Louis Aliot (RN) reste maire de Perpignan (66). Impliqué dans le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national (ex-FN), le tribunal de Paris prononce ce 31 mars à son encontre une peine de 18 mois de prison dont six ferme, directement aménagés sous bracelet électronique, et trois ans d’inéligibilité sans exécution provisoire.
Le tribunal « n’a pas prononcé d’application immédiate de la peine d’inéligibilité contre le maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement national, eu égard au montant relativement faible des détournements de fonds le concernant et de la courte durée de son contrat », relate Le Figaro. « Il convenait de tenir compte de la proportionnalité de l’atteinte de cette mesure, sur un mandat en cours pour un élu local », afin de « préserver la liberté des électeurs », a indiqué le tribunal. Louis Aliot peut donc faire appel de la décision. Élu en 2020, le maire de la 4e ville d’Occitanie devrait pouvoir briguer un nouveau mandat en 2026. S’il est condamné à une peine d’inéligibilité, il peut en effet interjeter appel de la décision, voire ensuite se pourvoir en cassation, pour retarder l’exécution effective de la peine (si elle venait à être confirmée en appel).
Louis Aliot, échappe au vent du boulet
31 mars 2025