GGL, M&A et Real Promotion à l’assaut du marché sénégalais

27 janvier 2025
GGL mA Real - Les indiscretions
De gauche à droite : Laurent Romanelli (M&A), Mamadou Diouf, Bassirou Kébé (SNHLM), Jean-Loup Leygue (GGL) et Guillaume Herrero (Real Promotion). ©H.Vialatte / Les Indiscrétions

Face à un marché de la construction bloqué en France, une issue peut-elle être trouvée en Afrique ? Trois opérateurs immobiliers du Sud, GGL, M&A et Real Promotion, signent ce 24 janvier à Montpellier une convention de partenariat avec la SN HLM (Société nationale des habitations à loyer modéré, parc de 63.000 logements sociaux, propriété de l’État du Sénégal), en présence de son DG, Bassirou Kébé, en vue de la création d’une société publique-privée de droit sénégalais. 

« Le Sénégal accuse un déficit de 500.000 logements. Seuls, nous ne pouvons pas le combler. Nous avons besoin de partenaires crédibles, pour relever cet énorme de défi de construction, et permettre aux Sénégalais d’accéder à un logement décent », explique Bassirou Kébé devant la presse, au terme d’un séjour d’une semaine à Montpellier. La SN HLM ambitionne de construire 25.000 logements dans les cinq prochaines années.
Partage d’expériences. « La population du Sénégal va passer de 18 à 35 millions d’habitants d’ici à 2050. Nous pouvons, en tant qu’aménageur, partager notre retour d’expérience, pour produire des quartiers durables, répondant aux enjeux de mixité (sociale, fonctionnelle et intergénérationnelle), prenant en compte les mobilités, les reconquêtes de friches et les interactions entre lieux de vie et de travail. Les opérations ciblées, principalement à Dakar, dépasseront chacune 500 logements », égrène Jean-Loup Leygue (GGL).
Typologie de logements particulière. Les opérateurs devront aussi s’adapter aux données du Sénégal. « L’âge médian est de 20 ans, et la natalité est de 4 enfants par femme. Cela induit une typologie particulière de logements, avec de grands appartements, en anticipant une future société, plus vieillissante, après 2050 », projette Guillaume Herrero (Real Promotion). 
Formation. La convention prévoit une « dimension de formation, par exemple sur les enjeux de bâtiment durable, pour que les Sénégalais soient de plus en plus autonomes. Au Sénégal, nous pourrons nous appuyer sur des délais de fabrication plus courts qu’en France (lire en « Zoom ») », décrit Laurent Romanelli (M&A). « Ce partenariat s’accompagnera de transfert de technologies », confirme Bassirou Kébé. 

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