
En pleine guerre commerciale entre l’Europe et les États-Unis, le cévenol Hapo (Anduze), spécialiste des exosquelettes non motorisés (ou passifs), annonce le 12 mars la signature d’un contrat de distribution avec MicroAire, entreprise américaine spécialisée dans les solutions pour la chirurgie esthétique et détenue par le groupe Marmon (membre de Berkshire Hathaway). « Ce partenariat représente un CA annuel de 500.000 dollars et marque une avancée majeure pour Hapo sur le marché américain », déclare Samuel Corgne, fondateur et PDG de Hapo. Les pièces détachées sont fabriquées à Anduze, puis assemblées dans son usine américaine située à Wilmington, en Caroline du Nord.
Les exosquelettes passifs de Hapo sont dédiés à la réduction de la pénibilité au travail dans plusieurs secteurs, dont la chirurgie. L’entreprise conçoit et fabrique des solutions innovantes pour améliorer le confort et la performance des professionnels.
Réduire la pénibilité des gestes répétitifs. Pour Jérôme Barillon, PDG de MicroAire, l’intégration des exosquelettes Hapo dans leur catalogue constitue « une opportunité d’élargir notre gamme de produits. En proposant aux chirurgiens des solutions innovantes pour réduire la pénibilité de leurs gestes répétitifs, nous répondons à un besoin crucial dans le domaine médical ».
Le chiffre d’affaires de Hapo France s’élève à 3 M€ en 2024, avec un prévisionnel compris entre 4 et 5 M€ cette année. La PME emploie 40 salariés. Elle fait partie du groupe ErgoSanté (300 salariés au total), fabricant français de meubles de bureau ergonomiques sous la marque Manufacture des Cévennes, également fondé par Samuel Corgne.
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« Ce partenariat avec MicroAire confirme ce que nous avions anticipé : notre technologie composite est adaptée aux exigences de la chirurgie, affirme Samuel Corgne. Cette adoption par les professionnels valide notre approche par spécialités et renforce notre ambition aux États-Unis, avec la montée en puissance de notre atelier de fabrication américain, ce n’est qu’un début. »
Hapo entend développer aux États-Unis d’autres partenariats, « spécialité par spécialité », ajoute le dirigeant, franco-américain. « D’ici à trois ans, le chiffre d’affaires à l’international devrait représenter environ 50 % de l’activité de Hapo, alors que nous commençons tout juste à attaquer le marché américain. »