Éric Cariou, vice-président Nouveaux produits à Paragon ID

21 septembre 2026
Eric Cariou - Les indiscretions

« Être en milieu rural, c’est un avantage pour notre production »

Alors que Paragon ID (étiquettes connectées) lancera début 2028 un site de production de puces et d’étiquettes RFID sur le site de l’ancienne fonderie SAM (Decazeville, Aveyron), Éric Cariou, son vice-président Nouveaux produits, intervient le 7 octobre à Montpellier lors de l’événement Choose Occitanie (Région Occitanie / Ad’Occ, inscriptions en cliquant ici). Il se confie aux Indiscrétions, avant d’en dire encore plus le 7 octobre. « Trois questions à », la rubrique où le tutoiement est de rigueur.

Éric, pourquoi un géant comme Paragon ID, groupe européen familial pesant 2,5 Md€ de chiffre d’affaires, a-t-il choisi Decazeville ?

Être en milieu rural, c’est un avantage pour la production industrielle. Paragon ID est une ETI, et tous nos sites sont en territoire rural. Si nous avions par exemple choisi Toulouse, le bassin d’emploi est tellement dense que la concurrence aurait été très forte pour recruter les collaborateurs. Dans les territoires, on ressent un ancrage très fort, une solidarité. Et les gens qui y habitent n’ont pas envie de partir. Ils sont donc fidèles. Ce qui, pour nous, est un atout : il y a moins de risques de fuites de données et de savoir-faire. Par ailleurs, les fonciers sont moins chers en milieu rural. Enfin, 80 % environ des compétences seront trouvées sur place. Nous comptons beaucoup sur l’effet bouche à oreille sur place, une fois que l’activité sera lancée.

Decazeville était en concurrence avec 7 autres sites pour l’implantation de cette nouvelle ligne de production. L’accompagnement a-t-il joué un rôle-clé dans la décision, selon toi ?

J’ai été bluffé par l’efficacité des services de la Région et d’Ad’Occ. Il y a une fluidité dans la compréhension des enjeux et des besoins de l’entreprise. Ils ont travaillé efficacement avec la Ville. Une amélioration possible ? Décrire en amont, de façon encore plus fine, les écosystèmes sur place, en lien avec notre activité. Il est toujours préférable de pouvoir identifier en amont tel ou tel partenaire, plutôt que de les découvrir au fil de l’eau. Tout ce que l’on peut savoir en amont est de nature à accélérer la prise de décision.

Peux-tu nous dire où en est le projet d’implantation en Aveyron ?
En phase de déploiement. Nous négocions actuellement les équipements automatisés. Les lignes de production entreront en service au premier semestre 2028, avec une vingtaine d’emplois au départ, puis environ 300 à l’horizon 2030. Nous recruterons des techniciens et des opérateurs, des gens qui ont le souci du détail, à la façon des couturières. La production requiert de la concentration. Des chefs d’atelier et un directeur de production nous rejoindront également. Si la production est locale, nous vendrons à 90 % en Europe et aux États-Unis, pour des clients comme Michelin, Siemens, Toyota, Decathlon, Walmart, des centres hospitaliers…

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