
L’héraultais Cafés Bibal (PDG : Thomas Bertrand, CA 2023 : 35 M€, 220 salariés, Saint-Aunès) lance « Lion Spirit », gamme de cafés enrichis… en champignons adaptogènes, à même de « favoriser la concentration et la mémoire », lit-on dans un communiqué de presse du 18 février. Cette formule exclusive est issue d’une combinaison entre un café Arabica du Guatemala et un extrait optimisé d’Hericium erinaceus. « Nous avons sélectionné des cafés d’altitude, issus de plantations guatémaltèques, et des champignons cultivés dans des conditions optimales », complète le dirigeant.
Nouvelles agences et recrutements. Créé il y a 70 ans, la PME familiale, leader de la distribution de café autour de la Méditerranée, vise une progression de son chiffre d’affaires de 15 % en 2025, et compte s’étendre vers la Côte-d’Azur et Rhône-Alpes à horizon fin 2026, avec deux nouvelles agences en ligne de mire. À noter que 60 % du chiffre d’affaires de l’entreprise repose sur le secteur de la distribution automatique de café. « Nous allons recruter une vingtaine de collaborateurs cette année, sur des fonctions supports et commerciales », glisse Thomas Bertrand, PDG de Bibal, qui porte un projet de construction d’entrepôts et de bureaux de 3.000 m2.
Capsules compatibles avec les machines Nespresso : la folle histoire de Jean-Michel Redares (Remaprod). Car, oui, l’histoire vaut le détour. Tout est parti de cet ancien torréfacteur de café à Alès (Gard), en 2011. « Beaucoup de clients me demandaient si nous mettions notre café dans des capsules compatibles avec les machines Nespresso ce qui n’était pas le cas », rembobine, auprès des Echos, Jean-Michel Redares. Au même moment, la première génération de brevet des capsules du géant agroalimentaire suisse tombait dans le domaine public. Quatorze ans plus tard et avec une prise de risque maximale (« J’ai vendu ma maison et contracté mon premier prêt bancaire »), sa société, Remaprod, fabrique des capsules pour quelque 200 torréfacteurs hexagonaux, comme Cafés Indien, à Nice, La Brûlerie, à Alès, Nadal, à Nîmes, Bacquié, à Toulouse, ou Régus à Bordeaux.
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Le fondateur cède progressivement le capital à Cafés Bibal depuis 2015. « Leur entrée au capital m’a donné de l’oxygène pour acheter une ligne de production plus importante. Outre leur surface financière, ils m’ont apporté des conseils en communication, marketing, logistique… », explique le dirigeant, toujours actionnaire à hauteur de 25 %. Depuis 2016, Remaprod s’est implanté sur le site de Bibal à Saint-Aunès (Hérault), aux portes de Montpellier. Dotée de deux lignes de production, la PME réalise un chiffre d’affaires de 2,7 millions d’euros avec quatre salariés (il a aussi recours à dix commerciaux).
Les grains torréfiés sont collectés dans des bidons alimentaires de 25 kilos chez les torréfacteurs, pour être transformés en capsules et renvoyés vers le client. Chaque année, environ 25 millions de capsules, fournies par Capsul’In (Luxembourg), sortent de cet entrepôt de 900 m2.
Gagner des « miettes ». Pour coller aux attentes du marché, Remaprod a injecté 2,5 M€ en 2021 pour passer du plastique à l’aluminium. Cette année, environ 1,5 M€ sont prévus pour adapter les formats d’emballages des capsules à la grande distribution (27 % de l’activité, le reste étant la vente aux torréfacteurs) et augmenter la capacité d’encapsulage. « Nous voulons attaquer davantage le marché de la GMS [les grandes et moyennes surfaces, NDLR], même s’il est compliqué d’y entrer pour une PME. Quelques miettes gagnées face aux mastodontes nous combleraient », glisse Jean-Michel Redares. À plus long terme, Remaprod et Bibal ciblent la mise sur le marché de capsules papier compostables.