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23 février 2026

Montpellier Business School : un vivier stratégique pour les PME du territoire

À l’heure où les transitions s’accélèrent – écologiques, numériques, managériales – les entreprises locales doivent se transformer sans renier leur identité. Comment rester compétitives, innover, recruter et anticiper les mutations du marché tout en conservant leur ADN ? À Montpellier, MBS entend répondre à ce défi. Forte de 3.600 étudiants (dont 1.200 internationaux) et de 100 professeurs permanents, l’école se positionne comme un partenaire stratégique des TPE et PME d’Occitanie. Et le message est clair : adoptez le réflexe MBS, notamment en cette période clé de recherche d’alternance pour près de 1.500 étudiants.

MBS
©DR

Une grande école enracinée sans l’ Hérault

« Je veux qu’à Montpellier, tout le monde parle de MBS. Nous pouvons être fiers d’avoir une Grande École de ce niveau sur notre territoire », affirme Mohamed Afennich, directeur de l’établissement. Si MBS bénéficie d’une reconnaissance internationale, elle revendique aujourd’hui un ancrage territorial renforcé. Triple accréditation (AACSB, EFMD-EQUIS, AMBA), présence dans le cercle fermé du 1 % mondial des business School distinguées, 50e place mondiale au classement 2025 du Financial Times : l’excellence académique est installée. Dans le classement thématique de Shanghai 2025, MBS figure parmi les établissements français les plus cités :
3e en Finance, 5e en Économie, 9e en Business Administration, 8e en Management. Ces distinctions renforcent l’attractivité internationale de l’école… et, par ricochet, celle du territoire. Mais l’enjeu dépasse le prestige. L’ambition est claire : faire de MBS un actif stratégique du territoire héraultais.

L’alternance : un levier immédiat pour les PME

Pour les dirigeants locaux, MBS représente un vivier opérationnel de compétences immédiatement mobilisables. « L’alternance est l’une de nos forces. Notre métier d’enseignant-chercheur consiste à décrypter les tendances, les signaux faibles du marché, pour former des étudiants capables d’accompagner concrètement la transformation des entreprises », explique Audrey Portes, responsable de la spécialisation Marketing digital du Programme Grande École. Marketing digital, data analyse, compréhension des marchés complexes, expérience client, communication stratégique : les compétences développées répondent directement aux enjeux actuels des PME. Dans un contexte où l’innovation dépasse la seule technologie – touchant aussi l’organisation du travail, la gouvernance ou la proposition de valeur – les alternants deviennent de véritables accélérateurs internes. « Venez nous chercher ! » lance Audrey Portes aux entrepreneurs. Avec une précision importante : MBS ne travaille pas uniquement avec de grands groupes, mais aussi avec les TPE et PME locales.

Accompagner les transitions multiples

Cybermenaces, pressions réglementaires, exigences environnementales, tensions sur les marges, difficultés de recrutement : les petites structures font face à une “permacrise”. Pour Sara Laurent, professeure de marketing et responsable des recherches sur le tourisme et les mobilités durables au sein de la Chaire Pégase, MBS a un rôle clé : « Les PME peuvent craindre de manquer de moyens financiers ou humains. Nous sommes là pour leur montrer comment préserver leur authenticité tout en se connectant aux marchés mondiaux de manière innovante. »

Aujourd’hui, une PME à Lodève peut vendre aux États-Unis. Encore faut-il maîtriser les codes, les outils et les stratégies adaptées. Les étudiants, formés aux nouvelles dynamiques de consommation, à l’analyse de données et aux enjeux durables, constituent un levier agile et stratégique. À cela s’ajoute un facteur générationnel. « La génération Alpha, née après 2010, est IA-native. Pour elle, travailler avec des agents conversationnels sera naturel », souligne Sara Laurent. Intégrer ces profils, c’est aussi préparer l’entreprise aux usages de demain.

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Le campus Anima : un projet pour 70 ans

Le futur campus Anima, situé dans le quartier Cambacérès à Montpellier, incarne cette ambition territoriale. Visible depuis l’A709 et à proximité immédiate de la gare Sud de France, il sera livré le 30 juin 2027. Porté depuis plus de dix ans par André Deljarry, président de la CCI Hérault et de MBS, le projet dépasse le simple déménagement immobilier. Il s’agit d’un investissement structurant pour les 70 prochaines années, destiné à consolider à Montpellier une école triplement accréditée et mondialement reconnue.

Former aussi les dirigeants

L’engagement de MBS auprès des entreprises ne s’arrête pas à la formation initiale. L’école développe une offre d’executive education adaptée aux réalités économiques locales. Le programme « Leaders de Transitions », récemment lancé, propose un parcours certifiant de sept jours destinés aux dirigeants et cadres dirigeants. Objectif : structurer et piloter les transformations écologiques, numériques et organisationnelles. Il s’agit de clarifier le cap stratégique, faire évoluer le modèle économique et transformer la gouvernance pour renforcer robustesse, performance durable et attractivité.

Une fierté montpelliéraine à cultiver

À l’approche de ses 130 ans, MBS revendique une double identité : internationale et profondément locale. 110 nationalités sur le campus, près de 190 destinations académiques dans le monde, des étudiants venus des États-Unis, d’Afrique, d’Inde, de Scandinavie, d’Europe de l’Est ou de Chine : cette diversité irrigue aussi le tissu économique montpelliérain. Pour Mohamed Afennich, l’enjeu dépasse la compétition académique. Il s’agit de créer une véritable fierté territoriale. Faire de MBS un acteur central qui forme les talents, accompagne les PME, structure les transitions et prépare les dirigeants à franchir un cap. L’opportunité est là. Aux entreprises locales de s’en saisir.