Dans l’Aude, Bugarach, paradis de la fin du monde

31 août 2026

Discrètement, Bugarach, Rennes-le-Château et Rennes-les-Bains sont devenus en quinze ans un « triangle d’or » européen des survivalistes, suivi de près par l’Etat – jusqu’à la DGSI, indique une source bien informée -, apprend-on cet été dans Les Échos (« Bugarach, le paradis de la fin du monde », à lire en cliquant ici). « Le réseau antisystème Solaris, misant officiellement sur l’entraide citoyenne, s’est fortement développé depuis le Covid », glisse encore cette même source.

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Le secteur présente des caractéristiques choyées des survivalistes : zone de montagne moyenne, escarpée, difficile d’accès, « idéale pour s’isoler des flux de population en cas de crise systémique, et pour y mener une vie de retraite en autonomie », décrit Bertrand Vidal, sociologue, enseignant à l’université Montpellier Paul-Valéry. Les terrains sont par ailleurs financièrement très abordables dans ce coin isolé.
En quatre ans, le réseau Solaris, parti de cette zone, aurait fédéré près de 150.000 personnes en Europe. « Dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les dérives sectaires, certains groupes font l’objet d’un suivi, sur la base des critères de la mission interministérielle Miviludes », reconnaît-on à la préfecture de l’Aude. Car si l’entraide peut être alimentaire, elle peut dériver vers des échanges d’armes ou des pratiques d’autodéfense, avec des séances d’entraînement militaire et de chasse à l’homme.

« Aux côtés des survivalistes, qui se préparent à l’effondrement d’une civilisation, émergent les accélérationnistes, qui veulent provoquer la chute du système pour l’avènement d’un nouveau monde », indique un bon connaisseur du sujet aux « Echos ». « On y trouve à la fois une frange dure de l’extrême gauche et des groupes d’ultra-droite. Ces mouvements, certains étant liés au mouvement américain Maga, peuvent s’agréger et devenir dangereux pour la sécurité publique. »

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