Anti-gaspi : PimpUp lève 1,7 M€ pour devenir l’e-supermarché des produits moches

18 novembre 2024
Deux fondatrices de PimpUp
Des ingénieures vitaminées : Anaïs Lacombe (à gauche) et Manon Pagnucco (à droite) ©DR

Lutter contre le gaspillage dès la phase de production et d’approvisionnement, en proposant à bas prix des fruits déformés, des légumes surdimensionnés, des produits périssables, des boissons avec emballages endommagés, ainsi que des produits laitiers ou alimentaires dans le but de les écouler rapidement auprès des consommateurs. C’est le principe que défend la jeune entreprise PimpUp, incubée au BIC de Montpellier Méditerranée Métropole.

Pour répliquer un modèle éprouvé avec succès, depuis deux ans, à Montpellier, Marseille et Toulouse, la foodtech lève 1,7 M€ auprès de plusieurs investisseurs privés, parmi lesquels Denis Fayolle, Marc Batty et Thomas Arnaudo, cofondateurs respectifs de La Fourchette, Dataiku et 900.care. L’annonce a été fait en exclusivité dans Les Échos, ce 14 novembre. Et Manon Pagnucco a relayé avec efficacité l’info sur LinkedIn, où on a pu constater que PimpUp bénéficie d’une notoriété à toute épreuve (son post ici).

Les ambitions pour la start-up fondée début 2021 : déployer son modèle à l’échelle nationale dans les deux prochaines années en introduisant ses services dans quatre nouvelles grandes villes, puis envisager une expansion vers d’autres pays européens à partir de 2027. L’objectif à long terme est de « sauver un million de tonnes de nourriture chaque année », confie Anaïs Lacombe, cofondatrice de PimpUp aux côtés de Manon Pagnucco, aux Echos. En 2024, 500 tonnes de nourriture auront été évitées, auprès de 150 producteurs et fournisseurs. Les centres de préparation de commandes privilégient l’emploi des ESAT (établissements ou services d’aide par le travail) : La Croix-Rouge insertion à Montpellier, Andes à Marseille et Terridors à Toulouse.

PimpUp a conçu pendant trois ans un système numérique basé sur l’abonnement, visant à valoriser les produits alimentaires invendus qui seraient jetés ou sous-évalués avant leur distribution. Cette technologie fusionne divers éléments : la gestion des commandes, les souscriptions des clients, l’expédition dans les formats appropriés, l’amélioration des itinéraires, les alertes de livraison adressées aux clients, et un ERP qui sert d’interface entre une multitude d’intervenants allant du fournisseur au point de retrait.

En savoir plus dans l’article « French Tech : PimpUp veut devenir « l’e-supermarché des produits moches » dans Les Echos le 14 novembre.

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