« Il faut développer une offre immobilière adaptée », alertent les professionnels

19 octobre 2026

Lors des Pyramides d’argent de la FPI Occitanie Méditerranée, le 6 octobre au Septeo Stadium (Montpellier), trois voix dressent le même constat : sans offre immobilière adaptée et sans foncier mobilisable, Montpellier ne pourra pas loger sa croissance démographique, ni asseoir une stratégie d’attractivité économique.

pyramides argent fpi om table ronde - Les indiscretions
De g. à dr. : Hugues Galambrun (Septeo), Michel Peinado (Arthur Loyd Occitanie), Christian Assaf (3M), Thierry Iacazio (FPI OM) et Grégory Blanvillain (Entrepreneurs de l’Hérault)

Développer une offre immobilière. « 40 % des entreprises ont des salariés confrontés à des problèmes de logement, et une sur quatre rencontre des difficultés de recrutement qui y sont directement liées », alerte Thierry Iacazio, président de la FPI OM, s’appuyant sur une étude relayée au congrès national de l’USH à Bordeaux. D’où la nécessité de développer une offre immobilière adaptée aux besoins des salariés.

Rééquilibrer l’offre tertiaire.
« Le PLUi de la Métropole de Montpellier, adopté en 2025, a bloqué 350 hectares de réserve foncière pour le développement économique. Il faut maintenant qu’on arrive à les rendre opérationnels », lance Thierry Iacazio. Il plaide aussi pour une offre mieux répartie : « Aujourd’hui, une grosse zone (Cambacérès, ndlr) capte une bonne partie du tertiaire, alors que des zones complémentaires répondraient à davantage de demandes. » Les grands axes de mobilité, comme le futur contournement ouest, peuvent les faire émerger, « surtout pour l’immobilier d’activité », insiste l’expert

Fabriquer du foncier. Thierry Iacazio appelle également à « fabriquer du foncier. La fabrication de foncier doit être portée par la collectivité, avec un accompagnement financier fort de manière à ce que les prix de sortie soient au moindre possible ».

Immobilier d’entreprise : anticiper la reprise. Michel Peinado, directeur associé d’Arthur Loyd Occitanie, a posé les chiffres : « Il se place en moyenne 100 000 m² de bureaux par an à Montpellier, sur les cinq ou six dernières années, y compris après le Covid ». Il explique ces résultats par la croissance démographique : « la France a gagné plus de 9 % d’habitants en 30 ans, les huit plus grandes villes plus de 27 %, avec Toulouse et Montpellier en tête ». Une croissance qui attire selon lui de « nouveaux talents. Sauf que, sans offre immobilière adaptée, il n’y a pas de développement économique », alerte-t-il. « Le rythme ralentit car les entreprises sont attentistes, mais cela va reprendre. Nous devons anticiper la reprise future et travailler dès aujourd’hui travailler sur du foncier pour travailler les nouvelles zones », enchaine-t-il.

Le bureau doit donner envie. « Le télétravail n’a pas tué le bureau, il a poussé le tertiaire à se réinventer », assure Michel Peinado. Le bureau est devenu « un outil de recrutement, observe-t-il. Ainsi, les entreprises privilégient les emplacements dotés de services, de commerces, de logements, d’hôtels, de transports en commun, mais aussi de parkings. » Il faudra aussi requalifier l’ancien parc de bureaux, appelé à muter vers du logement, insiste-t-il.

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Je découvre les ambitions de la legaltech Septeo 

L’IA transforme les organisations. « L’IA est certes une innovation technologique, mais elle impacte surtout la transformation des organisations », souligne Hugues Galambrun, PDG de Septeo et président du jury des Pyramides d’argent. La difficulté pour la legaltech : « il faut qu’on garantisse que la data reste sur le territoire français. Donc, il faut aussi que nous transformions toutes nos infrastructures, nos serveurs… Mais aussi que nous soyons capables d’utiliser des modèles qui ne sont pas des modèles frontières, qui sont des modèles que nous faisons tourner sur nos propres infrastructures. » 

Devenir leader de la tech européenne. Septeo avoisine les 4.000 collaborateurs, réalise environ 600 M€ de revenus, et vise le milliard. Aujourd’hui, 25 % de son chiffre d’affaires vient de l’international. « Nous ciblons les 35 % », confie Hugues Galambrun. Il imagine aussi « un très beau bâtiment à Montpellier » (à Cambacérès, note, les locaux étant actuellement basés à Lattes, note) pour faire de Septeo « une figure de proue de la tech européenne ». 

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