En Ariège, un projet d’usine textile à 30 M€ pour créer 40 emplois

3 mars 2025

À Laroque-d’Olmes (09), le projet Occitanie Géotex prend forme après avoir été lauréat de l’appel à projet France 2030. Porté par Victor Lamego, ce projet d’usine entend « réindustrialiser l’Ariège ». Investissement total : 30 M€, répartis à 70 % pour l’exploitation, et à 30 % pour la dépollution et construction du bâtiment (l’Ademe (6 M€), Bpifrance (4 M€), les prêts de deux banques (5 M€) et le capital social auquel certains agriculteurs participent (6 M€) se partagent l’investissement pour l’exploitation. Pour le bâtiment, un promoteur et un investisseur devraient se partager l’assiette). « Le tour de table est finalisé, précise Victor Lamego, aux Indiscrétions. Cette usine permettra la création, à horizon 2028, de 40 emplois directs, consolidera 180 emplois au sein de la filière, et travaillera avec une fourchette entre 400 et 500 agriculteurs ». 

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Livraison prévue : fin du premier semestre 2026. « Nous avons démoli et dépollué une friche industrielle, et nous allons construire un nouveau bâtiment de 10.000m². »

Moins consommateur d’eau. Pour l’accompagner sur le volet agricole, Romain Planès, agriculteur dans le Lauragais, entre l’Aude, l’Ariège et la Haute-Garonne, participe à la création d’une forme de coopérative de producteurs de chanvre (SAS Oc Chanvre). « Le chanvre a énormément d’avantages en termes de consommation d’eau, par rapport au maïs par exemple », explique-t-il aux Indiscrétions. Les premiers essais de culture de chanvre portée par Victor Lamego et Romain Planès remontent à 2023. « Nous avions fait un essai sur 13 ha de chanvre. En 2024, nous sommes montés à 340 ha, répartis sur une quarantaine d’agriculteurs. En 2025, nous en cultivons 440 ha avec 70 agriculteurs, et en prévisionnel, nous devrions monter à 1.200 ha en 2026 », décline-t-il. Toute la production est, jusqu’à l’ouverture d’Occitanie Géotex, stockée dans un hangar. Le prix de la paille est négocié « au moins pour les 5 prochaines années à 250 € bruts par tonne. C’est rassurant de connaître le prix de vente avant même de semer. Ce n’est pas le cas ailleurs », souligne Romain Planès. 

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