De la cuisine pour ses amis à près de 20 M€ de chiffre d’affaires : la success story de la Brigade de Véro

17 mars 2025
La Brigade de Véro s'est équipé d'une machine pour se passer de conservateurs. © Jules Mestre
La Brigade de Véro s’est équipé d’une machine pour se passer de conservateurs. ©Jules Mestre

« Aujourd’hui, nous comptons 5.000 clients hebdomadaires, et 40.000 au total, pour 70.000 barquettes de plats préparés qui sortent de ces locaux chaque semaine », se félicite Romain Roques, directeur général et co-fondateur de la Brigade de Véro. L’entreprise, née à Alès (30), installée à Montpellier (80 salariés, environ 100 d’ici fin 2025), propose à ses clients des abonnements pour recevoir des plats préparés, en livraison ou en click and collect. Le parti pris : « Nos produits sont frais, de saison, préparés dans nos locaux, et de proximité, dans la limite du possible », assure Romain Roques. Visite des coulisses d’une histoire qui a commencé dans la cuisine de Véro, fondatrice de l’entreprise. 

+ 100 % de chiffre d’affaires en un an. Les chiffres peuvent donner le tournis : La Brigade de Véro a vu son chiffre d’affaires passer de 8,7 M€ en 2023 à 16,4 M€ en 2024. Une augmentation de près de 100 %. Pour 2025 : « Nous prévoyons 23 M€. Actuellement, nous faisons 5 % de notre chiffre en Belgique, nous espérons passer à 10 % rapidement », souffle Romain Roques.

Une technologie pour se passer de conservateurs. « Nous avons une salle blanche qui a nécessité beaucoup de R&D. Elle est en surpression, ça nous permet de nous passer de conservateurs. On retire l’oxygène, on remplace par de l’azote et du CO2. Nos dates limite de consommation s’étendent désormais à 14 jours », explique Romain Roques. 

Des produits locaux. « Chaque semaine, on reçoit 30 tonnes de marchandises, 20 tonnes de barquettes sortent. Sur les viandes, nous nous servons chez Guasch et Fils (Perpignan, 66), pour les légumes, auprès de l’association des producteurs d’Occitanie, le riz vient de Camargue », énumère Romain Roques. Et d’ajouter : « Chaque jour, un camion part pour Rungis. Le reste est destiné aux clients du coin ». 

Des investissements réguliers. Depuis son installation à Montpellier qui a mobilisé 2 M€ de dépenses, l’entreprise continue d’investir. En 2025, La Brigade de Véro prévoit 400.000€ pour de nouveaux équipements. « Dans ces locaux de 2.500m2, nous pouvons monter à 150.000 barquettes par semaine », assure Romain Roques. 

Twitch, marché inattendu. « Il y a quelques temps, on s’est rendu compte qu’un streamer (MoMan, note) assez suivi de Montpellier suivait nos régimes, et qu’il en faisant la pub au cours de ses retransmissions en direct, auprès de plusieurs milliers de spectateurs. Aujourd’hui, 10 % de nos clients viennent de Twitch », raconte Romain Roques. Pour la petite histoire, l’entreprise montpelliéraine propose désormais une réduction de 50 % sur une première commande grâce au code « Moman ». 

« On a monté cette boîte avec 3 bouts de ficelle ». « Au début, j’ai dit à Arthur, mon fils, et Romain que je n’allais pas demander un prêt à la banque avec moins de 150 clients par semaine », explique Véronique Capon, fondatrice de l’entreprise. Une campagne promotionnelle sur Facebook plus tard, La Brigade de Véro passe de 40 à 150 clients hebdomadaires. « Ils m’ont convaincu d’aller demander 17.500 € à la banque, à l’époque… Ces chiffres paraissent dérisoires au vu de notre croissance maintenant », rigole Véronique Capon.

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