On s’en fout

7 septembre 2026

En weekend, mais pas totalement. Grand plaisir de croiser Stéphane Porret, nouveau maire (SE) de Sommières, sur la place Jean-Jaurès de son magnifique village gardois, ce samedi 5 septembre. Son agenda est surchargé, entre événement du Civam du Gard (agriculture durable) en soirée, et, le dimanche matin, l’accueil de 11 candidates au concours de beauté Miss Univers pour un shooting photos sur le pont Tibère, « seul pont d’Europe habité et circulé », lance-t-il fièrement. Mais on a trouvé le temps pour une interview, à paraître dans Les Echos et une prochaine news Indiscrétions.

J’ai connu et apprécié Stéphane – son indépendance d’esprit, sa force de travail, son auto-dérision – lorsqu’il travaillait dans l’acte de bâtir, son cœur d’expertise. Directeur commercial Occitanie de Vinci Construction, directeur du développement foncier du Groupe CIR : le secteur n’a plus de secret pour celui qui est en parallèle expert de justice Construction / Bâtiment près de la cour d’appel de Nîmes. L’aménageur Angelotti (Nexity), contraint de revoir sa copie pour la dernière grande zone constructible de la commune (Zac Massanas-La Crouzade, 10 ha), en fait les frais. « C’est un enjeu majeur, qui engage la ville pour 20 ans, avec 300 logements et 1.000 nouveaux habitants. Je ne vais pas jouer aux dés 20 % de population en plus ! Les négociations suivent leurs cours. On devrait arriver à un consensus qui replacera la Ville au centre des préoccupations du projet », confie-t-il aux Indiscrétions. On en parlait déjà le 24 août (lire ici).

Le dessous des cartes ? 

Stéphane Porret a eu le courage de se lancer dans la politique locale, un monde impitoyable sous ses dehors faussement pagnolesques. D’abord dans les rangs de l’opposition, et désormais comme Premier magistrat. Les coups essuyés sont parfois rudes, ce qui suscite parfois son agacement. Des points que je ne relève pas : il faut savoir protéger des sources, surtout quand celles-ci ne sont pas rompues à la communication avec les médias.

S’il n’était pas un routier de la politique, il a réussi à s’imposer dans une commune soumise à de gros enjeux – prévention des « Vidourlades » (crues du Vidourle), culture, tourisme, sécurité, lien social… Il évoque « un grand banquet sur le pont Tibère, comme un signal de réconciliation », la réouverture et la rénovation du château du 12e siècle, le rétablissement du dialogue avec les services de l’Etat (DDTM, Établissement public foncier, préfecture, CAF, Inspection du Travail…) et les collectivités (Département et Région), un projet de concours de jeunes architectes pour le réaménagement de la place du marché…

Cet engagement « 18h sur 24 » est dédié à la ville, l’intercommunalité (dont il est le premier vice-président) et de l’EPTB Vidourle, dont il a pris la présidence au printemps… Non sans me rappeler, sourire aux lèvres, un épisode remontant à 2021. Alors que j’étais en pleine animation d’un débat sur l’immobilier aux côtés de la ministre de l’époque, il m’avait envoyé un SMS, depuis la salle : « Tu as la braguette ouverte ». Info exacte ou blague de potache ? La réponse est dans la question.

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