On s’en fout

24 mars 2025

Les élections municipales approchent. C’est dans moins d’un an. La plupart des gens s’en foutent, le scrutin ne mobilisant une partie de l’électorat que dans la dernière ligne droite, un mois avant. Médiatiquement parlant, l’Occitanie est une bouteille d’encre, et un paradis pour journalistes, avec des poids lourds en piste, et des joutes identifiées depuis les rédactions parisiennes. « Vous avez Delga à la Région, Moudenc et Delafosse à la tête des deux métropoles, Ménard à Béziers, Aliot à Perpignan… Il y aurait de quoi faire une newsletter politique ! », analyse David Revault d’Allonnes, mon éminent confrère (L’Hémicycle), éditorialiste politique parisien. 
À suivre dans les prochaines semaines : le sort judiciaire de Louis Aliot et de François Commeinhes, maire de Sète (34) depuis 2001, qui encourent tous deux des peines d’inéligibilité. Le premier, n°2 du RN, est impliqué dans le procès des assistants parlementaires du FN (ex-RN). Le 31 mars, le Conseil constitutionnel doit rendre sa décision. Quant au maire de Sète, condamné en appel en 2023 à un an de prison avec sursis et 5 ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, il sera fixé le 30 avril prochain, date du rendu de l’arrêt de la Cour de Cassation. 
Ça tangue aussi à Nîmes : guerre de succession à droite entre Julien Plantier et Franck Proust et, info à prendre avec des pincettes, une possible candidature de Marion Maréchal (ex-Reconquête), évoquée par nos confrères d’actu.fr (à croquer ici). 
Les deux maires de Montpellier et Toulouse pourraient bénéficier de la prime au sortant, dans des métropoles marquées par une rotation importante des habitants. « Les nouveaux arrivants ont tendance à voter pour le maire en place », glisse un connaisseur. Bien qu’à dominante économique, Les Indiscrétions vont suivre les affaires avec intérêt. Et, ne le cachons pas, une pointe de délectation. 

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