
La sortie n’est pas passée inaperçue, lors de l’inauguration des Halles de l’Immobilier, le 27 mars au Corum de Montpellier. « On va faire bouger les doctrines sur les rez-de-chaussée des programmes immobiliers neufs, et arrêter de demander de faire des commerces en pied d’immeuble. Quand une épicerie de nuit, avec les nuisances liées (sous-entendu à peine voilé : une épicerie de nuit blanchissant l’argent du narcotrafic, ndlr) s’installe au pied d’un beau programme, cela affaiblit la valeur de localisation des biens. Pourquoi ne pas implanter plutôt des professions libérales, des studios étudiants ? » Et le maire-président de la métropole de Montpellier de marteler son intention de combattre « les linéaires de voyous » (en répétant le terme à deux reprises).
Le logement, parent pauvre du débat démocratique. « Le logement apparaît très peu dans le débat démocratique, sauf pour être contre, lance l’édile. Mais il est la préoccupation première des gens, pour diverses raisons : coût, qualité, parcours résidentiel, localisation. »
Réinvestissements urbains. Point-clé du PLUI-Climat, qui sera voté le 16 juillet, le réinvestissement urbain. Le premier magistrat de citer « le nouveau projet Sup de Co à Alco, l’entrée de ville Ode à la mer à Lattes et Pérols, la transformation de la rue de l’Industrie… Mais il nous faut partager cela, penser à une échelle plus vaste à l’échelle de la métropole. C’est important pour les enjeux de réparation et d’équilibres territoriaux ».
Celleneuve, Mosson : futures valeurs d’investissement ? Le NPNRU, déployé dans les quartiers Celleneuve et Mosson, « préfigure des localisations futures de confiance, des secteurs d’opportunité à venir », selon Michaël Delafosse.
AG familiale. « Rempiler ou pas en 2026 (pour briguer un nouveau mandat à la mairie, ndlr) ? Il faut que je tienne une AG familiale (Michaël Delafosse est père de deux fils, ndlr) », lance-t-il, même si une nouvelle candidature semble probable.
« Le bout du tunnel », selon Céline Torres. La présidente du Pôle Habitat FFB Occitanie « voit la lumière au bout du tunnel », avec le PTZ applicable à tous types de construction à partir du 3 avril, une baisse des taux qui resolvabilise une partie des ménages et des dispositifs « cruciaux, comme le Bail Réel Solidaire, le LLI et le PLSA ». Elle se félicite du travail réalisé avec Altémed, aménageur de la Ville et de la Métropole de Montpellier, notamment « sur les prix des terrains à bâtir, qui baissent », et sur la perspective du PLUI-Climat à l’échelle de la métropole de Montpellier, gage de stabilité juridique et de visibilité. « De plus, on a une ministre du Logement (Valérie Létard, ndlr) qui nous entend, ce qui n’était pas le cas avec ses prédécesseurs. La dynamique démographique reste forte sur le territoire. Les signaux sont au vert pour un redémarrage », anticipe-t-elle.
La FPI Occitanie Méditerranée identifie 10.000 logements. À travers sa contribution au PLUI-Climat lors de l’enquête publique, la FPI OM identifie un potentiel de « 10.000 logements à construire », en invitant à « bouger les curseurs » notamment sur la densification, indique son président, Thierry Iacazio. Douze territoires de projet ont été identifiés, « pour bâtir des poches de 300 à 400 logements, avec une rapidité d’exécution. Il faut monter plus haut le long des axes de transport », plaide le promoteur immobilier.