Mieux vaut vérifier deux fois ses calculs quand on écrit sur un village qui a un professeur de mathématiques (Yves Bastié) pour maire. C’est le cas de Sallèles-d’Aude. Mi-octobre, plusieurs articles et reportages télé désignant la commune comme « championne de France » de la taxe foncière sont publiés, à la suite du 19e rapport de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi).
On aime la vidéo postée par Yves Bastié sur le compte Facebook de la commune. Une vidéo de 8 minutes où il démonte scrupuleusement les arguments point par point, tableau blanc et feutre à l’appui. Les Indiscrétions ont apprécié le cours magistral d’économie (juste ici) – et profité de l’accent chantant mais irrité de l’édile – pour mieux comprendre la situation. Même si nous ne sommes pas dupes : l’exercice de communication a lieu à 5 mois des municipales.
Je comprends mieux le coup de gueule du maire de Sallèles
Alors qu’en dit-on ? Oui, c’est visiblement à Sallèles-d’Aude que la taxe foncière est la plus chère de France, selon le rapport de l’Unpi. Et non, ce n’est pas entièrement du ressort de la commune : cette taxe est calculée en réalisant la somme de différentes taxes : la taxe communale, le syndicat de commune, l’intercommunalité, les taxes spéciales (chambre d’agriculture ou de commerce par exemple), la taxe ménagère et la Gemapi. Parmi cette liste, Yves Bastié pointe du doigt la taxe du syndicat communal, qui représente presque la même somme que la taxe communale et qui a augmenté de 70 % en 4 ans. À l’inverse, la taxe communale baisse de 10,39 % entre 2024 et 2025.
Pour donner un autre exemple, Yves Bastié explique notamment que Carcassonne (11) possède une taxe liée à la commune, mais pas de syndicat communal, ce qui fait drastiquement baisser le budget.
Une mise au point qui s’imposait, à cinq mois des élections municipales. À ce sujet, la sortie de la commune du Sivu Sud Minervois (syndicat communal) sera l’un des principaux sujets de campagne d’Yves Bastié, maire depuis 2001.