Les menaces de mort reçues le 16 juillet par Christophe Rivenq, maire LR d’Alès (30), dans une lettre attribuée au groupe criminel marseillais DZ Mafia. L’enveloppe contenait deux balles de calibre 9 millimètres, indique l’AFP. De plus, des menaces ont été inscrites sur les clôtures de son domicile. Une enquête pour menaces de mort et intimidation a été ouverte. Le tort de l’édile ? S’engager dans la lutte contre le narcotrafic, fléau qui gangrène la cité alésienne. Début juin, un jeune homme de 18 ans est mort dans l’un des quartiers de la ville, sur fond de trafic de drogue.
Le maire d’Alès a reçu une vague de soutiens politiques, tous bords politiques confondus (hors LFI et RN) dans la région. « La peur ne doit jamais dicter la loi. Les conditions du débat démocratique doivent rester respectueuses de l’intégrité de toutes et tous », écrit Vincent Bouget, maire PCF de Nîmes, lui aussi engagé dans une lutte difficile contre le narcotrafic dans les cités nîmoises, et qui a rendu une visite de soutien le 17 juillet au maire d’Alès. Pour Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, « la République ne doit jamais reculer face à l’intimidation et à la violence des réseaux criminels ».
On n’aime pas
20 juillet 2026