son site pour une enveloppe de 4 à 5 M€, dévoilent nos confrères de La Semaine du Roussillon. L’entreprise avait déjà préparé ce projet en 2021 – pour 7 M€ –, mais l’avait abandonné face aux effets du Covid et de la guerre en Ukraine. L’extension devrait être livrée courant 2028 afin notamment d’améliorer le stockage des matières premières. Dirigé par Brooks Wallin, Prosain réalise 22,6 M€ de CA et emploie 53 salariés à Bages.
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MB Therapeutics franchit une première étape pour l’impression 3D de médicaments

Produire des cartouches pharmaceutiques destinées à l’impression 3D de médicaments. C’est la nouvelle étape que franchit la startup montpelliéraine MB Therapeutics (co-fondateurs : Stéphane Roulon et Ian Soulairol), pionnière dans l’impression 3D de médicaments personnalisés à destination des pharmacies hospitalières, apprend-on le 30 septembre. Elle obtient l’autorisation de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) d’ouverture d’établissement pharmaceutique pour la fabrication de ces cartouches. Il s’agira du premier site au monde autorisé. Ces cartouches permettront aux imprimantes 3D de MB Therapeutics de produire des formes orales au dosage exact requis pour chaque patient, notamment en pédiatrie et en gériatrie.
« La réutilisation de l’eau n’est plus optionnelle » : à Mèze (34), le Water Reuse Institute veut accélérer l’innovation des technologies de l’eau

Éprouver en conditions réelles les innovations dans le traitement et la réutilisation de l’eau. C’est l’ambition du futur Water Reuse Institute, lancé à Mèze (Hérault), sur une partie en friche de l’écosite. Avec une idée phare : « La réutilisation de l’eau n’est plus optionnelle ». L’idée consiste ainsi à concentrer en un seul lieu à la fois l’innovation, la preuve en conditions réelles, l’industrialisation et le premier déploiement. Le futur site développera 6.000 m2 dédiés à la R&D appliquée. Vont être aménagés 2.000 m² de bassins d’expérimentation, une serre de R&D, un laboratoire, un atelier de fabrication, des démonstrateurs et un centre de formation dédié aux bureaux d’études, aux entreprises et aux collectivités.
« Le Water Reuse Institute sera un démonstrateur de technologies. Les startups auront accès aux différentes typologies d’eau – grises, noires, pluie, salée… – pour tester leurs innovations », projette Romain Salza, gérant d’Acqua.Ecologie, l’une des entreprises qui portent le projet, aux côtés de Science Nature Technology et Biomicrobics. Un appel à projets est lancé pour accueillir plusieurs startups du secteur.
L’investissement s’élève à 2 M€. Des demandes de subventions sont en cours auprès de la Région Occitanie, de l’État et de l’Europe. La communauté d’agglomération Sète Agglopôle Méditerranée a conclu avec Acqua.Ecologie un bail emphytéotique de 50 ans sur cette partie de l’Écosite du bassin de Thau.
International. Le Water Reuse Institute s’appuie sur un réseau international. Par exemple, une rencontre organisée en avril dernier à Mèze a réuni une centaine de professionnels provenant de 90 pays, avec l’objectif d’inclure des technologies peu ou pas utilisées en France. « En France, on a tendance à vouloir réinventer la roue, en se posant beaucoup de questions, alors que les réponses existent ailleurs », observe Romain Salza.
Plusieurs fronts d’innovation sont identifiés
Stations d’épuration nouvelle génération (traitement poussé, réutilisation sur site, réduction des rejets…), micropolluants et contaminants émergents, procédés de recyclage de l’eau (effluents complexes, lavage, refroidissement…), traitement et réutilisation sur site dans les bureaux, hôtels, lieux d’habitation…, réutilisation agricole et effluents vinicoles, ou encore applications dans les ports, les navires et les milieux marins (eaux embarquées, ports, assainissement naval, dessalement, eaux de cale et maîtrise des rejets). « Aucune technologie n’est jugée seule. Elle est replacée dans la filière complète et les contraintes de son usage », complète le biologiste.
L’enjeu est de pouvoir associer différentes briques technologiques – traitement biologique, membranes, filtration, UV ou désinfection – et mesurer leur efficacité selon l’effluent et l’usage recherché. « Nous pourrons tester, mesurer et démontrer les technologies dans des conditions réelles. Ce qui est nécessaire : les nouvelles technologies peuvent créer un doute dans le domaine de l’eau », explique Romain Salza.
Acqua.Ecologie a déjà expérimenté, en cumulé, une centaine de briques technologiques. L’entreprise de 11 salariés, qui réalise 1 M€ de chiffre d’affaires, conçoit des solutions de traitement et de réutilisation de l’eau, à terre et à bord des navires. Sa méthode consiste notamment à combiner les technologies de plusieurs partenaires pour développer de nouveaux usages. La PME va par exemple lancer un système membranaire miniaturisé de réutilisation de l’eau, jusqu’alors plutôt destiné aux industriels. Cette version compacte, avec une cuve d’environ un mètre de diamètre sur un mètre de hauteur, est lancée pour les maisons individuelles et petits immeubles. « La prochaine étape est de recycler l’eau au plus près de l’endroit où elle est consommée. L’idée est d’utiliser plusieurs fois la même eau avant de la rejeter », souligne Romain Salza.
Hydroélectricité : NGE va réaliser les travaux souterrains du projet Montézic 2 (12)

NGE, groupe de BTP spécialisé dans la construction de grandes infrastructures et des projets urbains ou de proximité, est retenu par EDF pour réaliser les travaux souterrains de reconnaissance du projet Montézic 2, en Aveyron, apprennent Les Indiscrétions le 28 septembre. Le projet prévoit « le développement de la Station de transfert d’énergie par pompage (STEP) actuelle de Montézic (920 MW) avec l’ajout d’une puissance de 460 MW supplémentaire », indique NGE. Concrètement, ce dernier « vise à augmenter de 50 % la puissance de la STEP de Montézic afin de renforcer ses capacités de stockage et de production d’électricité », détaille EDF dans son dossier de présentation (à consulter ici). Une concertation est menée du 23 septembre au 5 novembre. Le chantier, qui a débuté en juin mobilisera 40 personnes et devrait s’achever en mai 2028.
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Je découvre les travaux qui vont être menés
Les travaux porteront notamment sur le creusement de galeries permettant d’explorer le sous-sol et de préparer les futurs ouvrages. Cela comprend notamment « le creusement d’une galerie d’accès de 727 mètres ; la réalisation de deux galeries exploratoires totalisant plus de 550 mètres ; des sondages et essais géotechniques ; l’aménagement des plateformes chantier et des réseaux provisoires ; et la gestion des déblais et les opérations de revégétalisation et de stabilisation des sols », détaille NGE. Au total, 75.000 m3 de déblais seront valorisés. Présent dans une vingtaine de pays, NGE réalise 5 Mds€ de CA et emploie 25.000 collaborateurs.
Plus de décodages
Keyce Santé absorbé par le Groupe Novétude
Le Groupe Novétude (groupe de formation dédiés au secteur de la santé, Clichy, 92) croque Keyce Santé (formation de santé, Mauguio, 34), apprennent Les Indiscrétions dans un post LinkedIn d’Alain Doladille, ancien responsable de pôle santé de Keyce, et désormais directeur de pôle au sein du groupe Novétude. « Tout le personnel et tous les campus ont été repris, ce qui nous permet de nous projeter vers un nouveau développement national », précise-t-il.
Commande locale : ces grues qui parlent, événement FFB / Agencehv le 18 novembre
Alerté par la FFB 34 sur une attribution croissante des marchés à des entreprises du bâtiment extérieures à la région, Laurent Nison, adjoint à l’urbanisme de la Ville de Montpellier, aurait vérifié par lui-même l’information, en prenant de son temps un weekend pour noter les noms affichés sur les grues des chantiers en cours. « Cela montre qu’il est sensible au fait de faire travailler le tissu économique local », glisse-t-on à la FFB 34.
La FFB 34 organise avec Agencehv un événement-débat exceptionnel sur la commande locale (publique et privée), le 18 novembre entre 8h et 12h. À noter sur vos agendas, envoi de l’invitation imminent.
Lancement de Femmes du MEDEF Gard, le 27/10
Le MEDEF Gard (président : Steeve Calligaro) lance Femmes du MEDEF Gard, le 27 octobre, dans les locaux du syndicat patronal. Autre rendez-vous : le Décarbone Tour Occitanie, le 13 octobre à 18h, au campus santé d’Alzon. Côté conjoncture, Steeve Calligaro tire la sonnette d’alarme : « Les entreprises sont en difficulté, face à la conjoncture, la consommation en berne et l’environnement réglementaire qui ne cesse de changer. L’activité économique reflue nettement dans certains secteurs : – 30 % à – 40 % sur le littoral dans le tourisme, par exemple. Dans le Gard, la situation se dégrade plus vite que la moyenne régionale et nationale, avec, en 2025, + 13 % de défaillances d’entreprises. C’est la plus forte progression parmi les trois départements qui concentrent le plus de défaillances (avec l’Hérault et la Haute-Garonne). »
Teneur en cadmium des engrais : Rencontres de l’Exposome, le 8 octobre à Montpellier
Alors que l’ANSES recommande d’abaisser la teneur en cadmium des engrais de 60 à 20 mg / kg, l’Institut Exposum (Université de Montpellier) organise les rencontres de l’Exposome, ce 8 octobre à l’Institut de Botanique de Montpellier. « C’est un sujet agricole, industriel et sanitaire », appuie l’Université de Montpellier. Parmi les thèmes abordés : « Des microplastiques dans l’air : un nouveau facteur de risque cardio-vasculaire ? » ; « Pesticides : manager le risque ou appliquer le principe de précaution ? » ; « Cadmium : longtemps sous les radars, maintenant dans la ligne de mire ? Entre inquiétudes sincères et incertitudes scientifiques, comment alerter et conseiller sa communauté ? » ; Et le meilleur pour la fin : « Désinformation, mal-information : sommes-nous condamnés à n’y voir plus clair ? Quelle place pour la parole scientifique dans les médias ? ».

Airbus annonce de nouvelles nominations à son conseil d’administration
Métamorphose chez l’avionneur Airbus : René Obermann quitte le conseil d’administration, Amaro Moraleda lui succède à la présidence, apprennent Les Indiscrétions ce 29 septembre.
On décolle ici
- René Obermann quitte le conseil d’administration pour se concentrer sur son mandat SAP.
- Amparo Moraleda succédera à René Obermann à la présidence à partir du 1er octobre, comme annoncé précédemment.
- Christophe Fouquet, PDG de l’ASML, a coopté pour terminer le mandat restant de René Obermann ; cherchera un mandat de trois ans lors de l’Assemblée générale annuelle (AGA) 2027.
- Florent Menegaux, PDG de Michelin, a été choisi pour succéder à Jean-Pierre Clamadieu à la fin de son mandat prévu et pour briguer un mandat de trois ans lors de l’assemblée générale de 2027.
- Amparo Moraleda et Oliver Zipse vont demander un renouvellement des mandats de trois ans lors de l’assemblée générale de 2027.
- Mark Dunkerley nommé président du comité de rémunération, de nomination et de gouvernance ainsi que directeur indépendant principal.
Le bailleur social Mésolia ouvre un direction territoriale Occitanie à Toulouse
Acteur de l’habitat social du grand Sud-Ouest, Mésolia annonce ouvrir une direction territoriale Occitanie au sein de la ville rose, apprennent Les Indiscrétions le 29 septembre sur LinkedIn. Objectif : « développer des réponses adaptées aux enjeux du logement, qu’il s’agisse de renouvellement urbain, de logement des jeunes actifs ou d’accompagnement des publics les plus fragiles », explique Mésolia. Le groupe gère 3.500 logements en Occitanie. Filiale du Groupe Soïkos, Mésolia est présidée par Jean-Michel Bedecarrax, dirigée par Emmanuel Picard, et emploie près de 310 collaborateurs. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 148 M€ en 2025.
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Le gersois Treklynxk ouvre son capital à Dentressangle
Dentressangle, holding familiale d’investissement de référence en France et en Europe, devient actionnaire majoritaire de Teklynx (Auch, 32), spécialiste des solutions digitales de traçabilité et de conformité industrielle, lisent Les Indiscrétions dans un post LinkedIn du 22 septembre. Objectif : « accompagner les équipes dans un marché mondial en forte croissance, déclare Thierry Mauger, DG de Teklynx. Cette décision ouvre de nouvelles opportunités pour nos clients et partenaires ». La société gersoise réalise 30 M€ de CA, dont plus de la moitié sur le continent américain, et dispose d’un portefeuille de 100 000 licences et de 7 500 clients actifs.
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« Immobilier(s) : état d’urgence » : plus de 150 décideurs pour la Loupehv du 29 septembre à l’Opéra Comédie de Montpellier
La 4e Loupehv, organisée par Agencehv (Montpellier) en partenariat avec la Banque des Territoires et Tourny Meyer, a réuni plus de 150 participants le 29 septembre, à l’Opéra Comédie de Montpellier, sur un sujet brûlant : « Immobilier(s) : état d’urgence ». Coanimée par Sarah Nguyen Cao Khuong, directrice déléguée d’Agencehv, et Hubert Vialatte, journaliste et fondateur d’Agencehv et des Indiscrétions, la matinée s’est articulée en trois séquences avec en grand témoin Christelle Assié, DG adjointe Occitanie de la Banque des Territoires, qui a présenté l’éventail des interventions de la banque dans la région. Morceaux choisis.

« Crise du logement : quelles solutions ? »
Investisseurs en retrait, permis de construire en baisse, offre locative en chute libre… La première table ronde a dressé l’état des lieux d’un marché sous tension et des solutions envisagées sur le territoire. Autour de la table : Christelle Assié (Banque des Territoires), Cédric Grail, directeur général d’Altémed, Thierry Iacazio, président de la FPI Occitanie Méditerranée, Christophe Sintès, président de la FNAIM Hérault et dirigeant de l’agence Centrimmo (Montpellier), et Mathieu Massot, directeur général du Groupe FDI et président de Procivis Immobilier.
Un marché « dysfonctionnel ». Christophe Sintès décrit une crise « arrivée très vite » : « Ce qui fait peur, c’est qu’on ne sait pas quand ça va s’arrêter », ajoute-t-il.
Les investisseurs ont disparu. Sur la Métropole de Montpellier, les ventes aux investisseurs sont passées de 1.525 lots au plus haut à… 166 en 2025, selon Thierry Iacazio. Pour Christophe Sintès, dans l’ancien, l’encadrement des loyers pèse : les investisseurs « achètent cher » et voient ensuite leurs loyers plafonnés.
L’offre locative se raréfie. Les refus de prêt se multiplient et le parc à louer se réduit. Certains étudiants gardent même leur logement pendant l’été pour être sûrs de l’avoir à la rentrée. « Il n’y a plus de marché locatif, je pense qu’on peut le dire assez aisément », tranche Cédric Grail.
Les permis en chute libre. Les autorisations d’urbanisme ont reculé de 40 % en six mois, déplore Thierry Iacazio. Il met en cause l’excès de normes et les contraintes hydrauliques. Selon lui, le futur PLH 2027-2032 doit être « très ambitieux » sur les capacités de production.
Loger les salariés, un enjeu d’attractivité. « Les entreprises qui viennent s’implanter à Montpellier ont du mal à trouver des logements pour leurs salariés. C’est un vrai sujet d’attractivité », estime Christelle Assié. Via la foncière In Medio, Altémed et la Banque des Territoires ont conçu un montage pour louer aux salariés des entreprises des logements moins chers que le marché. Il va être reproduit ailleurs en France. « Pour la première fois, on lie enfin l’habitat et le développement économique », salue Mathieu Massot, directeur général du groupe FDI et président de Procivis.
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Des bailleurs sociaux sous pression. Les subventions baissent et les organismes doivent apporter davantage de fonds propres, rappelle Mathieu Massot. Le logement social héberge pourtant 15 % des ménages, et deux tiers de ses locataires sont des actifs. La Caisse des dépôts a annoncé 300 M€ pour renforcer les fonds propres des bailleurs et 10 Md€ pour le logement intermédiaire.
Ne pas oublier les territoires ruraux. Mathieu Massot met en garde contre « l’hypermétropolisation » et défend l’action des HLM hors des grandes villes.
Le confort d’été plus que des folies architecturales. Cédric Grail plaide pour une ville « construite pour cent ans ». Selon lui, on peut construire moins cher en simplifiant les prescriptions, et l’ambition architecturale doit se recentrer sur le confort d’été.
« Revitalisation des centres-villes »

Équipements structurants, commerce, logement, adaptation au changement climatique… La deuxième table ronde s’est penchée sur la revitalisation des centres-villes, avec autour de la table Christelle Assié (Banque des Territoires), Jean-François Soto, maire de Gignac, président de la communauté de communes de la Vallée de l’Hérault et conseiller départemental de l’Hérault, président de la commission Aménagement du territoire, Solidarités territoriales, Logement et Politique foncière ; et Christophe Pérez, directeur de la Saem Alès et de la SPL Alès Cévennes.
Deux programmes pour la revitalisation des centres villes. « Des moyens financiers considérables » : c’est ce que met la Banque des Territoires au service des élus qui veulent redynamiser leur centre-ville à travers les programmes « Action cœur de ville, lancé par l’État en 2018 pour les villes moyennes, et « Petites villes de demain », lancé en 2021, assure Christelle Assié. À noter qu’Alès a bénéficié du programme Action cœur de ville, et Gignac de Petites villes de demain.
« Il existe une vie ailleurs que Montpellier ». « Montpellier est le moteur du département de l’Hérault, mais il existe une vie ailleurs, et elle est extrêmement importante », lance Jean-François Soto. La Vallée de l’Hérault gagne chaque année entre 600 et 1 000 habitants, notamment de jeunes familles. Même constat à Alès (Gard) qui accueille environ 1 000 nouveaux habitants par an depuis 6 ans.
Gignac : tensions sur le logement. Le profil des habitants du centre ancien de Gignac a changé. « Avant, nous avions beaucoup de locataires. Aujourd’hui, nous avons de plus en plus de propriétaires occupants », observe le maire. Parmi les profils : professions libérales, des soignants, des enseignants, des militaires… « Cela crée une tension sur le logement. Ceux qui louaient leur maison reprennent leur bien et les locataires doivent être relogés », déclare Jean-François Soto. Avec 15 à 17 % de logements sociaux, la commune reçoit plus de 400 demandes pour chaque logement qui se libère.
Des équipements structurants, clés de voûte de l’attractivité. À Alès, les halles de l’Abbaye ont été entièrement rénovées pour 15,8 M€ et accueillent une trentaine d’étals de producteurs cévenols. La scène nationale du Cratère est elle aussi en rénovation. « Le cœur de ville doit être une pépite, un lieu de destination. Les Cévenols viennent particulièrement à Alès le week-end car de beaux investissements ont été faits », insiste Christophe Pérez. À Gignac, les équipements se sont multipliés : un lycée, un pôle de santé, un futur conservatoire à rayonnement intercommunal et bientôt une unité de gendarmerie. Il y a aussi un pôle d’échange multimodal pour laisser sa voiture et prendre le car, inauguré en septembre 2024.
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Garder les jeunes. Aux Prés Saint-Jean, quartier prioritaire situé à trois minutes du centre d’Alès, la SAEM Alès porte Présajéo, un programme d’immobilier d’activités de 12,8 M€ qui réunit bureaux, ateliers et espaces de formation. « Dans les villes moyennes comme Alès, après le bac, les jeunes sont obligés de partir à Nîmes, Montpellier ou Aix-en-Provence », regrette Christophe Pérez. Alors que le bâtiment n’est pas terminé, près de 1 000 m² sont déjà loués à des centres de formation de niveau bac à bac+2.
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L’évasion commerciale passe de 98 % à 57 %. C’est le chiffre avancé par Jean-François Soto pour Gignac, entre les années 2000 et aujourd’hui, grâce à la création d’un nouveau quartier à vocation commerciale.
Boutiques éphémères à Alès. À Alès, la Ville teste dans le centre-ville le déploiement boutiques éphémères dans un local de 150 m² appartenant au bailleur social Logis Cévenols. « Le fabricant de jeans lozérien Atelier Tuffery s’y est installé du 15 au 19 septembre dans le centre-ville, ça a fait un carton », se félicite Christophe Pérez.
Une foncière à Alès. La SAEM’Alès lance, aux côtés de la Banque des Territoires et de la Caisse d’Épargne LR, une foncière pour revitaliser le centre-ville. 32 M€ d’investissement sont prévus sur 10 ans, avec une première tranche de 8 M€. Pour Christelle Assié, une foncière réussie repose sur trois conditions : « un territoire dynamique, un périmètre assez large pour équilibrer financièrement les biens difficiles de l’hypercentre et des biens plus simples, et des élus engagés. » Après Béziers, Nîmes et Alès, la prochaine foncière soutenue par la Banque des Territoires sera à Narbonne.
120 M€ d’investissement. Jean-François Soto mise sur un plan guide Gignac 2040 et sur un plan pluriannuel d’investissement intercommunal de 120 M€. « Le foncier commence à être cher. Demain, il sera encore plus cher et encore plus rare. »
Ce qu’attendent les habitants. Après les municipales de 2026, la Banque des Territoires a analysé les programmes des nouveaux élus. 4 points communes sortent du lot : « le logement, l’adaptation au changement climatique, la revitalisation des centres-villes et, surtout dans les petites villes éloignées des métropoles, l’accompagnement du grand âge et l’accès aux soins », conclut Christelle Assié.
« Immobilier d’entreprise »

Pénurie de foncier économique, concentration de l’offre tertiaire, projets sur mesure… La dernière table ronde s’est penchée sur l’immobilier d’entreprise avec Christelle Assié (Banque des Territoires), Aurélie Guesné, directrice de l’agence Tourny Meyer de Montpellier, Chahira Benzaoui, directrice déléguée Attractivité et Rayonnement de Montpellier Méditerranée Métropole, ainsi que deux entrepreneurs : Amel Hadri, présidente et fondatrice de la biotech Inits (Mauguio, 34), et Bichoï Metias, cofondateur et président de Cykero (reconditionnement d’appareils électroniques), qui implante son futur technocentre dans la zone Eurêka à Castelnau-le-Lez (34).
Pas d’effondrement sur le marché tertiaire, un léger recul. « On n’a pas un effondrement des transactions dans le tertiaire, comme ce qui est le cas pour l’habitation », constate Aurélie Guesné, directrice d’agence de Tourny Meyer Montpellier, spécialisée dans le conseil en immobilier d’entreprises. Sur 2025, 100.000 m² ont été placés, soit 125 transactions. Le recul touche surtout les grandes surfaces : « on voit un recul significatif des demandes de plus de 1.000 m². Ce sont les entreprises locales qui tiennent notre marché », souffle Aurélie Guesné.
Sur les locaux d’activité, le parc « ne correspond plus forcément à leurs attentes » : les entreprises cherchent de la surface extérieure, du stationnement, de l’accessibilité.
Cambacérès, un quartier prime mais sans parking. « À Cambacérès (quartier à Montpellier, ndlr), nous n’avons pas de parking, et ça c’est un vrai souci », lâche Aurélie Guesné à propos de l’offre concentrée autour de la gare TGV. Chahira Benzaoui le reconnaît : « Nous avons voulu aller plus vite que la réalité en anticipant que nous aurions moins besoin de stationnement ».
Le foncier se raréfie. Le nouveau PLUi sanctuarise 300 hectares pour le développement économique, mais « le modèle classique du foncier nu aménagé par la collectivité est en train de disparaître », explique Chahira Benzaoui. Pour autant, « ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de capacité d’accueil » : des parcelles sont en commercialisation à Cournonterral, à La Lauze Est et il reste des terrains sur Eurêka.

Les prix déstabilisent les entreprises. Chahira Benzaoui relève une hausse des prix : les entreprises sont « de plus en plus confrontées à ce poste de dépense complètement déstabilisant pour elles. Elles ont besoin de relais, dont les acteurs publics aussi, qui investissent de plus en plus ».
Miser sur les entreprises déjà là. « C’est l’exemple parfait », juge Chahira Benzaoui à propos de GoforDia (ex-Diasys Technologies), PME d’automates de diagnostic médical incubée au BIC, qui vient d’inaugurer un bâtiment de 1 500 m² à Grabels, au nord de Montpellier. Objectif : attaquer un marché mondial, avec 40 emplois qualifiés. « Aujourd’hui, le tissu endogène a beaucoup de potentiel, mais il faut l’accompagner à franchir un cap de croissance », ajoute-t-elle.
Je découvre le témoignage de deux entrepreneurs
Parcours du combattant. La biotech Inits s’est dotée d’une unité de bioproduction au sein de PIOM, à Mauguio, moyennant un investissement de 28 M€. Sa fondatrice, scientifique de formation, a dû se former à l’ingénierie financière et comprendre que « ceux qui financent le développement d’une société ne sont pas ceux qui financent l’immobilier », explique Amel Hadri. Le process est complexe : « Nous nous retrouvons avec 9 acteurs qui doivent signer en même temps. J’avais l’impression que ça n’allait jamais arriver. Tous les mois, je disais « j’arrête ! » », confie-t-elle. Puis tout s’aligne un 27 décembre, avec « une signature à deux heures du matin ». Le bâtiment, sur une parcelle de 3 200 m², est a été livré en février 2026, et inauguré en juin.
Cykero va implanter son futur technocentre dans la métropole de Montpellier. En quatre ans, Cykero, spécialisé dans le reconditionnement d’appareils électroniques, est passé d’un garage de 45 m² à 27 M€ de chiffre d’affaires et 23 salariés. « Des talents, un écosystème économique et des acteurs publics qui comprennent les besoins d’une start-up : nous avons trouvé ces trois ingrédients dans la métropole de Montpellier, d’où notre choix d’implanter notre futur technocentre européen à Castelnau-le-Lez », assure son fondateur Bichoï Metias.
La Banque des Territoires, investisseur en fonds propres. « Nous investissons des fonds propres dans des projets », rappelle Christelle Assié. La Banque des Territoires est aussi intervenue auprès de Delair (drones), à Toulouse, et sur le projet Club Med du Barcarès, qui sera bâti sur une friche rénovée. « Nous ne venons pas artificialiser le foncier nouveau, mais nous réutilisons le foncier », insiste-t-elle.
150 personnes réunies. Dirigeants, institutionnels, élus… La 4e Loupehv a réuni 150 décideurs dans l’enceinte de l’Opéra Comédie. Sans citer tout le monde, étaient présents : Patrice Canayer (Région Occitanie), Isabelle Perrein (candidates aux dernières élections municipales de Montpellier), Loïc Douyère (Florian Mantione Institut RH), Patrick Ceccotti (CCI Hérault, Académie du Bâtiment), Philippe Rubio (RCA Architectes), Julie Dubois-Sanchez (Redman)…

Je lis quelques retours des participants
« Les débats étaient bien menés avec des échanges très nourris. C’était une réussite, bravo », Hugues Lê Quang (conseiller en immobilier d’entreprise)
« Hubert, je le connais depuis son arrivée à La Lettre M en 2001 puis il a créé son agence et développé ses propres évènements. Quel beau chemin parcouru ! Le nombre et la qualité des participants à ses événements témoignent de la confiance qu’il a su construire au fil du temps », Loïc Douyère (Florian Mantione Institut RH)
« Bravo pour l’organisation de cet événement qui a réuni du beau monde », Aurélie Guesné (Tourny Meyer Montpellier)
« J’ai pris énormément de plaisir à intervenir sur cette table aux côtés des participants. Très bon casting, super animation et public au rendez-vous ! », Chahira Benzaoui (3M)
« Trois conférences qui ont réuni environ 150 participants et permis d’échanger autour de plusieurs enjeux majeurs pour notre territoire », CWI Agence
3 questions à
Dominique Néel, Equans

Électrification des usages : « Le recrutement et la formation deviennent de vrais sujet », dévoile le directeur général délégué d’Equans France
On les voit peu, mais ils sont partout. Filiale du groupe Bouygues spécialisée dans le secteur de l’énergie et des services accompagnant la transition énergétique, numérique et industrielle, Equans intervient sur de nombreux chantiers en Occitanie, avec 500 recrutements en 2026 (y compris les apprentis, environ 10 % des recrutements et transformés en CDD ou CDI pour les deux tiers), sur des postes de techniciens, monteurs, conducteurs de travaux, ingénieurs en bureaux d’études… Le point avec Dominique Néel, directeur général délégué d’Equans France. « Trois questions à… », la rubrique où le tutoiement est de rigueur.
Dominique, peux-tu transmettre quelques marchés phares d’Equans en Occitanie ?
Tout d’abord, un mot sur notre activité. Equans est encore trop associé au monde du bâtiment et du génie civil. Or, nous sommes une activité à part entière au sein du groupe Bouygues, étant même le plus gros employeur du groupe avec 90.000 collaborateurs.
Quelques exemples de notre activité, en Occitanie : dans le Gard, le lancement du réseau de recharges de bornes électriques (800 points d’ici 2027, avec une borne à moins de 20 km dans le tout le département). À Narbonne, le marché global de performance énergétique de la Ville, lancé en 2025 pour 9 ans : modernisation de plus de 9.000 points lumineux en Led, pilotage intelligent de l’éclairage, avec le déploiement d’un réseau numérique de télégestion, jusqu’à 87 % d’économies d’énergie réalisées à terme ; Rénovation énergétique de 27 bâtiments publics de l’agglomération du Pays de l’Or, avec à la clé une baisse de 20 % de consommation énergétique et de 60 % de consommation de gaz ; À Montpellier, avec le projet Terra (Cambacérès), des usages énergétiques optimisés dans un bâtiment tertiaire (niveau environnemental BBCA Excellent, équipements optimisés : photovoltaïque, réseaux de chaleur / froid, confort thermique, qualité de l’air…).
Comment développer un ancrage territorial, en tant que grand groupe national ?
Le fonctionnement est décentralisé, en proximité. Nous sommes par exemple à Puy-l’Évêque (Lot) depuis 80 ans, ou à Toulouse depuis 60 ans avec SCLE-SFE (systèmes de contrôle commande). Il faut de toutes les façons très bien connaître le terrain pour intervenir efficacement. Sinon, ça devient compliqué, pour les interventions de maintenance, de génie climatique en hôpital sur une usine…
Comment vois-tu l’enjeu de la transition énergétique en Occitanie, spécifiquement ?
La région est portée par la rénovation des réseaux électriques, pour le compte d’Enedis, de RTE et des syndicats locaux. Des investissements de l’Etat sont déployés sur ce plan. Autre spécificité : c’est un territoire aux nombreuses opportunités – studios de cinéma à Montpellier, chantier du métro à Toulouse… Les industries aéronautiques sont très dynamiques, avec des sujets d’intervention sur des chaînes d’assemblage et de maintenance. Dans ce contexte, Equans éprouve parfois des difficultés à recruter. Le recrutement et la formation deviennent de vrais sujets. Nos métiers sont porteurs, et évoluent très vite avec les nouvelles technologies – IA, couche cybersécurité. Notre capacité à faire peut être freiné par cet enjeu de recrutement.
Pour passer à l’action et convaincre, notre rôle est d’expliquer la fiabilité de l’électricité, avec un mix de production unique au monde. Nous savons que passer du gaz à l’électricité représente des investissements importants. Nous accompagnons les projets, à travers des études de conception et des retours d’expérience de ce qui a été réalisé ailleurs, pour aider les clients à faire les bons choix. Il y a de plus en plus de fluctuations sur les cours du pétrole et du gaz. Personne ne peut s’assurer du prix des énergies carbonées en France. L’électricité se transporte facilement, est souple en termes de consommation et de production, et reste en France très bon marché en termes de prix.
La HV Touch
Conseil RP
Vous promettez à un journaliste de le tenir au courant, alors qu’une info est encore trop confidentielle pour sortir ? N’oubliez pas d’assurer un service après-accord verbal. Certes, c’est au journaliste de penser à vous relancer, car c’est son travail de chasser l’info. Mais il n’est pas interdit de lui faciliter la vie !
La phrase

« En matière de commande publique, l’État français est moins patriotique que les ménages français ! L’Italie et l’Allemagne font preuve de plus de patriotisme économique, alors qu’ils sont soumis aux mêmes directives européennes. Cela fait partie des mesures simples à mettre en place pour relancer l’industrie en France. Tout comme la mobilisation de l’épargne des ménages pour financer nos entreprises. Sans doute, avec ce type de mesures, nous pouvons stopper l’hémorragie de la désindustrialisation. »
Olivier Lluansi intervient ce 7 octobre, à partir de 9h30 à la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (Montpellier), à l’occasion du Forum « Choose Occitanie : l’Occitanie, terre des nouvelles industries ». Gratuit, inscriptions en cliquant ici
On s’en fout
L’art complexe de se constituer un réseau de qualité, au fil des ans. Et ce à quoi on peut mesurer cette réussite subjective, atteinte à force de confiance gagnée, d’attitude droite, de travail carré, de levers aux aurores, de fautes reconnues (car on ne peut jamais être irréprochable, et ce n’est pas le but), et de discrétion (un comble pour les Indiscrétions), aussi, quand la situation l’impose. Loïc Douyère (Florian Mantione Institut RH) le décrit avec justesse, dans un post qui croustille ici.
En expert des ressources humaines, il a très bien suivi son parcours. Comme en attestent ces mots : « Hubert, je le connais depuis son arrivée à La Lettre M en 2001 puis il a créé son agence et développé ses propres évènements. Quel beau chemin parcouru ! Le nombre et la qualité des participants à ses événements témoignent de la confiance qu’il a su construire au fil du temps. »
On prend le compliment. Comme on a été fiers de réunir, dès 8h du matin, plus de 150 décideurs, mardi 29 septembre à l’Opéra Comédie. La médaille a parfois un revers. Comme ce 2 octobre au Salon des maires de l’Hérault, où plusieurs personnes sont venues me saluer, sans que je puisse les reconnaître. Avec un peu d’humour, je conclurais ainsi : cap sur les municipales 2033.
Ça pousse
Ils et Elles bâtissent nos villes
La FPI Toulouse Occitanie dévoile les 9 lauréats des Pyramides d’Argent 2026

Neuf opérations de construction ou de rénovation d’immobilier résidentiel ou tertiaire ont été distinguées par la FPI Toulouse Occitanie lors de sa remise des prix de Pyramides d’Argent, le 1er octobre. La FPI Occitanie Méditerranée dévoile ses lauréats ce 6 octobre au Septeo Stadium (Montpellier).
Je découvre les lauréats
- Grand prix régional : Saint-Agne-Immobilier pour le projet Betmajou (Toulouse). L’ensemble prévoit 30 logements sur 2.453 m² de surface de plancher. Architectes : BMB Architectes et W-Architectures. Livraison en mars 2027.
- Prix de la qualité : Urbis Réalisation pour le projet Paseo (Pibrac). L’ensemble prévoit 65 logements sur 4.910 m² de surface de plancher. Architecte : SZ Architectures. Livraison en mars 2027.
- Prix de l’immobilier d’entreprise : Eclisse Promotion et Eiffage Immobilier pour le projet Campus Barry (Toulouse). Ce bâtiment hybride ERP/tertiaire se déploie sur 11.712 m² de surface de plancher. Architecte : PPA Architectes. Livraison en décembre 2028.
- Prix de la conduite responsable des opérations : Pierre Passion pour le projet Le Bosquet de la Grive (L’Union). L’ensemble prévoit 38 logements sur 2.877 m² de surface de plancher. Architectes : ARUA et Marco Baertich. Livraison en décembre 2027.
- Prix de bâtiment bas carbone : Green City Immobilier pour le projet Les Pléiades (Mondonville). L’ensemble prévoit 29 logements dont 2 en réhabilitation sur 2.229 m² de surface de plancher. Architecte : Taillandier Architectes Associés. Livré en juin 2026.
- Prix de la rénovation-extension-réhabilitation : Vinci Immobilier pour le projet Tersud. L’ensemble prévoit résidence jeunes actifs, logements familiaux et bureaux sur 12.658 m² de surface de plancher. Architecte : Taillandier Architectes Associés. Livraison en avril 2028.
- Prix de la mixité énergétique : Green City Immobilier pour le projet Le Sycomore. L’ensemble prévoit 38 logements sur 1.996 m² de surface de plancher. Architecte : BMB Architectes. Livraison en juin 2027.
- Prix de l’économie circulaire écocycle : Urbis Réalisations pour le projet Paseo. L’ensemble prévoit 65 logements sur 4.490 m² de surface de plancher. Architecte : SZ Architectures. Livraison en mars 2027.
- Prix coup de cœur du jury : Sporting Promotion et Eclisse Promotion pour le projet Botanist. L’ensemble prévoit 118 logements sur 8.080 m² de surface de plancher. Architectes : Avenier Cornejo Architectes / Chereau Grenet Architecture. Livraison en décembre 2026.
Première pierre pour un important projet mixte à Toulouse

Un programme mêlant 177 logements et 3.000 m2 de bureaux : le Groupe GGL (opérateur immobilier), aux côtés d’Icade (opérateur immobilier) et d’Oppidea Europolia, ont posé la première pierre d’une opération mixte comprenant logements, tertiaire et salle de sport, ce 28 septembre, dans le quartier de La Cartoucherie, à Toulouse. Le projet, nommé « Emblème », est conçu par les cabinets d’architecture Bechu et Associés (Paris) et VS2 Architectures (Toulouse).
Des potins immo ? Une nomination ? Des initiatives et projets ?
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Au marché
Les marchés publics essentiels en Occitanie de la semaine passée. Parce qu’il faut bien vivre.
APPELS D’OFFRES
Occitanie
BTP 👷♀
Occitanie Est
Le CNRS Occitanie Est lance un avis pour les travaux de réfection des réseaux hydrauliques du bâtiment IGH.
La communauté de communes de la Vallée de l'Hérault lance un avis pour la restauration de berge du fleuve Hérault.
Le Conseil départemental du Gard lance un avis pour la réparation et entretien spécialisé des ouvrages d'art sur RD.
La Ville de Lattes lance un avis pour les travaux d'aménagement d'aires de jeux et structures sportives.
Le Conseil départemental de l'Hérault lance un avis pour la réhabilitation du pont sur le ruisseau d'Arles.
Le Conservatoire du Littoral lance un avis pour accord-cadre à bons de commande pour la réalisation de diagnostics obligatoires avant travaux ou démolition (amiante, plomb, termites) sur divers sites en Languedoc-Roussillon.
Le Gard rhodanien lance un avis pour l'étude d’opportunité et de faisabilité relative à la création d’un centre de santé.
Sgami Sud lance un avis pour les travaux de désamiantage, déplombage et curage du bâtiment 750/751 de la caserne de gendarmerie Fouque à Lodève.
La Ville de Castelnau-le-Lez lance un avis pour accord-cadre de travaux de création, d'aménagement et de requalification de l'ensemble des aires de jeux.
Occitanie Ouest
La Ville de Colomiers lance un avis pour la construction de la Maison des arts martiaux et de la boxe.
Le Conseil départemental de la Haute-Garonne lance un avis pour la restructuration des archives départementales.
La Carsat Midi-Pyrénées lance un avis pour la réfection des toitures terrasses.
Collectivités 👥
Occitanie Est
La mairie de Vendres lance un avis pour l'élaboration d'un schéma d'aménagement de plage.
Communication 📣
Occitanie Est
La Ville de Sète lance un avis pour l'impression de support de communication en couleur en grand, moyen et petit format.
Déchets 🗑️
Occitanie Ouest
La communauté de communes des Coteaux du Girou lance un avis pour la fourniture d'équipements de précollecte pour les ordures ménagères résiduelles et les déchets recyclables.
La mairie de Tarbes lance un avis pour le stockage, traitement et recyclage des déchets industriels banals.
L'Université de Toulouse lance un avis pour la collecte, transport et traitement des déchets chimiques.
La mairie de L'Isle-Jourdain lance un avis pour le traitement des boues issues de la station d'épuration.
Eau / Assainissement 💧
Occitanie Est
La mairie de Saint-Quentin-La-Poterie lance un avis pour l'entretien et l'exploitation des ouvrages d'assainissement des eaux usées.
Béziers Méditerranée lance un avis pour la construction d'un bassin de stockage à l'entrée de la station d'épuration de Béziers.
Nîmes Métropole lance un avis pour la réalisation de travaux sur le réseau d’eau potable et d’assainissement y compris pose de fourreaux, de chambres de tirages et de divers regards pour divers projets.
Occitanie Ouest
Le Syded du Lot lance un avis pour l'exploitation de réseau d'eau potable.
Immobilier 🏟️
Littoral 🌊
Occitanie Est
Le Conseil départemental de l'Hérault lance un avis pour le suivi morphologique pluriannuel du littoral de l'ouest Hérault.
Services 📋
Occitanie Est
La Ville de Mauguio lance un avis pour accord-cadre de fourniture et livraison de produits d'entretien et petits matériels d'entretien.
Montpellier Méditerranée Métropole lance un avis pour le système d'acquisition dynamique de fournitures de mobiliers issus du réemploi ou de la réutilisation (mobilier d'occasion).
La commune du Barcarès lance un avis pour la maintenance d'installations de chauffage, d'eau chaude sanitaire et de traitement d'air.
Occitanie Ouest
L'Université Toulouse Capitole lance un avis pour la maintenance des blocs autonomes et des sources centrales d'éclairage de sécurité des sites de l'IUT Capitole.
La communauté de communes Couserans Pyrénées lance un avis pour le marché d'exploitation des installations de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de ventilation, et programme d’amélioration de la performance énergétique.
ATTRIBUTIONS DE MARCHÉ
La SPL Arac Occitanie attribue le marché de construction de l'école d'ingénieurs Sup'Enr à Perpignan à Trinquier. Valeur totale du marché : 266 692 euros.
L'Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace attribue le marché de maintenance préventive et corrective des équipements d'anti-intrusion, contrôles d'accès, visiophonie, sonorisation et vidéosurveillance à INEO MPLR. Valeur totale du marché : 2 840 218 euros.
Le Sdis 66 attribue le marché de maintenance des portes sectionnelles, portes piétonnes coulissantes, portails et barrière automatiques des centres du Sdis 66 à TK ELEVATOR FRANCE. Valeur totale du marché : 470 000 euros.
BRL Exploitation attribue le marché de prestations de recherche de fuites sur les réseaux d'eau potable à VonRoll hydro France et Offre Ax'eau. Valeur totale du marché : 550 000 euros.
La commune de Carcassonne attribue le marché de maintenance des installations de chauffage, de climatisation et de ventilation à ENGIE ÉNERGIE SERVICES. Valeur totale du marché : 497 171,88 euros.
Le Conseil départemental du Gard attribue le marché d'accord-cadre à bons de commande Mission de Contrôle Technique dans l'ensemble des bâtiments et collèges départementaux à APAVE INFRASTRUCTURES ET CONSTRUCTION FRANCE. Valeur totale du marché : 400 000 euros.
Le Syndicat Mixte Gers Numérique attribue le marché d'accord-cadre travaux de génie civil en domaine privé de raccordement à la fibre optique à REYNALD ANDRE, SARL LACOMME FRERES, SARL PMA... Tous les lauréats sont à consulter ici. Valeur totale du marché : 300 000 euros.
Plus de marchés ici
La communauté de communes de la Haute Ariège attribue le marché de réhabilitation et extension de l'hôtel Saint Bernard à COUSERANS CONSTRUCTION, SOCIETE D'EXPLOITATION ETBS RODRIGUES, SARL LOUIS RUMEAU ET FILS... La liste des lauréats est à croquer là. Valeur totale du marché : 2 478 086 euros.
Le CROUS de Toulouse-Occitanie attribue le marché de conception-réalisation pour la réhabilitation et l'amélioration énergétique de la résidences Les Intégrales sur le campus de l'Université Paul Sabatier à EIFFAGE CONSTRUCTION MIDI PYRENEES. Valeur totale du marché : 5 399 000 euros.
Le Conseil départemental de l'Hérault attribue le marché de maîtrise d'œuvre pour l'extension et le réaménagement du collège J. Ferry à Cazouls-lès-Béziers au groupement SARL NAOS (Mandataire) / ESPACE LIBRE / ALTAÏR / HEKA / VEGA / BETGRENET / EKKOIA / BE2T / GAIPAR / SOLEA – BTP. Valeur totale du marché : 1 030 912,17 euros.
La communauté de communes de la région Lézignanaise Corbières et Minervois attribue le marché de restructuration du réseau des déchetteries à COLAS France, SPIE BATIGNOLLES MALET, LEZI-CONSTRUCTION et SEETECH. Valeur totale du marché : 1 030 235 euros.
L’agenda
Vos événements en Occitanie
Mercredi 7 octobre
Les Rencontres Choose Occitanie, organisées par la Région Occitanie, à 9h30, à la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (Montpellier). Inscriptions par ici.
Jeudi 8 octobre
90 ans de la FFB Lozère en présence de Frédéric Carré, nouveau président de la Fédération nationale du bâtiment, à Mende (espace événement G. Frêche). Pus d'infos et inscription ici.
Convention éco des Entrepreneurs Hérault, organisée par les Entrepreneurs Hérault, de 18h à 23h30, à MBS School of Business (Montpellier). Inscriptions ici.
Colloque Forum Blé Tendre Sud-Ouest, organisé par ARVALIS, au Cinéma CGR Blagnac (31). Inscriptions ici.
Vendredi 9 octobre
Journée autour de l'Éolien Flottant, organisée par Blue Invest, à partir de 8h30, à HEXIS (Frontignan). Inscriptions ici.
Du vendredi 9 au samedi 10 octobre
Futurapolis Santé (10e édition), organisée par le journal Le Point, à l'Opéra Comédie (Montpellier). Programme et billetterie ici.
Plus d'événements ici
Jeudi 15 octobre
Les 25 ans du CREF, organisés par le Centre de Ressources pour l'Entrepreneuriat au Féminin, à la Cité de l’économie et des métiers de demain (Montpellier). Plus d’informations ici.
REF Occitan'IA, organisée par la FFB Occitanie et le MEDEF Occitanie, simultanément à Toulouse, Montpellier et Perpignan. Plus d’informations ici.
Rentrée économique des Pyrénées-Orientales, organisée par la CCI Pyrénées-Orientales, à 18h30, au Palais des Congrès (Perpignan). Inscriptions ici.
Start In Lab’ Agri/Agro – Rencontre Recherche, organisé par Vinseo et Digital 113, de 13h30 à 17h, à Agropolis, Montpellier (34). Inscriptions ici.
Jeudi 22 octobre
Événement “L’eau, ressource d’avenir”, organisé par la Fondation Unîmes Université, de 14h à 17h, sur le site Vauban de Nîmes Université. Plus d’informations ici.
Mardi 3 novembre
La Fête des entrepreneurs, organisée par Réseau Entreprendre Occitanie Garonne, à partir de 17h, au Casino Barrière de Toulouse. Inscriptions ici.
Du mardi 3 au jeudi 5 novembre
Salon SETT, organisé par la Fédération de l'Hôtellerie de Plein Air Occitanie, au Parc des Expositions de Montpellier (Pérols). Plus d'informations ici.
Lundi 5 novembre
Soirée “Rencontres avec les fonds d’investissements d’Occitanie”, organisée par Occitanie Place Financière, à Toulouse. Plus d’informations ici.
Lundi 16 novembre
Lancement de la semaine de l'Économie de proximité au sein de la communauté de communes de Tarn-Agout. Plus d'informations à venir ici.
Mardi 17 novembre
Les Assises MedVallée, organisées par MedVallé, au Corum de Montpellier. Inscriptions ici.
Jeudi 19 novembre
Débat « Quel plan pour rendre notre économie robuste face aux enjeux ? », organisé par Les Shifters Languedoc-Roussillon, à 18h, à la Salle des Rencontres de l'Hôtel de Ville (Montpellier). Inscriptions ici.
23 et 24 novembre
1re édition des Convergences Touristiques de la nouvelle agence régionale d'Attractivité et de Développement, à La Cité à Toulouse. Plus d'infos ici.
Mardi 1er à jeudi 3 décembre
Salon Aeromart, organisé par ABE, au MEETT à Toulouse. Plus d’informations ici.
Newsroom
L’agence travaille en ce moment sur plein de choses passionnantes :
JOURNALISME
Pour Les Échos :
- Enquête sur la lente agonie des aménageurs privés, septembre
- Articles « Innovateurs » sur Intrasense
Sunroad Equipment acquiert Heode
À Mèze (34), lancement du Water Reuse Institute
Pour ToulÉco :
- Interview de Bichoï Metia, qui implante le technocentre européen de Cykero (reconditionnement d'appareils électroniques), dans le quartier Eurêka à Castelnau-le-Lez.
- Article sur l'entreprise NutriCheck (Montpellier), qui scanne les besoins précis en alimentation de chaque individu par une analyse de sang séché.
- Article sur BioSanThé (Afterwork de l'Innovation), développe une culture aéroponique innovante de théiers permettant la production durable de composés bioactifs à haute valeur ajoutée.
Pour BOISMag : rédaction d’une enquête nationale sur le négoce de bois et dérivés, octobre.
RÉDACTIONS
Occitanie News (Région Occitanie) : pour octobre, portrait d'Eric Servat (Centre International UNESCO sur l'Eau “ICIREWARD”) et articles sur Instadrone qui lance Hokta (drones automatisés) et l'audois Actis Isolation qui gagne des parts de marché grâce à l'innovation. La newsletter Occitanie News de juillet est à découvrir ici. S’abonner gratuitement en cliquant ici.
Magazine L'Occitan : Contribution rédactionnelle au prochain magazine L'Occitan (rédacteur en chef : Laurent Blondiau). Parution fin octobre/début novembre.
Aéroport Montpellier Méditerranée : rédaction d'articles web.
Convergence Infirmière : contribution à la rédaction du magazine du syndicat professionnel Convergence infirmière.
Synthèse détaillée du congrès médical de la Fondation Mutuelle des Motards sur les défis de la réparation des paralysies du plexus brachial (18 septembre, Montpellier), pour la Fondation Mutuelle des Motards.
ANIMATIONS
7 octobre : Rencontres Choose Occitanie (Région Occitanie / Ad’Occ), à la Cité de l’Économie et des Métiers de demain.
18 novembre : Production d’un événement relatif à la commande locale, à Montpellier, avec la FFB 34 et Vinci Autoroutes.
20 novembre : « Les gares au service des territoires » organisé par SNCF Gare&Connexions Occitanie
9 février : Salon SIPRHO
L’ours

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