
À l’heure du passage à la facturation électronique dans les TPE-PME, une table ronde indispensable lors de la REF du Réseau Medef Hérault Montpellier, le 10 septembre, avec Occitanie Place Financière en coorganisateur.
Les bénéfices déjà incontournables de l’IA pour piloter ses finances en temps réel et s’affranchir des tâches répétitives, le coût associé, les enjeux de souveraineté de la donnée… Cinq experts ont débattu pendant 50 minutes : Béatrice Piquer-Durand, DG de la business unit Septeo Finance&Accounting, Léo Gonzales (Devensys Security), Mamadou Waggeh, Julien Mession (EY) et Grégoire de Jabrun (Tallem).
L’IA comme outil d’analyse en temps réel de la donnée des entreprises, selon Béatrice Piquer-Durand : « L’IA est déjà embarquée pour traiter en automatique la totalité du cycle de vie d’une facture. La facturation électronique est une vraie transformation digitale de l’économie française, qui va simplifier la vie des dirigeants sur les plans financier et comptable. Ils auront plus de temps pour exercer leur cœur de métier. L’IA pourra alerter, au regard d’un budget ou d’un prévisionnel, pour aider les managers et mettre en place des éléments correctifs le plus tôt possible. L’IA va être une machine de guerre pour analyser en temps réel la donnée. »
Mamadou Waggeh conseille aux PME-TPE « de ne pas choisir des solutions trop avancées par rapport à leurs besoins ». Les questions à se poser : « D’où vient la solution ? Est-ce que je peux lui faire confiance ? Qu’est-ce que j’y gagne ? Quels sont les problèmes que je veux résoudre ? Comment l’intégrer au quotidien ? » Ce que confirme Julien Mession : « Quels sont les problèmes que je veux résoudre dans l’entreprise ? Quels sont les gestes répétitifs ? Pour identifier le potentiel de l’IA, il ne faut pas forcément imaginer de nouveaux usages », insiste le consultant.
L’IA doit être portée directement par la direction de l’entreprise. « Un sujet d’IA ne peut pas être injecté comme une greffe par des consultants ou par une société de service informatique », insiste Julien Mession. « On ne peut pas dire ‘ Je laisse ça à d’autres ‘. C’est un sujet que les dirigeants doivent vivre par eux-mêmes », confirme Léo Gonzales. Selon lui, « l’IA devient une compétence obligatoire pour un dirigeant d’entreprise, afin que celle-ci perdure et que sa compétitivité soit maintenue. Sinon, vous allez droit dans le mur ».