On n’aime pas

9 mars 2026

La tendance croissante de certaines agences RP à donner à la dernière minute des informations sous embargo. Dernier exemple en date la semaine dernière, avec une grosse actualité relative à une biopharma, divulguée la veille au soir alors que l’embargo était levé à 8h le lendemain matin. Très difficile de s’organiser dans ces conditions pour une parution dans la presse nationale : car il faut proposer le sujet au chef de service, puis caler un rendez-vous téléphonique avec le dirigeant de l’entreprise en question (car on ne peut pas décemment se contenter de reprendre le communiqué de presse), et accessoirement rédiger l’article avant la levée de l’embargo. Il y a seulement deux ou trois ans, nous disposions de trois à quatre jours pour se retourner. « Mais les entreprises cotées sont de plus en plus nerveuses, et les informations de plus en plus verrouillées », observe un confrère des Échos