Depuis Montpellier, Adrien Petit veut réconcilier entreprises et freelances

6 juillet 2026

Réconcilier entreprises et travailleurs indépendants. C’est la raison pour laquelle Adrien Petit, 28 ans, lance le 12 juin la plateforme en ligne La Boîte à Missions (Montpellier), qui vise à mettre en relation les entreprises et les freelances, sur tous secteurs d’activités confondus.

Adrien Petit - Les indiscretions

©DR

Originaire d’un quartier populaire du Val-d’Oise, où il a grandi en HLM, Adrien Petit a fait le choix de l’entrepreneuriat. « J’ai obtenu mon Bac STMG de justesse, en frôlant le décrochage scolaire », confie aux Indiscrétions celui qui a enchaîné des jobs alimentaires. C’est finalement une école de commerce intégrée en 2018 à Paris qui lui fait découvrir l’entrepreneuriat. « J’ai toujours voulu apporter des solutions aux autres. L’école a simplement formalisé cette envie », explique Adrien Petit.
Attaché à ses racines, il accompagne des proches dans leurs projets et souhaite transmettre cette culture entrepreneuriale aux jeunes de son quartier. « Des copains autour de moi voulaient créer des choses, mais ils ne le faisaient pas. J’essayais déjà de les aider avec ce que j’apprenais à l’école », glisse Adrien Petit.

Aider les entreprises à recruter en limitant les coûts

Alors que de nombreuses entreprises souhaitent recruter mais renoncent face au coût des embauches, Adrien Petit, installé à Montpellier depuis 2023, lance La Boîte à Missions. La plateforme web mise en ligne ce 12 juin, qu’il espère transformer en application mobile dans l’année, met en relation freelances et entreprises de tous secteurs. « Beaucoup d’entreprises veulent verser davantage de salaire que de charges », relève Adrien Petit. L’objectif est de leur proposer une solution de renfort sans contrat salarié, tout en offrant davantage d’opportunités aux travailleurs indépendants. « J’ambitionne avant tout de réconcilier entreprises et travailleurs », prône-t-il.

La Boîte à Missions se distingue des plateformes concurrentes en facilitant l’obtention d’une première mission pour les freelances. « Sur les plateformes existantes, il faut avoir des avis pour se distinguer. BAM met en relation les freelances nouvellement inscrits avec les entreprises qui arrivent également sur la plateforme. Les profils sont vérifiés sur les aspects administratifs et les compétences renseignées. Un système inspiré des jeux vidéo attribue également des points d’expérience après chaque mission afin de certifier progressivement les profils », détaille le jeune entrepreneur.

500 freelances à la fin de l’été

Le modèle économique repose sur deux offres. « Les freelances versent une commission de 5 % des missions exécutées, réduite à 3 % après 70 missions réalisées », explique Adrien Petit. Les entreprises souscrivent un abonnement mensuel de 89 euros, sans engagement, leur permettant de déposer un nombre illimité d’offres d’emploi à l’ensemble des profils disponibles. Trois semaines après son lancement, la plateforme revendique 121 freelances inscrits, principalement des profils commerciaux. L’entrepreneur vise les 500 freelances et 50 entreprises clientes d’ici la fin de l’été, avec l’ambition de pouvoir se rémunérer. « Idéalement, j’aimerai que ce soit des entreprises locales qui s’inscrivent pour ancrer le projet sur le territoire, avant d’étendre le modèle à l’échelle nationale », glisse Adrien Petit.