TP : bon cru 2024, mais alerte sur le renouvellement des réseaux

27 janvier 2025

« 2024 a été une bonne année pour les TP, contrairement au bâtiment, concède Olivier Giorgiucci, président de la FRTP Occitanie Méditerranée, le 24 janvier. Quelques grosses opérations ont soutenu notre activité : tramway de Montpellier, renforcement des réseaux d’énergie, sécurisation de la ressource en eau et ouvrages de protection contre les inondations. Mais le verre à moitié vide vient du ralentissement du renouvellement de voiries et de réseaux dans les petites communes des zones rurales. C’est d’autant plus étonnant que les années préélectorales sont généralement porteuses pour notre activité. »

2025 : épais brouillard. Pour 2025, « un épais brouillard nous vient de Paris, du fait de l’incertitude sur les contraintes budgétaires, en l’absence de budget encore voté. Cette incertitude génère un blocage dans les décisions. Des opérations sont encore incertaines, notamment celles du Département de l’Hérault. C’est préoccupant : les collectivités sont notre premier client, et l’entretien des réseaux ne peut pas faire une pause. Nous alertons le gouvernement et les parlementaires sur l’enjeu de l’investissement local, qui génère de la compétitivité, de l’attractivité et du développement pour nos territoires. Il faut certes réduire les déficits publics, mais l’investissement ne doit pas être une variable d’ajustement. Cela revient à obérer l’activité, sans résoudre le déséquilibre. Nous espérons au moins un budget qui permette de poursuivre les chantiers de la transition écologique : entretien et renouvellement des réseaux, électrification des usages, protection contre les effets du changement climatique et les inondations. La FRTP pèse de tout son poids pour atteindre cet objectif. »

Delafosse défend « la dette saine ». Le maire de Montpellier défend son programme d’investissements, qui a atteint un niveau record en 2024 (490 M€ pour la métropole, 190 M€ pour la Ville). « Jamais un tel niveau d’investissement n’a été consacré au développement du territoire. Parfois, vos entreprises ont même eu du mal à répondre, ce qui nous a valu quelques échanges tendus » (s’adressant à la FRTP), déclare-t-il. Avant d’ajouter : « Je défends la dette saine, qui représente des investissements pour les 40 prochaines années. »

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