Selon le président de la CCI 30, le Gard pâtit de la création de la grande région Occitanie, créée il y a 10 ans. « Auparavant, la capitale régionale (Montpellier, note) était à 35 minutes. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus loin (environ 3h de route ou en train, note) », déclare-t-il devant plus de 1.000 décideurs, le 15 septembre à la Maison des Entreprises à Nîmes. « Si on analyse, si on écoute les chefs d’entreprises, on s’aperçoit que finalement le Gard, troisième département de l’Occitanie (après la Haute-Garonne et l’Hérault, note), a subi un désavantage compétitif par rapport à la situation antérieure. On ne peut pas rester sur ce schéma-là, on doit agir. »
Pourquoi la CCI 30 projette de créer une aire économique métropolitaine, à lire ici
Éric Giraudier explique avoir réuni les EPCI du département autour d’un diagnostic : deux métropoles régionales, Toulouse et Montpellier, auxquelles s’ajoute celle d’Aix-Marseille, assez proche, « concentrent aujourd’hui les schémas de développement économique ». Or, pour le président de la CCI Gard, le département dispose de ses propres atouts, avec trois grands bassins d’emploi identifiés : Alès, Nîmes et Bagnols-sur-Cèze. « C’est au plus près de ces territoires, dans les zones d’activité, que se passe la réalité de la vie économique. Il nous a semblé essentiel d’interconnecter ces structures, pour identifier notamment du foncier économique disponible. »