
Le Port de Sète-Frontignan lance officiellement les travaux de modernisation de la plateforme ferroviaire du port de commerce. Les Indiscrétions étaient sur place, ce jeudi 16 janvier.
Une méthode de chargement horizontal des semi-remorques. « La technologie de chargement horizontal Modalohr permettra de charger des wagons de Fret en un temps record », explique Philippe Malagola, président du port de Sète – Sud de France. Actuellement, par le système de chargement vertical via une grue, une demi-journée est nécessaire pour charger des 18 remorques sur un train (soit 9 wagons). À partir de septembre 2025, il ne faudra plus que « deux fois 40 minutes pour le même nombre de remorques », souffle un ouvrier.
Objectif 40.000 remorques par an. « L’objectif à terme est de faire transiter par voie ferroviaire 40.000 remorques par an dans le port de Sète », souligne Olivier Carmes, directeur général du Port de Sète. A ce jour, on en compte 10.000.
Un pas de plus vers la décarbonation. « Un tel progrès permettra d’augmenter notre compétitivité, baisser l’empreinte carbone, mais aussi le transport routier », ajoute Philippe Malagola aux côtés de Jean-Claude Gayssot, son prédécesseur à la tête du port de Sète, et ex-ministre des transports de France. Le port cible une réduction de 35.000 tonnes de ses émissions de gaz à effet de serre. En parallèle, le président du port de Sète annonce la construction prochaine d’une centrale solaire de 8 hectares dans les prochains mois.
Moins de 6 jours pour rallier la Turquie à l’Angleterre. « L’idée, grâce à cette plateforme, et cette route entre Sète et Calais, c’est de permettre à un transporteur routier de pouvoir assurer la liaison Turquie-Angleterre en moins de 6 jours. C’est un investissement de 10 M€ pour nous, glisse Bénédicte Colin, présidente-directrice générale de Viia, société de transport routier de fret engagée dans l’opération. A ce jour, nous sommes à 3 aller-retours quotidiens entre Sète et Calais. Nous voulons que cette fréquence augmente considérablement ».
Près de 20 M€ pour cette infrastructure. En plus des 10,1 M€ investis par Viia concernant les aménagements et les installations de la technologie de chargement horizontal, les partenaires publics investissent 9,4 M€ (5,7 M€ financés par la région Occitanie pour les aménagements ferroviaires et 3,7 M€ par le Port Sud de France pour l’aménagement de la plateforme). Cette somme est financée à hauteur de 725.000€ par la dotation de soutien à l’investissement local (Dsil) et de 5,14 M€ de crédit européen du Fonds européen de développement régional (Feder).
Livraison espérée au 1er septembre 2025. La phase de génie civil devrait s’achever à la fin du mois de février, pour une livraison de la plateforme prévue le 1er septembre.