On s’en fout

3 mars 2025

On s’en fout… ou pas. Les indicateurs d’attractivité pleuvent. Mais sur quelles bases comment sont-ils calculés ? Le dernier baromètre Arthur Loyd, communiqué le 23 janvier, classe les deux métropoles d’Occitanie, Toulouse et Montpellier, à des places très honorables sur l’échiquier national : première pour Toulouse (catégorie très grandes métropoles), deuxième pour Montpellier (catégorie grandes métropoles). 

Des items ont cependant retenu l’attention des services de développement économique de la métropole de Montpellier : « taux de chômage élevé (9,7 %), déficit d’aménités ou équipements urbains, indice de sécurité qui reste le plus bas parmi ses concurrentes », indique le broker. 
« La charge de centralité est très forte à Montpellier. La ville-centre concentre par exemple tous les Quartiers Politique de la Ville. Ce n’est pas le cas sur beaucoup d’autres métropoles, comme Lille ou Lyon », observe-t-on dans l’entourage de Michaël Delafosse, maire-président de Montpellier. 

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En matière de sécurité, « les chiffres de l’insécurité baissent à Montpellier. Le baromètre se base sur des chiffres départementaux, mais Montpellier n’est pas comptable de l’insécurité, par exemple, de Béziers. En matière d’aménités, le ratio d’investissement par habitants est très élevé : lycées internationaux, crèches… » 
Montpellier Méditerranée Métropole (3M) ne remet pas en cause l’intérêt des baromètres, mais souhaiterait « avoir accès à davantage d’indicateurs pour les objectiver et s’améliorer, si tant est qu’un baromètre préside une politique publique ». Voilà de quoi trouver des sujets de discussion pendant le Mipim de Cannes, où seront présents 3M et Michel Peinado, directeur associé d’Arthur Loyd Occitanie Méditerranée. 
Lequel précise : « Nos chiffres sont factuels, les métropoles sont comparées les unes aux autres avec les mêmes indicateurs disponibles. Montpellier est très bien classé sur beaucoup d’autres critères : l’accueil des entreprises, l’immobilier professionnel (offre tertiaire disponible de qualité, et notamment à Cambacérès), le capital humain/connectivités (à l’international, à Paris et aux autres métropoles régionales) et transition, dynamisme démographique notamment des 15-29 ans », déclare de son côté Michel Peinado.

 

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