
68 M€ investis, sans hausse des impôts et avec une réduction de la dette : tel est le bilan des 5 ans de mandat affiche le 4 mars Frédéric Lafforgue, maire de Castelnau-le-Lez et probable candidat à sa réélection en 2026, accompagné de Gérard Sigaud, 1er adjoint à l’attractivité économique, à l’innovation et à la transformation numérique et de Nathalie Lévy, 2e adjointe aux actions sociales et à la petite enfance.
« L’éducation, au cœur de nos priorités », rappelle Frédéric Lafforgue. La création de l’école Jacques Chirac avec un gymnase intégré, ainsi que l’expansion des cantines scolaires en témoignent. « Nous avons pensé la ville du quart d’heure, pour que tout soit accessible facilement », explique Nathalie Lévy, avec 35 berceaux mis en place dans une nouvelle crèche, à horaires atypiques, à côté du collège Frédéric Bazille. Un autre projet de crèche à Jean Moulin est dans les tuyaux, mais repensé en raison d’une baisse de la natalité.
Trois filières économiques clés sont développées : le numérique, le médical et les services aux entreprises. « On accompagne les entreprises jusqu’à la plénitude des effectifs », assure Gérard Sigaud. Des sociétés comme Vaonis (astronomie), Synox (capteurs) et Cykero (reconditionnement de téléphones) se sont implantées dans cette commune de 25.000 habitants, la 2e plus peuplée de la métropole de Montpellier.
Volonté de maîtriser l’urbanisation. L’urbanisation, un temps galopante, se veut désormais plus maîtrisée, avec des zones réglementées et un tiers du territoire préservé, dont les berges du Lez. L’accès au logement « progresse grâce au bail réel solidaire (BRS) et aux logements dédiés aux salariés des entreprises », ce projet étant porté par la nouvelle structure In Medio (à lire : « logement des salariés : In Medio crispe le monde immobilier, Les Indiscrétions du 27 janvier, à croquer en cliquant ici). Le maire souligne aussi l’augmentation des logements sociaux, avec une priorité pour les jeunes actifs et les travailleurs du secteur médical et technologique. « On doit concilier urbanisme, écologie et besoins en logement », affirme-t-il.
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Avec le bustram, une nouvelle géographie des déplacements. « On a annoncé un parc par an, on est à deux, presque trois », précise l’édile. La mobilité se renforce avec l’arrivée du bustram (Montpellier Méditerranée Métropole) le 22 mai, relié aux lignes 1, 2 et 4 du tramway, et l’extension des pistes cyclables. La future gare TER à Sablassou (encore lointaine en termes de calendrier) viendra améliorer la desserte de la ville. Pour les seniors, l’Ehpad Les Mûriers accueille déjà 90 résidents, et 90 % des bâtiments municipaux sont accessibles PMR. « Il ne nous reste plus qu’à adapter le Palais des Sports et l’école Jean Moulin pour être à 100 % », se félicite Frédéric Lafforgue.
La sécurité et le logement, des défis à relever. Le passage de 40 à 113 caméras de surveillance ainsi que l’installation de bornes d’alerte doivent permettre de renforcer la sécurité de la ville. Derrière ces caméras se relaient 4 agents ASVP de 10h à 2h du matin. « Maintenir la sécurité est essentiel dans une ville en croissance », insiste Frédéric Lafforgue. Dans un an, le 8 mars 2026, Castelnau-le-Lez ouvrira une Maison des femmes, composée de plusieurs appartements et une chambre handicapée dans un lieu tenu secret pour lutter contre les maltraitances faites aux femmes et aux enfants. « Nous travaillons également sur une mutuelle communale, c’est un projet qui me tient à cœur », ajoute le maire.
Une future école d’ingénieur. « Une très belle école d’ingénieurs numériques arrivera bientôt à Castelnau, explique Frédéric Lafforgue. Ce sera une antenne du Pôle De Vinci. À la rentrée 2025-2026, les 750 étudiants iront à Montpellier dans des locaux provisoires avant de s’installer à Castel Med Park ».
Le serpent de mer du déplacement de la clinique du Parc. « Des Zozos (sic) pensent qu’on va faire un parc à 50 M€ sur le futur-ex-lieu de la clinique. Dites-vous qu’on ne pourrait même pas changer les chaises dans les écoles si on faisait ça, tonne Frédéric Lafforgue. Pour le moment, on penche plus pour une réhabilitation avec déconstruction partielle, en discussion avec les propriétaires privés actuels ».